mis à jour le

Où l’on

Où l'on apprend où Mazouki a appris la pratique de la censure

Alors qu'il est sous la menace d'une motion de censure pour avoir menacé, de potence, au Qatar, sur Al Jazira, les laïcs tunisiens, fidèle à sa nature tourmentée, Marzouki récidive et se croit permis de censurer la liberté d'expression des tunisiens en ce qui concerne le Qatar, son bienfaiteur attitré et son protecteur, devant l'Eternel, pour l'éternité. Le « président malgré les tunisiens » monte sur ses grands ânes et menace de poursuivre, en justice, tous ceux qui diraient du mal, de ses amis qataris. Sous quel chef d'inculpation et en référence à quelle loi, il ne le précise pas. ZABA, au moins se taillait un arsenal juridique sur mesure avant d'agir. Avec le recul, ce cher ZABA m'est, décidemment, de plus en plus sympathique, n'est-ce pas votre avis, aussi ? Marzouki, quant à lui, croit qu'il est possible d'agir en Tunisie, à la manière de ses amis qataris, au Qatar.

Même si Marzouki sait qu'il incommode ses propres amis, d'Ettakatol et d'Ennahdha, obligés de le soutenir, à l'ANC, contre la motion de censure de l'opposition, il n'en continuera pas, pour autant, d'agir de la même manière. Ce mec, ou métèque, a de la grande constance, dans la bêtise, je vous le dis ! Ce clown burlesque a été, en effet, à bonne école. Non pas celle du Qatar où il n'existe aucune école, à part celle du prince qui vole le trône de son père, ni celle d'El Jazira qui l'a, longtemps, appointé, et continue à le faire, selon certains, mais, celle de la France où il a vécu, non pas, en tant que refugié politique, mais en tant que simple résident. Oui, la France, contrairement aux autres pays, véritablement, démocratiques, a cette mauvaise habitude de vouloir clore le bec, à tous ceux qui disent la vérité. La vérité qui dérange, bien entendu. Il ne faut pas chercher loin pour tomber sur la dernière, en date, de ces affaires françaises de censure de la liberté d'expression. L'affaire, objet du développement qui suit, a démarré, pas plus tard, qu'au cours du mois de mars dernier, et se poursuit, encore, en ce moment même, car elle n'a, encore, pas connu son épilogue. Son dernier chapitre a été écrit le 7 avril par le ministère de l'intérieur français. Voyons les faits.

Le 4 mars dernier, la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) contacte le service juridique de Wikimédia Fondation, hébergeur des projets wikipédiens, et lui demande de supprimer l'article sur la station hertzienne militaire de Pierre-sur-Haute, créé en juillet 2009, dont le contenu lui déplaisait. La DCRI a mis, donc, 3 ans et 9 mois avant de commencer à se formaliser de l'article en question. La DCRI se refuse, parallèlement, à communiquer des précisions supplémentaires sur la nature des informations concernées ou sur leur degré de confidentialité. En agissant de la sorte, la DCRI se met en contradiction avec la loi française en la matière. Il n'est pas concevable, en effet, d'exiger le retrait d'une information classifiée si l'on n'offre pas la preuve de sa classification. En la matière, la loi française précise, en effet : « Présentent un caractère de secret de la défense nationale au sens de la présente section les [...] informations [...] intéressant la défense nationale qui ont fait l'objet de mesures de classification destinées à restreindre leur diffusion ou leur accès. ». Cela signifie que, sans preuve de classification, la demande doit être rejetée. En attendant cette fameuse preuve, la Wikimédia Foundation met, donc, la demande de la DCRI en attente. Ce qui est ridicule, dans cette affaire, c'est que l'on découvre que la quasi-totalité de l'article a fait l'objet d'un documentaire télévisuel, réalisé et diffusé par une chaîne régionale, avec le plein soutien de l'armée française! Ça devient franchement kafkaïen !

