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Jean-Christophe Rufin, dans son bureau d'ambassadeur de France au Sénégal, 2008. REUTERS/Normand Blouin
Jean-Christophe Rufin, dans son bureau d'ambassadeur de France au Sénégal, 2008. REUTERS/Normand Blouin

«Je suis un homme libre. J’en ai payé le prix»

Jean-Christophe Rufin a repris sa plume, depuis qu’il a quitté Dakar, où il a été ambassadeur jusqu'en 2010. Il est resté un observateur avisé de la société sénégalaise. Interview.

Jean-Christophe Rufin a repris sa plume, depuis qu’il a quitté Dakar, où il a été ambassadeur pendant trois ans (2007-2010) et où il a écrit son dernier roman, Katiba. L’ancien médecin et ex-humanitaire prépare la sortie d’un recueil de nouvelles chez Gallimard, tout en réalisant de grands reportages pour Paris-Match. Un moment donné comme éventuel patron de l’Audiovisuel extérieur français (AEF, une holding qui regroupe France24, Radio France Internationale et TV5 Monde), il affirme ne plus être dans la course. Ses critiques à l’égard de l’Elysée, il est vrai, n’en font pas le candidat idéal… L’écrivain-diplomate revient pour SlateAfrique sur le bilan de ses années au Sénégal. Un pays dont il n’a pas ménagé le président, Abdoulaye Wade, et qu’il a quitté en émettant de vives critiques sur la politique africaine de la France.

SlateAfrique - Quand vous avez quitté le Sénégal, vous avez donné l’impression de regretter que le Quai d’Orsay soit mis sur la touche et que les décisions soient prises à l’Elysée. Est-ce vraiment nouveau?

Jean-Christophe Rufin - Plus ou moins. Dans la Constitution de la Ve République, le président définit la politique étrangère de la France. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’était plus, en revanche, c’est que la cellule Afrique de l’Elysée ne faisait plus la décision, celle-ci incombant au secrétaire général de l’Elysée sans cadre de réflexion. Dans la période mitterrandienne (1981-1995), des gens comme Bruno Delaye (conseiller Afrique à l’Elysée, ndlr) avaient un rôle de définition de la politique africaine de la France. C’était beaucoup moins le cas de Bruno Joubert (premier conseiller Afrique de Nicolas Sarkozy, ndlr) ou d’André Parant (ancien ambassadeur à Dakar et Beyrouth, nommé en septembre 2009 au sein de la cellule diplomatique de l’Elysée, dirigée par Jean-David Levitte, en remplacement de Bruno Joubert, nommé ambassadeur au Maroc, ndlr). Le Quai d’Orsay a été dépossédé à tous les niveaux, y compris celui des diplomates de l’Elysée. Finalement, que restait-il le plus souvent? Une décision prise par le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, en fonction des réseaux autour de lui. Cela ne constitue pas une politique, mais relève plutôt du pilotage à vue.

SlateAfrique - Claude Guéant connaît-il l’Afrique?

J.-C. R. - Pas spécialement, mais il a eu parfois des bonheurs. Sur la Mauritanie, il a fait des choix qui ont été dans le vent de l’histoire. Des élections se sont tenues, le président Abdel Aziz a fait le travail sécuritaire contre Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), etc. Mais tout cela s’est passé sans doctrine, parce que tel ou tel intermédiaire est intervenu.

SlateAfrique - Une logique de coups financiers, des rapines par-ci par-là, a-t-elle tenu lieu de politique africaine de la France?

J.-C. R. - Rapines, je ne serais pas allé jusque-là, mais c’est toujours du très court terme. Depuis le départ de Claude Guéant, devenu ministre de l’Intérieur, le flottement est encore plus grand. L’histoire de l’intervention en Libye montre qu’Alain Juppé, le nouveau ministre des Affaires étrangères, n’a pas encore récupéré l’autorité qu’il souhaitait. Je soupçonne même Sarkozy dans cette affaire d’avoir voulu montrer qu’il était toujours le patron, après tous les commentaires sur le revers que constituait pour lui le départ de Michèle Alliot-Marie et sur la prétendue toute-puissance d’Alain Juppé. En reconnaissant le Conseil national de transition (CNT) libyen sans en parler à son ministre et en déclenchant la guerre de sa propre initiative, ne semblant écouter que BHL, le président a peut-être voulu réaffirmer que son pouvoir n’était en rien entamé, comme certains l’avaient cru.

SlateAfrique - Est-ce le reflet d’une faiblesse générale de la diplomatie française en Afrique, les bons ambassadeurs relevant presque de l’exception?

