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Agro-business : La fibre du dah, un produit porteur…

Grâce à l'entreprise FIMA SARL, dont le siège est implanté au stade Babemba dans la capitale du Kénédougou, la culture du dah commence à prendre de l'ampleur dans le Mali sud. De nos jours, les revenus tirés par les producteurs agricoles de plusieurs localités du sud du Mali à partir de la vente de la fibre du dah sont évalués à plusieurs dizaines de millions de FCFA.

En effet, des avis de témoins sur place, il ressort que la fibre du dah est de plus en plus priorisée pour les fabricants des sacs et autres emballages. Ainsi, M. Adama Sidibé de soutenir que l'activité relative à la culture du dah fait qu'aujourd'hui plusieurs dizaines de familles rurales du cercle de Yanfolila, dans la région de Sikasso, parviennent à faire face à leurs besoins financiers sans trop de difficultés.

M. Sidibé de confier ceci : « La fibre du dah occupe le deuxième rang en matière de revenus après le coton. En faisant la promotion de la culture du dah, cela permettrait de diminuer les difficultés économiques des paysans. Grâce aux retombées économiques tirées à partir de la vente de la fibre du dah, certains paysans parviennent à financer leurs campagnes cotonnières et céréalières ».

Pour sa part, dame Salimata Ouattara a soutenu que la culture du dah permet aujourd'hui à plusieurs femmes rurales de gérer financièrement leurs quotidiens sans trop dépendre de leurs maris (époux). Elle dira qu'auparavant, ce sont les hommes qui prenaient en charge toutes les dépenses des femmes, mais aujourd'hui, en cultivant le dah, cette donne semble changer à cause de l'appui dont plusieurs femmes rurales ont bénéficié auprès de l'entreprise FIMA SARL.

Quant à Siaka Diakité, il dit avoir axé le gros de ses activités agricoles sur la culture du dah. Bien qu'étant un des gros cultivateurs de coton dans l'ex-région CMDT de Bougouni, notre interlocuteur soutient que la culture du dah lui a permis de corriger le tir sur le plan économique. Il a dira que les plus hautes autorités du Mali doivent faire en sorte que la culture du dah soit priorisée au côté de celle du coton, surtout dans les régions de Sikasso et de Ségou, où les terres sont généralement fertiles.

M. Diakité d'ajouter que l'Entreprise FIMA SARL dont le PDG est M. Modibo Sidibé dit Junior, doit être accompagnée et encouragée dans ses activités de promotion et de valorisation de la culture du dah. Au Mali, a-t-il ajouté, nous disposions assez de terres fertiles, rien qu'en les valorisant, nous pourrions nous tirer d'affaires sur tous les plans.

De son côté, M. Modibo Sidibé « Junior », a confié, qu'il s'ait lancé dans les activités relatives à la promotion de la culture du dah, après moult réflexions et analyses. Il soutient, qu'il a trouvé que la promotion et la valorisation de la fibre dah peut constituer de vraies sources de revenus économiques pour nos producteurs agricoles, qui, d'une façon générale, axaient leurs activités agricoles sur des cultures régaliennes telles que: le coton, le mil, le sorgho, le maïs, le riz, la pomme de terre, l'igname, la patate, entre autres.

Des propos d'un spécialiste du secteur rural, les producteurs maliens n'avaient pas en la réussite d'une autre activité agricole en dehors de celle relative au coton. Aujourd'hui grâce aux efforts entrepris par la Fibre du Mali (FIMA SARL) l'activité agricole relative à la culture et à la valorisation du dah commence à prendre de l'ampleur dans plusieurs localités des : 3ème, 2ème et 4ème régions du Mali.

Par ailleurs, Modibo Sidibé a ajouté qu'en ses débuts dans cette activité, il a rencontré pas mal de difficultés, tant sur les plans : financier, humain que matériel. Avant de confier ceci : « J'ai commencé avec une somme dérisoire. Mais avant tout, j'ai d'abord misé sur ma jeunesse et mon ambition de réussir dans cette activité. Ici, je préfère passer sur ces périodes de vaches maigres. Ce qui me semble juste aujourd'hui, « Dieu merci » est qu'à force de persévérer l'entreprise FIMA SARL est parvenue à nouer des partenariats fructueux et bénéfiques avec plusieurs sociétés et entreprises, notamment : FILTISAC de la Côte d'Ivoire, la BNDA du Mali et l'IFDC/DEBPEA, qui est mon partenaire technique».

Le patron de FIMA SARL de reconnaître la valeur d'un homme, s'agissant du PDG  de la BNDA, Moussa Alassane Diallo, qui n'aura ménagé aucun effort pour apporter aide et appui financier à l'entreprise FIMA SARL dans ses activités de promotion et de valorisation de la culture du dah. Les appuis dont bénéficie l'entreprise FIMA SARL auprès de la BNDA surtout pendant la campagne de commercialisation de la fibre du dah sont estimés à des dizaines de millions de FCFA, a ajouté Modibo Sidibé dit Junior. Quant au paiement des producteurs, il se fait de façon régulière et rapide.

Par Zhao Ahmed A. Bamba

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