L'attentisme de la Wikimédia Foundation ne plait pas à la DCRI qui cherche à faire peur au « patron » de wikipédia. Il se révèle ainsi, que pour une Direction centrale du renseignement intérieur, la DCRI est mal informée, car il n'existe aucun « patron » à la Wikimédia Foundation. Ainsi, Le 30 mars dernier, La DRCI s'adresse à un administrateur de la communauté francophone et lui enjoint de procéder, immédiatement, à la suppression de l'article en question. Il refuse d'obtempérer, car Son statut d'administrateur ne lui donne aucun pouvoir éditorial. De plus, il n'a jamais participé à la rédaction de cet article et n'est, en rien, responsable de son contenu. C'est ce qu'il explique à la DCRI. Insatisfaite de ces explications, la DCRI le convoque, dans ses locaux, jeudi 4 avril 2013, et le contraint de supprimer, devant ses agents, l'article incriminé, sous peine d'être placé, sur le champ, en garde à vue et mis en examen, et ce en dépit de ses explications sur le fonctionnement de Wikipédia. Devant les pressions exercées, il n'a pu faire autrement que de s'exécuter et de prévenir les autres administrateurs qu'ils risquaient le même traitement, en cas de restauration de l'article en question. Je vous rappelle que cet administrateur bénévole, n'a aucun rapport avec l'article incriminé. Il n'en est pas l'auteur et a découvert son existence, semble-t-il, dans les locaux même, de la DCRI ! Faut le faire, non ? Dernier rebondissement, en date, de l'affaire, la réaction du ministère de l'Intérieur français, relayée samedi soir, 7 avril, par le journal « Le Monde », qui qualifie cet administrateur bénévole, contraint de supprimer l'article, de « responsable juridique de Wikipédia France » ! Aïe, cette France que je n'aime pas beaucoup !

En réalité et, juridiquement, parlant, Wikipédia France n'existe pas ! Apparemment la France, pourtant très active, au sein de la communauté wikipédia, ne le sait pas. Il n'existe, en effet, qu'une Wikipédia francophone, animée par des contributeurs, venus des quatre coins du monde. Le statut d'administrateur n'entraîne aucun surcroît d'obligation légale. Comme tout contributeur, il est juste responsable de ce qu'il publie, mais pas de ce que les autres publient. La DCRI, s'est, ainsi rendue coupable, non seulement d'un comportement illégal, mais, en plus, d'un comportement, totalement, absurde voire ridicule. Mais on ne peut s'arrêter là. Le fait est que la DCRI vient de créer un précédent qui risque de faire jurisprudence, non seulement en France, mais sous d'autres cieux, également. Imaginez un Marzouki déchainé, armé d'un tel précédent, venu d'un pays supposé être un modèle de démocratie, qui plus est, et demandant à la justice tunisienne de mettre aux arrêts tout quidam qui se rendrait « coupable » d'écrire des paroles insultantes, à l'égard du Qatar ! Faites attention à ce que vous écrivez désormais, lorsque vous parlez du Qatar, s'il vous plait !

Où l'on apprend comment Marzouki et la DRCI découvrent l'effet Streisand

On ne joue pas impunément, avec le feu. Le jour même, où Marzouki promet la prison à 11 millions de tunisiens si jamais ils s'amusaient à dénigrer le Qatar, une page communautaire est créée incitant, justement, tout tunisien épris de liberté à le faire, immodérément, posant ainsi, un défi, sans précédent, au président le plus incompétent que la planète ait jamais, aussi lourdement, porté. En quelques heures, la page atteint presque 30 mille inscrits et promet d'atteindre, rapidement, les cent mille fans. Il ne serait pas étonnant, que des qataris s'y seraient inscrits, pour tirer la langue, à Marzouki. Les tunisiens et associés, s'amusent, follement, à montrer et à exercer, de la sorte, leur liberté de parole, chèrement acquise, faces aux balles, réelles, de ZABA, au moment où celui qui menace, aujourd'hui, de la leur confisquer, se la coulait douce, en France, aux frais du contribuable français. De l'autre côté de la méditerranée, justement, là où se cachait ce TIGRE EN PAPIER PEINT, durant la Révolution, la DRCI fait la même amère expérience. En effet, l'article visé par la censure de la DRCI devient, d'un coup, l'article le plus lu sur la Wikipédia francophone, avec 76000 visites, rien qu'au cours de la journée du 6 avril !

