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Ligue des champions d’Europe : DORTMUND, C’EST INCROYABLE !

Mené 2-1 jusqu'à la 91è minute de jeu, le club allemand a arraché une qualification inespérée en inscrivant deux buts en une minute dans le temps additionnel (3-2)

Terminer premier du groupe de la mort en tapant successivement le Réal Madrid, Manchester City déboîter le Chakhtior Donetsk en huitième de finale, tout gagner à domicile en ne prenant qu'un seul but en quatre matches... Pour finalement se faire sortir en quarts de finale par Malaga en s'inclinant à domicile après avoir obtenu le nul en Espagne : c'est ce qui a failli arriver à Dortmund. Jusqu'à la 91è minute de jeu, Malaga avait réussi le match presque parfait, mêlant solidité défensive et justesse face au but. Mais en à peine une minute, les Espagnols ont totalement craqué et c'est finalement le Borussia qui arrache son billet pour les demi-finales (3-2). Un match fou fou fou comme on les aime tous. Sauf les supporters de Malaga. Le titre de champion d'Allemagne est à Munich, la plus belle tribune d'Europe est à Dortmund. Dès le coup d'envoi, l'incroyable Südtribune met une ambiance exceptionnelle dans un stade plein à craquer. Pas de quoi impressionner Malaga, qui réalise une excellente entame de partie grâce à un pressing haut très efficace. Surpris mais pas réellement mis en danger, les Allemands ont besoin de dix minutes pour mettre le pied sur le ballon. Ils ne le lâcheront plus. Toulalan et Camacho reculent d'un cran et se collent à leur défense, ce qui oblige Joaquin, Duda et Isco à venir chercher les ballons très bas, isolant totalement Julio Baptista. Les hommes de Manuel Pellegrini tentent de relancer propre, ce qui se traduit souvent par des pertes de balle dans leur camp. Sur l'une d'entre elles, Lewandowski, servi par Götze, tente un lob de vingt mètres qui passe juste au-dessus. Comme à l'aller, Malaga fait le dos rond et joue parfaitement le coup sur ses rares opportunités. Un mauvais dégagement de la tête, un décalage à l'entrée de la surface, une feinte de frappe, un tir du gauche dans le petit filet de Weidenfeller, et un but très coquin de Joaquin sur la première tentative espagnole du match. Sonné, le BVB profite d'une énième perte de balle de Malaga, mais surtout d'un geste de génie de Reus pour revenir avant la pause. Le prodige allemand claque une talonnade magique qui offre à Lewandowski un face-à-face avec Caballero, que le Polonais remporte. Pour la première fois depuis le début de son épopée européenne, Malaga a encaissé un but en première période. Une situation qui n'a pas vraiment l'air de les affecter. Juste avant et juste après la pause, les Espagnols se créent en effet deux énormes occasions sur deux coup-francs similaires, mais Weidenfeller s'interpose à chaque fois. Le portier allemand profite d'abord de la mollesse de la tête de Joaquin avant de réaliser une superbe manchette sur un nouveau coup de boule du milieu espagnol. Malgré cette frayeur, Dortmund a la maîtrise du ballon. Mais en dehors d'une frappe écrasée de Lewandowski, d'une reprise dévissée de Götze et d'un but de Lewandowski logiquement refusé pour un hors-jeu du mot compte triple Blaszczykowski, les occasions se font attendre. Les hommes de Jürgen Klopp ont énormément de mal à se montrer dangereux sur attaques placées, au contraire de Malaga qui, au terme d'une action limpide, voit Toulalan balancer une mine difficilement repoussée par Weidenfeller. Il faut attendre le dernier quart d'heure pour voir le BVB se lâcher. C'est le moment que choisit Caballero pour sortir deux arrêts de grande classe, mêlant chance et réflexe fou, sur des frappes de Reus et Götze. Forcément, les Allemands s'exposent, et Malaga en profite immédiatement pour planter un contre assassin conclu par Eliseu, pourtant clairement hors-jeu. On pense le match plié, mais le Westfalenstadion va vivre des arrêts de jeu hallucinants : sur un centre de Subotic, Reus pousse le ballon au fond des filets. Sur l'action suivante, Schieber dévie pour Reus dont la frappe arrive sur Santana (hors-jeu?) qui s'y reprend à deux fois pour marquer à bout portant. Fou. Le stade explose, la Südtribune vibre comme jamais. C'est ça le foot bordel !