J.-C. R. - Les ambassadeurs ne sont pas vraiment en cause. La plupart d’entre eux sont compétents, loyaux et courageux. Il est cependant certain que le pouvoir politique cède souvent à la tentation de nommer de préférence dans les postes sensibles des gens qui ne font pas de vagues.

SlateAfrique - Qu’avez-vous pensé de la prestation de Boris Boillon, le nouvel ambassadeur en Tunisie, qui a envoyé promener des journalistes tunisiens lors d’un point presse à l’ambassade?

J.-C. R. - C’est très intéressant… Quand Ben Ali disait du mal d’un ambassadeur, on en tenait le plus grand compte. Un ambassadeur qui déplaisait ne tenait pas huit jours. Aujourd’hui, malgré les manifestations contre lui dans la rue et sur internet, Boris Boillon reste en poste. C’est-à-dire qu’on a beau saluer les révolutions arabes, on tient moins compte de l’opinion des peuples qu’on ne le faisait autrefois de celle des dictateurs…

SlateAfrique - Le précédent ambassadeur en Tunisie, le jour du départ de Ben Ali, avait envoyé un message à Paris pour dire que tout allait bien… Certains diplomates français ne sont-ils pas déconnectés des réalités, ayant pour seul contact avec le monde extérieur les cocktails de leurs collègues?

J.-C. R. - Il y a en stock parmi les diplomates susceptibles d’occuper des postes d’ambassadeurs des personnalités différentes, toutes sortes de profils. Un homme comme Gildas Le Lidec, par exemple, qui a été en poste dans plusieurs pays d’Afrique, au Japon, en Thaïlande est un personnage extrêmement actif, solide, qui connaît tout le monde dans les pays où il est en poste et va sur le terrain, même en plein conflit. Cela lui a d’ailleurs valu quelques ennuis, en particulier à Madagascar où l’ex-président l’a fait rappeler dans des conditions scandaleuses. Entre quelqu’un comme lui et le dernier ambassadeur nommé en Tunisie sous Ben Ali, qui a toujours été d’une extrême prudence et d’une discrétion qui confinait à l’effacement, il y a toute une palette de personnalités. Dans les nominations, le pouvoir peut faire preuve de liberté d’esprit, voire de provocation, mais ce n’est pas tellement courant. L’idée c’est plutôt de chercher toujours quelqu’un qui ne fait pas de vagues.

Malgré tout, les diplomates font leur travail. J’ai été choqué d’entendre madame Alliot-Marie suggérer que les ambassadeurs n’avaient pas informé Paris quant à la vraie nature du régime Ben Ali. Des chefs de poste en Tunisie comme Serge Degallaix, ou encore plus Yves Aubin de la Messuzière, ont bien fait leur travail dans des conditions difficiles, en prenant des risques importants. Yves Aubin de la Messuzière, ambassadeur dignitaire, ne s’en cache pas, lui qu’on dit être l’une des chevilles ouvrières du groupe Marly (signataire le 22 février d’une tribune dans Le Monde intitulée «La voix de la France a disparu dans le monde», ndlr). Ses télégrammes d’analyse disaient les choses telles qu’elles étaient. Paris savait qui était Ben Ali et c’est en pleine connaissance de cause que les politiques au pouvoir avaient décidé de le soutenir.

Mais ces diplomates prenaient, en informant le Quai, de gros risques  avec le pouvoir local. Il faut être bien conscient que les régimes autoritaires voire dictatoriaux disposent de réseaux qui leur permettent de savoir ce que dit l’ambassadeur de France dans leur pays et d’intervenir auprès de l’Elysée pour lui «claquer le beignet», comme je l’ai entendu dire par un des membres de ces officines. Dans ces conditions, pour continuer à rendre compte honnêtement de ce que l’on sait,  il faut avoir une âme de héros de Tchernobyl... Quand vous savez que votre carrière dépend entièrement de gens qui vous nomment ou pas… J’ai eu, moi, la liberté de parler parce que j’ai un autre métier et que je suis un homme libre. J’en ai payé le prix.

SlateAfrique - Qu’est-ce que ça a donné?

J.-C. R. - Je suis libre… On ne m’a pas proposé de nouveau poste.

SlateAfrique - On entend souvent dire que vous avez émis des critiques parce qu’on ne vous a pas proposé de nouveau poste?

J.-C. R. - Cette rumeur est insultante pour moi. Elle suggère que je n’aurais rien dit si j’avais eu ce que je voulais. On oublie qu’on m’a proposé le poste de Xavier Darcos (ancien ministre, nommé le 9 juin 2010 ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France, ndlr) et que je l’ai refusé. C’est un poste qui a été pris par un ancien ministre, ce n’était pas n’importe quoi.

