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«Le gouvernement doit assumer ses responsabilités»

Les syndicats autonomes du secteur de l'éducation, maintiennent la pression. Ils ont décidé, face au refus de la tutelle de répondre favorablement à leurs préoccupations, de reconduire leur action de protestation. Une protestation qui intervient à quelques semaines des examens de fin d'année. Une situation qui risque de paralyser fortement les élèves. Ainsi, le Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement du secondaire et technique (Cnapest) a opté pour une grève de deux jours qui débutera aujourd'hui et qui touchera les établissements secondaires des 48 wilayas du pays. De son côté, le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) a opté pour la reconduction de la grève de trois jours dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux à partir d'aujourd'hui. Meriane Meziane, porte-parole de ce dernier syndicat, qualifie d'énigmatique le silence du gouvernement et dénonce son immobilisme dans la gestion du problème des enseignants. «Nos revendications sont légitimes. Nous ne faisons pas grève de gaieté de c½ur, mais c'est l'unique alternative pour arracher nos droits et les pouvoirs publics assumeront leurs responsabilités face aux conséquences d'une telle action», explique un représentant de cette organisation. Le responsable du Snapest impute cette perte de temps au gouvernement qui fait la sourde oreille et dénonce le mépris qu'il affiche à l'égard des partenaires sociaux qu'il marginalise. Afin d'éviter tout dérapage et, éventuellement, une grève ouverte, le gouvernement, selon les syndicalistes, «doit assumer ses responsabilités en réparant cette injustice qui n'a que trop duré». Dans ce sens, M. Meriane fait part d'une aberration qui n'existe nulle part ailleurs. «Dans une même fiche de paie, on trouve comme référence trois salaires de base, celui de 1989 qui est de 4250 DA, salaire de base de 2001 qui est de 10 700 DA et celui de 2008 qui est de 26 000 DA, alors qu'un seul salaire de base doit figurer comme référence», fera remarquer M. Meriane. Ce dernier reste convaincu que tant qu'une politique salariale claire basée sur le poste qu'on occupe et le diplôme n'est pas mise en place ainsi qu'une répartition équitable des richesses nationales, le retour à la case départ restera toujours omniprésent.

El Watan

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