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La grève dans l’éducation largement suivie

Un sit-in de protestation est prévu le 17 avril prochain devant le siège du ministère de tutelle. La grève observée, hier, par les travailleurs de l'éducation, affiliés à l'Union nationale des professionnels de l'éducation et de la formation (Unpef), a été largement suivie dans les établissements scolaires. Le taux de suivi de ce débrayage motivé par des revendications liées notamment à une nouvelle refonte du statut particulier des travailleurs a été de 65% en moyenne. Le bilan communiqué par le syndicat initiateur de cette action indique des pourcentages allant de 25 à 90% de suivi au niveau des établissements de l'ensemble du territoire national. «Toutes les catégories professionnelles du secteur de l'éducation dénoncent les injustices et les anomalies contenues dans le statut régissant le secteur (décret 240/12) qui a été pourtant modifié en 2008. Enseignants, adjoints de l'éducation, corps communs, intendants et directeurs des établissements se sentent tous lésés par les dispositions du texte et réclament une réouverture pour corriger les injustices», a expliqué Messaoud Amraoui, secrétaire national chargé de la communication à l'Unpef, qui estime que ce sont ces insuffisances qui expliquent l'adhésion record des travailleurs du secteurs aux actions de protestation réclamant une refonte dudit texte. Des représentants de syndicat ont massivement adhéré aux sit-in organisés devant les directions de l'éducation. A souligner que cette action sera suivie par l'organisation d'un sit-in, le 17 avril prochain, devant le siège du ministère de l'Education, à Alger, et ce, pour le même motif qui s'ajoute à d'autres revendications socioprofessionnelles. «Nous avons sollicité, à maintes reprises, la tutelle pour l'amendement des textes consacrant l'injustice, mais malgré les promesses faites au début de l'année scolaire, aucune démarche ne présage un aboutissement proche de notre requête», explique un syndicaliste. L'Unpef juge «ingrates» certaines dispositions qui excluent, selon les syndicalistes, beaucoup de catégories des avantages de la progression dans la carrière et les avantages salariaux suivant la promotion. «Le texte favorise beaucoup plus les nouvelles recrues fraîchement diplômées et nous considérons que c'est un véritable massacre des enseignants détenant des diplômes hors spécialité, mais qui ont une longue expérience dans le secteur. Les ouvriers professionnels, les adjoints de l'éducation et les agents de sécurité se disent aussi être les catégories les plus lésées par le statut, concernant les avantages et la carrière», ajoutent-ils.  

El Watan

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