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Conférence de presse de la police : « Nous méritons une prime pour avoir participé au putsch du 22 mars »

48 heures après l’arrestation de Siméon Kéita et Siriman Fané, les deux patrons du Syndicat de la Police Nationale (SPN), le bureau exécutif du SPN a, mercredi 10 avril 2013, rencontré les journalistes. C’était au siège de la CSTM  et le conférencier était  le sergent-chef Mahamane O. Maiga, secrétaire général du SPN-GMS, en présence du docteur Oumar Mariko, leader du parti SADI et du secrétaire général de l’AEEM .

Le sergent-chef Mahamane a condamné l’irruption des militaires dans le camp du GMS pour une opération de désarmement qui, finalement, a conduit à des arrestations dont celle des principaux leaders du syndicat. Il accuse les jeunes policiers regroupés en Mouvement du 26 septembre d’être à l’origine du drame qui a causé le décès du militaire Daouda Adiawiakoye. Selon le conférencier, c’est à cause des promotions accordées à leurs militants que certains policiers se sont agités. Lui trouve les promotions justifiées dans la mesure où le SPN a participé au coup d’Etat du 22 mars 2012 pour sauver l’image de la police. Il soutient que le SPN a joué un grand rôle pour faire échec au contre-coup d’Etat des bérets rouges. Le SPN mérite donc, à cet égard, une récompense, d’où les promotions à titre exceptionnel accordées à ses militants .« Nous ne comprenons pas pourquoi cette opération de désarmement s’est soldée par l’arrestation arbitraire de nos membres. Pourquoi l’autre camp syndical n’a-t-il pas été désarmé ? », s’interroge le conférencier. Il estime que les membres du SPN ont été arrêtés à leur domicile, dans des conditions illégales et dégradantes. ‘‘Nous demandons la libération immédiate de Siméon Keita et autres ; passé 48 heures, le SPN se fera entendre » a-t-il martelé.

Dr Oumar Mariko, leader de SADI, pour sa part, dira que toute les fautes incombent à Ministre de la sécurité intérieure, le général Tièfing Konaté; au premier Ministre, DiangoCissoko, et au président par intérim, Dioncounda Traoré, lesquels « veulent bousiller notre pays ». Il dira qu’en 1968, le lieutenant Moussa Traoré est devenu colonel et qu’en 1991, le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré est devenu général. Autrement dit, la promotion à titre exceptionnel ne date pas d’aujourd’hui et a toujours profité aux putschites.

 

Abdoulaye Koné

 

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