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«80% des laboratoires ne répondent pas aux normes»

Quatre-vingts pour cent des laboratoires et infrastructures de recherche scientifique en Algérie ne répondent pas aux normes internationales en matière de construction. C'est ce qu'a révélé, avant-hier à Sidi Bel Abbès, Abdelhafid Aoureg, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRST), à l'ouverture des journées d'étude (10 et 11 avril) sur la normalisation technique des infrastructures de recherche. Selon M. Aoureg, ces journées d'étude doivent justement permettre aux différents acteurs du secteur de la recherche d'aborder les différents aspects et standards internationaux en matière de construction des infrastructures de recherche ainsi que les normes de sécurité au sein des laboratoires. Mettant l'accent sur la normalisation technique des infrastructures, M. Aoureg a exhorté les vice-recteurs chargés de la recherche et de la programmation à accorder une plus grande attention dans le choix des bureaux d'études pour la réalisation des laboratoires de recherche. «Les offres techniques des bureaux d'études seront désormais rejetées si elles ne répondent pas aux normes ISO requises», a-t-il indiqué, précisant que cela est surtout valable pour la mise en ½uvre du second programme national de recherche (P2). Aussi, l'intervenant n'a pas manqué de rappeler que certaines universités «ont choisi des entreprises qui ont construit des laboratoires comme si l'on construisait des salles de cours». «On a été même obligés, dans certains cas, de procéder à la démolition de blocs entiers pour l'installation d'équipements de recherche aux dimensions et gabarits non prévus par l'étude», a-t-il reconnu. Pour M. Aoureg, le respect des procédures réglementaires de passation de marchés publics pour l'acquisition, la construction et l'équipement des infrastructures scientifiques est le seul moyen pour éviter de telles situations. Sur un autre plan, le directeur de la recherche scientifique au ministère de l'Enseignement supérieur a fait part du lancement de la plateforme de documentation scientifique sur le web à compter du 1er mai prochain. La documentation en ligne constituera, a-t-il dit, un outil de recherche adapté, devant permettre à tous les chercheurs nationaux d'avoir accès aux études et publications scientifiques internationales les plus récentes. «Ce portail de recherche sera également accessible aux étudiants et chefs d'entreprise porteurs de programmes de recherche scientifique», a-t-il précisé.

El Watan

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