mis à jour le

Police Nationale : Les flics menacent encore

La tendance de la Section syndicale de la police nationale se réclamant de l'adjudant chef  Siméon Keita (aux arrêts avec plusieurs de ses camarades) l'a fait savoir le mercredi dernier au cours d'une conférence de presse. Ces syndicalistes menacent d'adopter la manière forte si leurs camarades arrêtés ne sont pas libérés dans un bref délai.

La SPN récidive. La semaine dernière, pour des intérêts personnels, deux groupes de policiers s'étaient livrés à des tirs dans la cour du Groupement Mobile de Sécurité (GMS). C'est dans ce cadre qu'une délégation du syndicat national de la police  (tendance Siméon) conduite par le sergent chef Mahamane Ousmane, a rencontré le mercredi 10 avril 2013, dans  les locaux de la CSTM,  les journalistes. L'objectif, informer les hommes de média sur la situation malheureuse qui prévaut au sein de la police et leur détermination à aller jusqu'au bout par rapport à l'arrestation, qu'ils jugent arbitraire, de certains des  leurs.

Dans un message très clair et sans ambigüité, le conférencier du jour, en l'occurrence le sergent chef de police, Mahamane Ousmane, a expliqué que les   événements survenus dans la cour du GMS ces derniers jours, demeurent la suite du différend qui a toujours opposé les syndicalistes (promus aux grades supérieurs) et certains éléments «révolutionnaires» qui se réclament du  Mouvement du Renouveau de la Section syndicale de la Police Nationale et qui  n'arrivent pas à digérer la promotion accordée à leurs adversaires syndicalistes,  malgré toutes les actions qu'ils ont eu à mener lors des événements du coup d'Etat du 22 mars 2012 et du contre-coup des 30 avril et 01 mai de la même année.  Mahamane Ousmane poursuit en disant qu'il ne comprend pas pourquoi c'est seulement dans la police que cette promotion pose problèmes, alors qu'elle n'est pas la seule bénéficiaire. Apparemment très déçu, le conférencier n'a pu cacher sa colère face à la mission militaire qui était venue pour désarmer les deux camps. Il estime que cette mission mixte, composée de militaires, de  gardes et de gendarmes, s'est laissée entraîner par les policiers révolutionnaires.  À l'en croire,  pour procéder à des arrestations arbitraires des syndicalistes. Toute chose qui, selon lui, est illégale et montée de toute pièces par certains politiques, notamment, Jeamille Bittar, un baron du PDES et très proche du président déchu ATT. Comme pour mettre en garde les autorités politiques du pays, le sergent Mahamane soulignera que, si leurs camarades syndicalistes  emprisonnés au camp du génie militaire ne sont pas libérés dans les plus brefs  délais, lui et ses camarades n'hésiteront pas à adopter une autre posture pour se faire entendre.

Cette rencontre a été une occasion pour les syndicalistes de révéler aux journalistes que leur secrétaire général, Siméon Kéita, qui avait été interpellé par la gendarmerie, demeure toujours en garde-à-vue. « Une autre situation qui nous préoccupe sérieusement», a enfin confié le conférencier.

A noter que les affrontements, dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 avril derniers, ont fait  un mort,  un blessé et une dizaine de policiers arrêtés. Sans oublier aussi la saisie des munitions et plusieurs armes de guerre.

Mais quels que pourront être les soubresauts et les états d'âme des uns et des autres, force devra rester à la loi afin que les paisibles citoyens maliens puissent faire prévaloir à tout moment et en tout lieu, le droit inaliénable à la sécurité de leurs personnes et de leurs biens.

 

Dramane Dembélé 

Mali Web

Ses derniers articles: Atelier de concertation du HCR sur le retour des réfugiés et déplacés du Mali : Les acteurs en conclave pour la facilitation du processus  ORTM / Journal TV 20h du 15 Septembre 2013  L’étrangleur de Bagadadji étranglé 

police

AFP

Egypte: six morts dans une attaque contre la police au Caire

Egypte: six morts dans une attaque contre la police au Caire

AFP

Zimbabwe: la police réprime une manifestation de l'opposition

Zimbabwe: la police réprime une manifestation de l'opposition

AFP

Alger: la police empêche un rassemblement de syndicalistes

Alger: la police empêche un rassemblement de syndicalistes