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Driss Lachgar : Des coupes budgétaires “en dehors de la Constitution et de la loi”

L’arrêt de l’exécution de 15 MMDH des dépenses d’investissement, récemment décidé par le gouvernement, s’est fait “en dehors de la Constitution et de la loi”, a indiqué, vendredi à Rabat, le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), Driss Lachgar.

Lors d’une conférence de presse consacrée aux derniers développements de la situation politique et économique à l’échelle nationale, M. Lachgar a insisté que toute révision du budget d’investissement doit “passer par le Parlement”, prévenant que son parti “ne passera pas sous silence la marginalisation de cette institution constitutionnelle dont le rôle a été renforcé après la réforme de la Constitution”.

En plus d’affecter directement d’importants investissements dédiés au développement, cette mesure porte atteinte à des secteurs socioéconomiques vitaux, entrave les activités de nombre d’entreprises et réduit, par conséquent, les opportunités d’emploi, a-t-il fustigé, ajoutant que la décision gouvernementale est également susceptible de “diminuer les recettes fiscales de l’Etat”.

Le gel de 15 MMDH d’investissements “porte un coup à la stratégie adoptée par le Maroc, sous le nouveau règne ainsi que sous le gouvernement d’alternance, laquelle stratégie tablait sur les investissements structurants pour rattraper le retard qu’accusait notre pays en matière de développement”, a fait valoir M.Lachgar.

Ces investissements, poursuit-il, “ont contribué au développement des infrastructures de base et des équipements nécessaires au décollage de l’économie marocaine, de même qu’ils ont favorisé le développement des entreprises, généré des centaines de milliers d’emplois et fait de notre pays une destination prisée des investissements étrangers”.

Le dirigeant socialiste, qui trouve que la conjoncture économique actuelle présente des points de similitude avec celle ayant prévalu du temps de la politique d’ajustement structurel qui avait mis en péril l’économie marocaine”, a invité le gouvernement à “réfléchir à une sortie réelle de cette impasse”.

Il a préconisé, à cet effet, “l’ouverture d’un dialogue national, d’abord au niveau des institutions, sur le sort de l’actuelle expérience et du projet sociétal pour lequel ont milité les forces politiques démocratiques, les instances syndicales, de la société civile et de la jeunesse et les organisations des droits de l’Homme”.

Après avoir rappelé les réserves qu’ont émises les instances et le groupe parlementaire de l’USFP sur le projet de budget, considéré comme “non réaliste et fondé sur des données erronées”, M. Lachgar a averti que le maintien de la ligne politique actuelle “risque d’avoir de graves retombées sur notre pays”.

Le Conseil du gouvernement, réuni le 4 avril, avait adopté le projet de décret n 2-13-285 relatif à l’arrêt de l’exécution de15 milliards de dirhams des dépenses de l’investissement au titre de l’exercice 2013.

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, avait précisé, dans un communiqué lu lors d’un point de presse au terme de la réunion du Conseil, que cette mesure concerne l’ensemble des dispositions prises par le gouvernement pour faire face aux répercussions de la conjoncture actuelle sur l’équilibre des finances publiques et vise la consécration des principes de la bonne gouvernance en matière de gestion des finances publiques, l’amélioration de la programmation de l’exécution des crédits et l’accélération de leur réalisation au titre de l’exercice 2013.

La Nouvelle Tribune

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