De plus, profondément remanié, il vient d'être traduit en 12 langues ! Qui dit mieux ? La communauté wikipédienne francophone ne bruisse que de l'affaire de la DCRI, depuis vendredi 5 avril 2013. Vous l'avez compris, cette affaire s'est révélée très, très mauvaise pour l'image de la France et de son président, François Hollande, aussi impopulaire que son « homologue » tunisien. L'affaire de la DCRI, acquiert, rapidement, une dimension internationale avec des retombées médiatiques, partout, en anglais, en hollandais, en russe et même en Arabe, langue dans laquelle, l'article vient d'être traduit, mais Marzouki ne le sait, probablement, pas. L'association qui promeut Wikipédia, en France : Wikimédia France, vient de faire paraître un communiqué où elle déplore cette situation inexplicable : « Contribuer à Wikipédia doit-il devenir une activité risquée, en France ? La DCRI n'a-t-elle pas l'arsenal juridique nécessaire pour faire respecter, si besoin, le secret militaire, par des méthodes moins brutales ? Nous l'espérions ».

Il faut savoir que Wikipédia constitue un relais médiatique, très puissant. La communauté wikipédienne est à même, de faire connaître cet incident à tous les niveaux de la société française, du fin fond de la France profonde, à l'Assemblée nationale française où l'opposition se chargera d'en faire son affaire et son cheval de bataille pour déstabiliser le gouvernement et la gauche au pouvoir. Wikimédia France ne comprend pas, en effet, et n'admet pas que l'on utilise l'intimidation et les méthodes expéditives contre un bénévole ½uvrant pour un accès, libre et gratuit, à la connaissance et l'information, pour le plus grand nombre, en France et partout, dans le monde. Wikipédia est un site internet à vocation encyclopédique, collaboratif et diffusé sous licence libre. Chaque contributeur de Wikipédia est invité à partager ses connaissances et est responsable du contenu qu'il produit. Depuis sa mise en ligne en 2001, Wikipédia est devenu un géant de l'Internet. Ainsi, Wikipédia est consultée chaque mois par près de 500 millions de visiteurs dans le monde, dont 20 millions rien qu'en France. Elle est écrite par des milliers de contributeurs volontaires et bénévoles. Wikipédia en français, compte, aujourd'hui, plus de 1,3 million d'articles divers. La DCRI a, peut-être, du souci à se faire...tout comme Marzouki en raison de ce que l'on nomme l'effet Streisand que je m'en vais vous expliquer.

L’effet Streisand est un phénomène Internet, qui se manifeste par l’augmentation, considérable, de la diffusion d’informations ou de documents, par le simple fait d’avoir été l’objet d’une tentative de retrait ou de censure. L’expression « effet Streisand », fait référence à un incident, survenu en 2003, au cours duquel, l'actrice américaine, Barbra Streisand, avait poursuivi, en justice, l’auteur et le diffuseur d’une photographie aérienne de son domaine privé, afin d'en empêcher la propagation. À ce propos, le photographe a expliqué avoir pris des photographies de propriétés privées, aux fins d’étude de l’érosion du littoral, dans le cadre d’un autre projet. La simple publication de la procédure judiciaire, engagée par Barbra Streisand, eut, pour conséquence, de faire, considérablement, connaître la photo de sa résidence, auprès des internautes américains. Plus de 420 000 personnes visitèrent le site de la photo, le mois suivant. Vous l'aviez, bien sûr, compris, l'effet Streisand, c'est un aspect d'un autre phénomène, plus général, que l'on nomme l'effet boomerang. Lorsque Marzouki recevra, à la figure, son propre boomerang, je vous assure qu'il n'en restera rien ! En attendant, chers lecteurs, pouvez-vous éclairer ma lanterne et me dire, comment, un défenseur farouche des droits de l'homme et des libertés, a-t-il pu, à ce point, se transformer en chantre, acharné, de la censure et de la bouche close, cousue et cloitrée et un amateur assoiffé de potences pour« laïcs extrémistes, tunisiens » ?

Tunisie Focus

Ses derniers articles: Dimanche , Ban Ki-moon a reçu le rapport des enquêteurs de l’ONU en Syrie  Une météorite tombe  Journée internationale de la démocratie . Bla-bla-bla chez les arabes