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Egypte: armée accusée, président à la rescousse?

En Egypte, certains signes évoquaient des tensions entre l’institution militaire, qui était au pouvoir depuis les années 1950, et l’organisation des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi, le président élu l’été dernier.
Certains des opposants à Morsi appelaient même récemment les Frères à abandonner le pouvoir à l’armée. Mais cette semaine le Président a vigoureusement défendu l’institution militaire contre les accusations portées contre elle pour ses bavures ou atrocités commises pendant la révolution et la période de transition.

Tensions

Pourtant les relations entre l’armée et les Frères musulmans n’ont pas toujours été des plus cordiales. Les Frères musulmans ont longtemps été bannis de l’armée.
Les militaires ont vu d’un mauvais ½il toute tentative récente de « frériser » l’armée.
Ces derniers mois, beaucoup de ceux qui appellent à la démission du président Mohamed Morsi, élu en juin dernier et issu des Frères musulmans, disent voir le retour de l’armée au pouvoir comme la seule solution pour retrouver la stabilité. Encore ce vendredi, des centaines de personnes ont manifesté à Alexandrie en ce sens.
Qui plus est, l’armée ne se laisse pas oublier non plus: lors des incidents de décembre dernier, lorsque pro et anti-Morsi s’affrontaient devant le palais présidentiel, le CSFA avait annoncé inviter la Présidence et les forces d’opposition à un dialogue national.
Lors des émeutes des mois de février-mars dans les villes du Canal de Suez et notamment Port-Saïd, l’armé a investi les villes et n’a pas fait respecter le couvre-feu demandé par la Présidence.

Armée accusée, Président à la rescousse
Récemment, des fuites de la Commission d’enquête sur les violences commises pendant la révolution et sous le règne du Conseil suprême des forces armées (CSFA) ont impliqué les forces armées dans des arrestations illégales, disparitions, et torture. L’armée a nié en bloc et s’est dite calomniée. Le Président a soutenu l’armée en déclarant « campagne de diffamation éhontée contre l'armée ». Il a ajouté que « toute atteinte à l'armée est une atteinte à nous tous » et il a même félicité l’armée pour avoir au contraire protégé l’Egypte pendant la révolution. Il a aussi promu

Pourtant, la Commission d’enquête a été mise en place par le Président l’année dernière, pour répondre à la volonté populaire de demander des comptes pour les morts et les disparitions de la révolution et pour les violations commises sous le pouvoir du CSFA qui avait gouverné l’Egypte après la chute de l’ancien président Hosni Moubarak.
Les résultats de cette enquête lui avaient été présentés en janvier mais n’avaient pas été divulgués au public. Le Président avait chargé un « parquet de la révolution » de réagir, mais il n’a jusqu’à présent pris aucune mesure.

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