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Musique : Jean-Claude Bamogo est décédé

Un baobab de la musique burkinabè est tombé. Jean-Claude Bamogo alias « Man » est décédé ce dimanche 14 avril 2013 à 65 ans. Il était hospitalisé au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO). Comme artiste, il s'était révélé aux mélomanes burkinabè dans les années 1970 avec son titre mythique « Panaki panazoé ».

La grande famille des musiciens burkinabè est en deuil. Longtemps malmené par une maladie qui l'avait même éloigné des scènes, Jean-Claude Bamogo est décédé à 65 ans. Au domicile du défunt, des acteurs du monde de la culture ainsi que des membres du conseil municipal étaient passés témoigner de leur compassion à la famille.

Même si l'on ne sait pas de quoi souffrait le défunt, beaucoup le savaient très malade. « Ces derniers mois, il a été hospitalisé à la clinique Notre Dame de la paix, à l'hôpital Blaise Compaoré avant d'être conduit au Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo où il est finalement décédé ce matin », nous a confié Baz Bill, un musicien.

Un des précurseurs de la musique au Pays des Hommes intègres, Jean-Claude Bamogo était pour beaucoup de jeunes artistes comme « un père ». « En plus du fait qu'il était un aîné dans la musique, Jean-Claude Bamogo était un oncle direct pour moi. Je le côtoyais même en dehors du domaine professionnel », a indiqué le chanteur du reggae, Dick Marcus.

De son vivant, il aura marqué ses interlocuteurs par son style vestimentaire toujours bien soigné. « C'était quelqu'un qui s'aimait. Il s'habillait très bien. C'est ce qui m'a marqué dès la première fois que je l'ai interviewé », a témoigné Boureima Djigua, journaliste culturel à la Radio diffusion du Burkina. Ce que confirme Joseph Moussa Salambéré alias Salembo, artiste-musicien de la même génération que le défunt : « Il était très élégant et toujours à la mode. A l'époque, il aimait la coiffure afro (beaucoup de cheveux) ».

Né en 1948 à Petit Samba, dans la province du Passoré chef lieu Yako, Jean-Claude Bamogo n'a pas passé trop de temps sur les bancs. Sollicité très tôt pour s'occuper de son père devenu aveugle, il quitte l'école en classe de CP1. Au décès de son géniteur, alors qu'il n'avait que 13 ans, il décide d'aller en aventure en Côte d'Ivoire. Couture et musique auront été ses domaines de formation. De retour au pays, il s'adonne plus à la musique au détriment de la couture. Cette passion l'amènera dans plusieurs orchestres qui n'ont malheureusement pas survécu au temps. Malade depuis un certain nombre d'années, il avait quitté les scènes mais caressait le secret espoir d'y revenir un jour. Mais le destin en a décidé autrement. Il sera inhumé mardi dans son village natal de Petit Samba.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net

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