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La Banque mondiale appelle à la rigueur

La question des subventions de l'Etat pour les produits alimentaires de base revient sur la scène à travers un nouveau rapport élaboré par la Banque mondiale (BM) et publié à l'approche de sa réunion annuelle. Traitant spécialement de la problématique des systèmes de subvention des prix dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), le rapport de la BM appelle les pays de la région à réviser leurs systèmes de protection sociale dont les subventions des prix qui alourdissent les finances publiques et profitent davantage aux riches. En Algérie, faut-il rappeler, la gestion des subventions des produits de base suscite, depuis quelque temps, une polémique parmi les acteurs de la sphère économique, dont certains appellent l'Etat à supprimer carrément tout soutien aux produits qui font l'objet de trafic et de contrebande. C'est le cas du président du FCE, Réda Hamiani, qui a, à maintes occasions, réitéré son opposition aux subventions appliquées d'une manière générale, faisant ainsi profiter les réseaux de contrebande mais aussi les riches qui n'en ont pas réellement besoin. C'est ce que relève, d'ailleurs, le rapport de la Banque mondiale qui note que «la plupart des systèmes de protection sociale mis en place dans les pays de la région MENA dans le but de protéger les plus pauvres assurent une protection insuffisante et laissent un grand nombre de familles dans la pauvreté». Selon la BM, les subventions occasionnent de grandes fuites en faveur des riches, notamment celles censées aider les couches pauvres de la population. «Cette catégorie d'aide pèse lourdement sur les budgets publics, alors même qu'elle profite souvent davantage aux riches qu'aux pauvres et qu'elle génère de fortes distorsions économiques diminuant la demande pour la main-d'½uvre», souligne le même rapport. La subvention, un choix politique En Algérie, aux yeux du gouvernement, le soutien des produits de base, comme le lait et le pain, «est avant tout un choix politique» qu'a pris l'Algérie au lendemain de son indépendance pour lutter contre la faim, comme l'a souligné récemment le ministre de l'Agriculture, Rachid Benaïssa. Il n'a pas manqué de préciser, cependant, qu'il ne s'agit pas aujourd'hui de «supprimer» les subventions mais plutôt de bien les cibler. C'est ce que veulent entreprendre, apparemment, les pouvoirs publics à travers l'installation, il y a quelques jours, d'une commission de réflexion pour examiner les moyens de rationaliser les subventions de l'Etat pour les produits alimentaires de base, notamment le lait et les céréales. Le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, qui en a parlé la semaine dernière lors d'un colloque sur la sécurité alimentaire, a précisé que 80% des subventions vont au soutien des prix du lait et des céréales. Et d'ajouter que la commission «a commencé à réfléchir sur les moyens de rationaliser les systèmes de soutien aux produits de base». Parmi les facteurs qu'aura à étudier cette commission, le ministre a cité l'instabilité des marchés mondiaux des matières premières en raison notamment des changements climatiques, nécessitant une politique de régulation rigoureuse. Selon la BM, les pays de la région MENA consacrent en moyenne 5,7% de leur PIB à des subventions, dont 80% de subventions pétrolières. Une comparaison réalisée avec d'autres pays en développement a montré que les subventions y représentent en moyenne 1,3% du PIB. En outre, «les pays de la région MENA consacrent 0,7% de leur PIB à des transferts en espèces et à d'autres formes d'aide ciblant les pauvres, mais ces dépenses n'ont pas d'impact significatif sur la pauvreté et les inégalités, car elles ne sont pas suffisamment ciblées et couvrent un pourcentage extrêmement faible de la population», souligne la Banque mondiale.   

El Watan

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