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Atteinte aux biens publics (garde nationale) : Le caporal Mahamadou Samaké dit Benjamin condamné à trois ans de prison ferme et 15 millions Fcfa de dommages et intérêts.

Le mardi 9 avril dernier, à la Cour d'Appel de Bamako, l'audience qui a retenu l'attention de l'assistance a été celle du caporal Mahamadou Samaké dit Benjamin et Souleymane Kamian, poursuivis pour atteinte aux biens publics de l'Etat.

 Il ressort de l'arrêt de renvoi que  le 13 Novembre 2010, l'Adjudant chef Souleymane Keïta, officier de détails et le sergent Abdoulaye Sory Diakité, chef comptable de Léré, sollicitèrent le caporal Mamadou Samaké dit Benjamin, secrétaire à la Division administrative et financière de la Garde nationale du Mali, en vue de diligenter le processus de virement des salaires des gardes dans le compte bancaire et lui remirent respectivement les sommes de 8 892 880 Fcfa et 8 130 000 Fcfa, soit un montant total de 16 722 880 Fcfa.

Quelques heures après la remise desdits sommes, Mahamadou Samaké dit Benjamin disparut dans la nature et avoua son forfait à son ami, Adama Kamian. Lequel, après avoir empoché 1 000 000 Fcfa, conseilla à Mamadou Samaké dit Benjamin de se rendre chez son neveu, Souleymane Kamian, commerçant de son état. La somme de 6 000 000 Fcfa fut immédiatement  expédiée à Souleymane par western Union. Ainsi, Amadou et Mahamadou se rendirent ensemble à Abidjan chez le susnommé, à qui ils remirent le reliquat du montant détourné, soit environ 9 000 000 Fcfa. Au cours de l'information, Souleymane Kamian reconnut avoir ledit montant, mais déclara les avoir remis à Mamadou Korobara, également commerçant à Abidjan.

Il est important de signaler que le nommé Adama Kamian n'a jamais pu être identifié pour faire l'objet d'une quelconque inculpation et il demeure introuvable. De ce fait, son audition n'apparaît nullement dans le dossier. Amadou Korobara qui a été inculpé pour complicité du crime d'atteinte aux biens publics reproché à Mahamadou Samaké et Souleymane Kamian est décédé en détention préventive pendant que l'information était en cours.

Lors des débats contradictoires à la barre, de plus de 2h d'horloge, Mahamadou Samaké dit Benjamin, dans ses explications, fera savoir que ce n'était nullement pour apprendre le commerce auprès du sieur  Souleymane Kamian, comme tentera de faire croire la Cour. Il dira aussi que le sieur Souleymane Kamian savait bel et bien qu'il avait l'idée de se rendre aux Usa avec les sous remis par Adama Kamian, l'oncle de ce dernier. Bref, il faut savoir que les magistrats ont dû user d'expérience et professionnalisme avant de pouvoir connaitre la vérité. En effet, les accusés ont finalement craqué et se sont décidés à reconnaître et avouer les faits.

La partie civile, dans sa constitution, a simplement requis de la Cour, le remboursement des sous détournés par Mahamadou Samaké dit Benjamin et son complice Souleymane Kamian. Une somme qui s'élève à 15 millions 722 mille francs Cfa. Quant au représentant du Ministère public, il requiert 5ans de prison ferme pour Mahamadou Samaké dit Benjamin et son complice Souleymane Kamian qui ont bénéficié de circonstances atténuantes.

Après avoir délibéré conformément à la loi, la Cour a déclaré les accusés coupables des faits qui leur sont reprochés avant de les condamner à 3 ans de prison ferme chacun et à payer solidairement la somme de 15 millions 722 mille francs Cfa à titre de dommages et intérêts.

Seydou Oumar N'DIAYE   

 

Accusé de coups mortels :

N'Gogo Dao condamné à 5 ans ferme et  10 millions Fcfa de dommages intérêts

 La deuxième salle  d'audience de la Cour d'appel de Bamako, dans le cadre de la 1ere session ordinaire de la Cour d'assises, a servi de cadre, le mardi 9 avril dernier, au procès qui oppose le Ministère public à N'Gogo Dao et autres, accusés de coups mortels et complicité de coups mortels. Les faits ont eu lieu à N'Gorola, commune rurale de Koury.  .

 Il ressort de l'arrêt de renvoi que le Sieur N'Gogo Dao est né vers 1979 à N'Gorola, commune rurale de Koury, de Outo Gourou et de N'Diré Dao, cultivateur domicilié à Tinkoro, commune rurale de Koury, cercle de Yorosso.

C'est courant novembre 2009 à N'Gorola, cercle de Yorosso, que la famille Dao, à laquelle appartiennent les frères N'Gogo, Zani et Jeune, a tenu une réunion à l'issue de laquelle, la surveillance nocturne de leur champ de coton fut décidée afin de prévenir une éventuelle dévastation par les animaux. C'est ainsi que dans la nuit du 25 novembre 2009, les personnes susnommées décidèrent de mettre en application les recommandations de ladite réunion.

Toujours selon l'arrêt de renvoi, N'Gogo qui détenait un fusil de marque «Simplex» a devancé ses frères au champ, où il a constaté la présence d'un troupeau de bovidés. Lorsqu'il a voulu conduire les animaux au village, l'un des bergers, en la personne de Boubacar Sidibé, qui faisait paître les bovidés, s'est opposé à sa décision. Alors, le Sieur N'Gogo s'est servi de son arme en tirant à bout portant sur la jambe droite du récalcitrant. Boubacar Sidibé rendit l'âme, suite à ces blessures, le lendemain, après son admission à l'hôpital.

N'Gogo Dao et ses complices ainsi que les parties civiles étaient tous à la barre. Au cours des débats contradictoires, le Sieur  Dao qui, à l'entame, avait commencé à rejeter les faits à lui reprochés, a fini par faire des aveux devant une cour  composée de Kamafily Dembélé (président), assisté de Alou Badra Nanakassé et de Boureïma Garigo.

Il est important de savoir que contrairement à ses frères Zani et Jeune, le principal accusé, N'Gogo Dao, a nié la tenue de la réunion nocturne. Lors de l'audience, Lamine Dao, lui aussi cité parmi les complices, a réfuté les allégations de la Cour, avant de faire savoir que c'est vrai qu'ils partagent le même nom, mais qu'il n'a cependant aucun lien ni avec Zani,  ni avec Jeune, encore moins avec N'Gogo. Par conséquent, ils ne cultivent pas le même champ.

Lamine Dao a dit ne pas savoir ce qu'il fait dans les rangs des accusés car il n'a rien à voir dans cette histoire. Et que c'est lui qui aurait demandé à Zani d'amener son frère N'Gogo à la gendarmerie de Koury afin qu'il réponde de ses faits. Dans leur plaidoyer, les conseils des accusés ont fait savoir que la preuve de complicité n'est pas établie contre Zani, Jeune et Lamine. Ils ont alors requiert l'acquittement de ces derniers. Démarche qui a convaincu  la Cour.

Quant à Djibril Sidibé, frère du berger décédé, donc partie civile, il a réclamé la somme de 120 millions de nos francs en guise de dommages et intérêts.

Après plus de 2h de débats, la Cour, dans sa sagacité, a condamné N'Gogo Dao à 5 ans de prison ferme et à verser 10 millions de nos francs à Djibril Sidibé. Quant aux autres accusés, à savoir Zani, Jeune et Lamine, tous cités comme complices, ils ont été purement et simplement acquittés.

Seydou Oumar N'DIAYE       

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