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Mbagnick Diop, président du Meds : ''L'industrie doit jouer un rôle d'entraînement de l'économie''


''L'industrie doit, plus que jamais, jouer un rôle majeur d'entraînement de l'économie pour la croissance, l'emploi et l'innovation'', a-t-il dit, à l'ouverture du colloque sur ''rôle et impact de la compétitivité dans les politiques de croissance économiques''. Toutefois, M. Diop a ajouté que cette industrie doit adapter son ''modèle, tout en bénéficiant d'un environnement qui lui permette de répondre durablement aux enjeux du XXIème siècle''. Ce qui lui permettra de ''reconquérir la place qui doit être la sienne, aux tous premiers rangs de l'excellence mondiale''.

M. Diop a rappelé que le Sénégal, au 111eme rang sur les 112 économies dans le rapport global sur la compétitivité, celle-ci serait ''plombée par la corruption, handicapée par le système judiciaire''. «Même si notre pays n'en a pas ''l'apanage'', la corruption y apparaît comme ''un des principaux facteurs entravant et handicapant la compétitivité et expliquant les contreperformances de l'économie, à côté d'un accès difficile au financement du secteur privé dominé essentiellement par les Pme-Pmi», précisera-t-il.
D'autres facteurs, selon le Président du Meds, concourent au freinage de la performance des entreprises. Il s'agit, notamment, de la fiscalité appliquée sur les entreprises, des déficiences de l'environnement juridique, d'une main d'½uvre qualifiée.

A sa suite, l'Ambassadeur du Sénégal à Paris a félicité le Meds et son patron pour avoir pris cette initiative d'organiser ce colloque. ''Parler de compétitivité, de croissance, c'est avoir l'espoir en l'avoir'', a souligné Paul Badji qui a présidé la rencontre, avant d'ajouter que le plan d'ajustement structurel des années 1980-1990 a retardé le Sénégal de plusieurs années. ''Ce gap n'est pas encore résorbé'', a fait savoir le diplomate sénégalais.

Jacques Attali, chargé d'introduire le thème générique, a décliné les avantages comparatifs du Sénégal par rapport aux pays francophones au Sud du Sahara, grâce à sa stabilité politique, sa démocratie, son niveau de développement économique et culturel. Mais, l'économiste français a attiré les autorités sénégalaises à ne pas dormir sur leurs lauriers, d'autant plus que des pays anglophones comme le Ghana, le Kenya ont pris de l'avance sur celui de la téranga. Il a également appelé les autorités sénégalaises à faire face à l'enclavement de la Casamance qui regorge d'énormes potentialités dont l'exploitation nécessite le désenclavement de cette région.
REWMI QUOTIDIEN

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