Quant à l’audiovisuel extérieur français, à propos duquel mon nom a circulé récemment, même si le poste m’intéresse, je ne suis pas prêt à n’importe quelle concession pour l’obtenir. Je ne suis pas du genre à me taire pour faire carrière. Au Sénégal, j’ai toujours conservé, avec les réserves que supposent les responsabilités d’ambassadeur, ma liberté de parole et c’est bien ce qui m’a valu souvent de déplaire au président Abdoulaye Wade (au pouvoir au Sénégal depuis 2000).

SlateAfrique - Est-ce lui qui a demandé votre départ?

J.-C. R. - Il l’a demandé souvent sans jamais l’obtenir, sauf au bout des trois ans réglementaires. Ma position était alors difficilement défendable car je suis resté plus longtemps que tous mes prédécesseurs sous son règne.

SlateAfrique - Ne l’a-t-il pas demandé une fois très clairement, quand vous avez dit que l’aide devait être liée à des progrès en matière de démocratie et de respect de l’opposition?

J.-C. R. - A l’époque, l’opposition faisait son retour avec des assises nationales. Abdoulaye Wade a demandé aux diplomates en poste de ne pas envoyer de représentants à cette réunion, qui était légale et se tenait au Méridien. On en a discuté entre nous, Canadiens, Américains et Européens. Nous avons envoyé des représentants, en observateurs. Wade ne nous l’a pas pardonné. Comme j’avais la présidence locale de l’Union européenne (UE), il a demandé ma tête, comme celle de l’ambassadeur espagnol, qui était en fin de mission.

Il y avait aussi, à l’époque, la question de l’emprunt exceptionnel consenti au Sénégal pour passer la revue du Fonds monétaire international (FMI). Le Sénégal a signé un programme FMI plus contraignant que tous ses voisins: il doit impérativement satisfaire tous les critères pour les revues périodiques du programme, chaque semestre. Beaucoup pensaient que le Sénégal ne pourrait pas tenir ces contraintes, mais le programme a été demandé au Sénégal même par les plus orthodoxes sur le plan financier, comme le ministre de l’Economie et des finances, un homme intègre et courageux. Ces partisans de la bonne gouvernance ont pensé à juste titre que le programme FMI pouvait les aider à résister, quand des ministères dépensiers, par exemple celui de Karim Wade (fils du président, 42 ans, nommé après sa défaite aux municipales à Dakar ministre d’Etat, chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des Transports aériens et des infrastructures, ndlr), ou le président lui-même venaient  demander de l’argent pour de nouvelles dépenses de prestige (comme par exemple, l’achat d’un nouvel avion présidentiel…). Malheureusement, dans ce jeu d’équilibriste entre les orthodoxes et les dépensiers, on ne tombe pas toujours juste. Fin 2008, la revue du FMI avait de fortes chances de ne  pas passer. Le programme aurait sauté et les dépenses n’auraient pas manqué d’exploser. La France a été sollicitée pour faire un prêt qui permette de passer au Sénégal de passer cette revue décisive. J’ai plaidé pour que ce prêt soit assorti de conditions strictes pour limiter de nouveaux dérapages. Cette position a été connue du gouvernement sénégalais (notamment par la fuite d’une de mes dépêches dans le Canard enchaîné) et cela m’a valu beaucoup d’ennuis.

SlateAfrique - Le Sénégal est l’un des pays les plus aidés en Afrique, mais reste l’un des plus pauvres. Où passe l’argent?

J.-C. R. – Il faut rappeler tout de même que ce pays n’a strictement aucune ressource minière ou énergétique et que le pacte colonial l’a condamné à importer la plus grande partie de sa consommation agricole. L’aide et les transferts des migrants sont vitaux pour cette économie. Pendant des années, très peu d’investissements ont été faits. Les routes et le chemin de fer tombaient en ruines. Abdoulaye Wade a eu le mérite de faire venir de l’argent de sources plus diversifiées, avec les pays du Golfe et la Conférence islamique. Il a réalisé des travaux importants, qui étaient indispensables. Mais ils sont à la fois le problème et la solution. Car qui dit travaux dit commissions, risque de corruption, moyens supplémentaires d’augmenter l’évaporation de l’aide. Pourtant, personnellement, je préfère une corruption branchée sur des choses qui se font qu’une corruption qui tourne à vide. Depuis dix ans, beaucoup de choses ont été faites au Sénégal.

