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Autant le dire… : Ma commune, ma quote-part et son développement

« Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays », pour paraphraser John F. Kennedy qui s'adressait ainsi à son peuple américain. Ça tombe bien au moment où de nouveaux maires, de nouveaux dirigeants sont appelés à prendre la destinée de nos villes, de notre pays. Partout, en ce moment, on assiste à l'installation officielle de maires, à des prises d'engagements par ceux-ci, mais également par des populations dans l'euphorie de la fête.

A Bobo-Dioulasso, c'est ce samedi que les sept maires d'arrondissement et le maire de la commune seront officiellement installés. Il est évident que chacun prendra des engagements pour les cinq prochaines années. Autrement, il sera question pour les uns et les autres de dire ce qu'ils peuvent faire pour leur ville au cours des années suivantes. Pour les maires comme pour les populations, ces engagements ne pourront être respectés sans que chacun prenne ses responsabilités. Mais davantage pour les populations que pour les maires, car, qui que soit le maire d'une commune, celui-ci ne peut réussir son mandat sans l'implication effective des populations. C'est en ce moment que nous devons, chacun de nous poser la question de savoir ce que nous pouvons faire pour notre commune et non qu'est-ce que notre commune peut faire pour nous. Des exemples simples. Pour ce qui concerne l'assainissement, le cadre de vie, il suffit que chaque ménage balaie tous les matins devant sa porte et la ville sera propre. Indiscutablement. Si chaque ménage prend soin de se doter d'une fosse septique, les eaux usées ne se retrouveront plus dans les caniveaux, encore moins dans la rue. Si nous ne jetions pas les ordures dans les caniveaux, ils seraient sans doute moins bouchés ; et les inondations seraient également moindres. Et notre cadre de vie serait ainsi assaini.

On crie, on vilipende que notre ville manque de rues propices à la circulation. Mais, en vérité, que faisons-nous pour bénéficier de rues plus adaptées ? Au contraire nous sommes les premiers à brûler des pneus sur les chaussées, les dégradant ainsi et à casser les feux tricolores. Alors que, combien sommes-nous à payer la simple taxe de résidence dont doivent se servir nos maires pour développer nos villes ? Combien sommes-nous à accepter de payer nos taxes et impôts ? Alors qu'un maire de commune ne peut développer sa ville sans taxes ni impôts. Les aides et subventions que reçoivent les maires, sont les impôts et les taxes que des citoyens ont payés dans leur ville. Parlons du désordre au centre-ville. Ce n'est ni un maire, ni un conseiller municipal qui crée le désordre. Mais bien nous les citoyens de la ville. Quand l'autorité intervient pour mettre de l'ordre, nous sommes les premiers à nous plaindre. Il est vrai qu'il y a des maires qui, visiblement sont incapables d'amorcer un quelconque développement.

Mais, heureusement ils ne constituent pas la majorité de nos élus. En effet, le développement d'une commune repose sur la capacité des habitants de cette ville à se mobiliser, à faire chorus autour de programmes et projets de développement bien ficelés. C'est pourquoi, si nous voulons que nos villes amorcent véritablement leur essor économique, il nous revient de nous engager auprès de nos élus pour qu'ensemble nous relevions les défis du développement. Tous ceux qui pensent et disent « il a dit qu'il peut non, il n'a qu'à faire on va voir » ; ou encore « on va attendre de voir de quoi il est capable » ; etc, n'auront pas raison tant qu'ils ne s'engageront pas à temps. Car, on ne peut vouloir le développement de sa ville, de son bien-être à soi en se mettant en dehors du processus qui doit y conduire.

Dabaoué Audrianne KANI

L'Express du Faso

Le Faso

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