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Othman Benjelloun, the one and the only…

Othman Benjelloun, président de BMCE Bank, de FinanceCom et du GPBM, est une personnalité singulière dans le paysage économique et financier marocain. Et cette singularité est faite de plusieurs composantes.

La première tient incontestablement à la richesse de son parcours puisque M. Othman Benjelloun a commencé par l'industrie, le commerce, avant d'aborder, avec bonheur, les rivages de la banque et de la finance par la privatisation de la BMCE en 1995.

Ainsi, l'actuel PDG de BMCE Bank possède-t-il la précieuse expérience de l'opérateur économique, de l'investisseur, du businessman qui connaît les risques inhérents à l'acte d'entreprendre, ce qui, par les temps qui courent, n'est pas un mince atout…

Seconde composante, la franchise et la volonté d'assumer, en tout occasions, des positions qu'il estime devoir prendre. Une démarche que l'on pourra qualifier d'audacieuse quand il est plus facile de faire le dos rond ou de rester l'arme au pied en attendant des jours meilleurs. Othman Benjelloun a des convictions et il les exprime…

Troisième composante, la dimension profondément patriotique de son action. Othman Benjelloun, qui a parcouru la planète dans tous les sens, rencontré les plus éminentes personnalités de ce monde, dispose d'une fortune qui le met à l'abri de tout effort, n'en continue pas moins d'investir et de s'investir pour le développement de l'économie marocaine, sa finance, son secteur bancaire, alliant optimise économique comme il l'énonce lui-même au volontarisme patriotique.

Et, last but not least, une préoccupation sociale et sociétale que matérialise parfaitement la Fondation BMCE Bank qui se voit allouer, chaque année, 4 % du Revenu avant impôt (RBE) de la banque éponyme, un financement à la hauteur sans égal, et qui sert magnifiquement au programme MEDERSATCOM pour l'éducation des enfants, ou encore  à des actions culturelles pertinentes et précieuses.
Cette appréciation que certains jugeront dithyrambique se nourrit de vérités qui seront déclinées ci-après.

Ainsi, interpellé par l'auteur de ces lignes le vendredi 12 avril dernier au siège de la banque, lors de la conférence de presse dédiée aux résultats 2012 de BMCE Bank, sur l'adéquation entre son «optimisme économique» et la récente décision du gouvernement de procéder à des coupes budgétaires, M. Othman Benjelloun n'a pas cherché à éluder ou esquiver la question. Cela a d'ailleurs permis à nombre de confrères, présents mais passifs comme à leur habitude, de disposer de la matière nécessaire à leurs commentaires a posteriori…

Le Président de BMCE Bank a donc apprécié positivement le principe même de cette coupe de 25 % dans le budget d'investissement de l'Etat au titre de l'année 2013, osant une comparaison bienvenue avec un « board » de dirigeants d'une banque qui aurait à choisir entre une réduction des salaires et des licenciements au sein du personnel ou le ralentissement d'un programme d'acquisitions et d'aménagements d'un volume déterminé d'agences bancaires…

La situation actuelle des finances publiques exigeait une telle décision, approuvée par M. Othman Benjelloun, ce qui ne l'a point empêché pour autant de critiquer publiquement la méthodologie empruntée par le gouvernement, qui a pêché à la fois par sa démarche communicationnelle et la procédure du décret ministériel.

A notre humble connaissance, il n'existe à ce jour aucun « grand banquier » ou opérateur économique majeur qui ait osé prendre ainsi une position aussi claire que publique sur ce sujet ô combien sensible et d'actualité…

Autre point que l'on doit noter, ce sont les appréciations du Président Benjelloun sur la phase historique que traverse aujourd'hui le Maroc. Certes, parler de « l'exception marocaine » peut être considéré comme banal ou bien galvaudé, et cette réalité en gêne plus d'un dans le Landerneau des sceptiques et des sempiternels esprits chagrins et critiques, mais les observateurs et les analystes étrangers les plus lucides, les grandes chancelleries, les institutions internationales le reconnaissent aisément, aujourd'hui que s'expriment les résultats bien « mitigés » des printemps arabes.

La dernière illustration, d'ailleurs, de la reconnaissance de l'exception marocaine nous vient de la bouche même du Président français François Hollande, lors de sa visite d'État dans le Royaume…

Enfin, sur la question de la solidarité, de l'engagement et de la responsabilité sociale de l'entreprise, BMCE Bank fait figure d'exemple sous l'impulsion directe du Président Othman Benjelloun et de son épouse, le Dr Leïla Mezian-Benjelloun qui en dirige la Fondation.

Sont-ils si nombreux ces grands entrepreneurs et autres managers dont les entreprises consacrent ainsi 4 % du RBE à financer des écoles en milieu rural ou périurbain, au Maroc et dans plusieurs pays africains ? Sont-ils aussi généreux que la Fondation BMCE Bank qui met un point d'honneur à scolariser aujourd'hui plus de Quinze Mille enfants, en leur permettant d'acquérir à la fois trois langues, Amazigh, Arabe et Français, mais aussi les notions essentielles d'informatique et du Web ?

Assurément, pour toutes ces raisons et bien d'autres Othman Benjelloun est bien « the one  and the only ». And, may be, the last !

Fahd YATA

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La Nouvelle Tribune

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