Hélas, il y a aussi une tendance lourde chez le président Wade à faire des dépenses somptuaires, totalement déconnectées des besoins du pays. Il multiplie les voyages présidentiels, affiche une frénésie de médiations, sans parler des gadgets de prestige, comme le Festival mondial des arts nègres (Fesman), la statue de la Renaissance ou tous les programmes qu’on ne voit pas et qui sont abandonnés, comme cette Université du futur qui est aujourd’hui couverte de ronces…

Le Président Wade a beaucoup cru aux «nouveaux partenaires» tels que l’Inde, la Chine, les Emirats et a beaucoup compté sur eux pour financer ses projets. Pourtant, un bilan de ces nouveaux partenaires montre qu’ils sont loin de tenir leurs promesses. Prenons l’exemple des Industries chimiques du Sénégal (ICS), dans le phosphate. Si les ICS allaient bien, il y aurait 2% de croissance en plus au Sénégal. Des partenaires indiens les ont achetées. L’AFD a restructuré la dette de cette industrie. Il faut maintenant investir, et les Indiens s’y sont longtemps refusé. Ils n’ont agi qu’au moment où une entreprise française a proposé de racheter les ICS.

Les mines de fer, dans le sud, ont aussi été rachetées par le groupe indien Mittal, qui a promis monts et merveilles et n’a rien fait. On peut accuser la France de beaucoup de choses, mais en réalité, elle est largement compétitive et plus solidaire que les nouveaux partenaires qui exploitent le Sénégal mais ne le développent pas, quand ils ne le trahissent pas carrément comme l’Iran. Ce nouveau partenaire a été longtemps le nouvel allié sans cesse cité en exemple par le président Wade. Jusqu’à ce qu’il découvre que l’Iran armait les rebelles Casamançais… Depuis lors, les relations diplomatiques ont été rompues… Au vu de toutes ces expériences, le partenariat avec la France apparait plutôt «gagnant-gagnant», comme diraient les Chinois.

SlateAfrique - Le Sénégal n’a-t-il pas une image trop lisse, alors que la nuit, aux Almadies, on voit des gamins qui font les poubelles, et que les Dakarois ont faim?

J.-C. R. – Attention! Il s’agit d’une faim «sociale» et non d’une famine d’ordre économique. La faim des gamins des rues ne relève pas de la catastrophe, mais de l’extrême inégalité sociale. Au Brésil, un pays qui est loin de mourir de faim puisqu’il exporte massivement ses produits agricoles, il y a aussi des gamins qui font les poubelles à Rio…

SlateAfrique - N’y a-t-il pas risque d’explosion au Sénégal dès qu’on augmente le prix du gaz ou du pain?

J.-C. R. - Les coupures de courant sont ce qu’il y a de plus explosif. La Sénélec (société nationale d’électricité, ndlr), est souvent prises pour cible lors des manifestations. Les «imams électriques», des petits chefs locaux, ont porté la revendication autour de l’électricité. Le prix des matières agricoles est certes important, mais le Sénégal s’en sort, avec des subventions aux prix des denrées qui servent de soupape. Je ne crois pas à des émeutes alimentaires. En revanche, une explosion sociale à la Tunisienne, sur fond de coupure de courant n’est peut-être pas à exclure.

SlateAfrique - Avoir confié l’Energie au super-ministre qu’était déjà Karim Wade en octobre 2010, ce n’était pas vraiment un cadeau?

J.-C. R. - C’est, à mes yeux, un énorme risque politique. Samuel Sarr, l’ancien ministre de l’Energie, était détesté. Il rasait les murs, mais au fond, il servait de fusible – sans jeu de mot. Karim Wade a pêché par optimisme excessif dans beaucoup de domaines, y compris sur ses propres compétences. Sur l’énergie, il était convaincu de pouvoir mieux faire que Samuel Sarr. La suite a montré que ce n’était pas vrai.

La famille Wade est profondément liée à la France, c’est sans doute vrai pour le fils encore plus que chez le père. Mais parce qu’ils connaissent les limites de la France, ils ont une vision un peu providentielle de nouveaux partenaires et Karim Wade en particulier idéalise la Chine. Or, si la Chine a aidé le Sénégal ces dernières années, c’est parce qu’il venait de cesser de reconnaître Taïwan. Il y a un prix pour ça. Tout pays qui cesse de reconnaître Taïwan reçoit une gratification. Les Chinois sont réalistes et en donnent pour leur argent: ils voient ce que le pays peut leur rapporter. Désormais, avec la Chine, je crains qu’il ne faille, pour les Sénégalais, réajuster les attentes à la baisse…

 Recueilli par Pierre Cherruau et Anne Khady Sé

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Pierre Cherruau. Journaliste et romancier, il a dirigé le service Afrique de l'hebdomadaire Courrier international. Journaliste sénégalaise, Anne Khady Sé est spécialiste de l'Afrique de l'Ouest.

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