GALATASARAY SORT SUR UNE NOTE POSITIVE

Dommage. C'est assurément le mot qui vient à l'esprit à la fin de cette rencontre entre Galatasaray et le Real Madrid. Dommage, car ces Turcs se sont réveillés trop tard. Sonnés d'entrée par un but de Cristiano Ronaldo, ils n'ont su se rebiffer qu'après l'égalisation d'Eboué, en seconde période. L’espace d’un quart d’heure, ils marqueront par deux fois. Un enchaînement petit pont-frappe de Sneijder, une madjer de Drogba. Des gestes dingues qui ont même fait croire au stade Ali Sami Yen Spor qu'un exploit, jusque-là inconcevable, était finalement possible. Que la magie du football allait opérer. Mais non. Il était déjà trop tard. Comme si la tâche n'était pas suffisamment ardue, le Galatasaray doit faire sans son meilleur buteur Burak Yilmaz. Sanctionné pour une simulation qui n'en était pas une au Santiago Bernabeu, l'attaquant purge bien sa peine, la plainte de son club ayant été rejetée par l'UEFA. C'est Umut Bulut qui assiste Didier Drogba en attaque. En face, Mourinho ne prend pas le retour à la légère : les suspendus Sergio Ramos et Xabi Alonso sont respectivement remplacés par Pepe et Modri?. Du reste, le match démarre sur un bon rythme. Si les Sang et Or font preuve d'un enthousiasme un brin bordélique, en face, la machine est toujours froide de réalisme. Seconde offensive, Özil sert Khedira côté droit, lequel centre à destination de Ronaldo, qui détourne le cuir pour battre le portier (0-1, 8e). Ça y est, c'est fini. Ce but condamne définitivement le Gala, désormais dans l'obligation d'en planter cinq. La fidèle Türk Telekom Arena tire la gueule. Pourtant, ses onze protégés font preuve de bonne volonté. Toujours avec cet enthousiasme caractéristique mais toujours avec ces erreurs techniques qui les empêchent de finir leurs actions. Le Real, de son côté, peut laisser venir, et profiter, quand il le désire, de bonnes situations de contre. On aura droit ainsi à un caviar en talonnade de CR7 pour Di María dans la surface, qui butera cette fois sur Muslera. Mais c'est véritablement tout. A la pause, on reste sur une impression de match haché, loin d'être passionnant. Justement pour sortir sur une bonne note, et tenter d'inquiéter enfin la défense madrilène, coach Terim fait entrer le remuant Amrabat. Mais rien n'y fait. Les Lions, sans espoir, ne parviennent pas à emballer un match qui demeure pollué par un trop grand nombre de fautes. On commence à s'emmerder ferme. Heureusement, sur un nouveau contre, Cristiano Ronaldo se procure une belle occasion de but : bien servi par Di María, le Portugais rate cependant sa frappe à bout portant, la faute à un sale contrôle. Un premier sursaut, puis un second sur l'action suivante. Amrabat déborde sur son aile gauche, et son centre file vers l'extérieur de la surface, où déboule Eboué pour planter une énorme frappe, pleine lulu (1-1, 57e). Un but qui réveille la Türk Telekom Arena. Et pas que. De fait, le match s'emballe. Vraiment. Remontés à bloc, les Turcs se font plus entreprenants. Sneijder, après avoir complètement foiré sa frappe sur une offrande de Coentrão, se rattrape avec une merveille d'enchaînement : servi à l'entrée de la surface, il se débarrasse de Varane d'un petit pont sur son contrôle, et s'en va battre Diego Lopez (2-1, 71e). Et ces Lions ne sont pas rassasiés. Quelques secondes plus tard, c'est au tour de Drogba de claquer une madjer magnifique (3-1, 72e). Dingue. On commence même à croire à l'exploit finalement. Complè-tement à la rue, ce Real qui a joué sur un petit rythme toute la partie subit les assauts turcs. Mais finit par dissiper la tempête. En conservant le ballon, en cassant le rythme. Cristiano en plante même un dernier, pour la forme (3-2, 90e+3). Le Real obtient donc sa qualification pour les demi-finales. Mais que ce fut laborieux pour les Merengues.

L'essor

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