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Dédougou : Insatisfaits, les étudiants s'installent au gouvernorat

Les étudiants du Centre universitaire polytechnique de Dédougou (CUPD) ne sont pas satisfaits de leurs conditions de vie et d'études. Hier 10 avril, ils ont décidé de « déserter » les salles de classes, plats et cuillères en mains, pour exprimer leur ras-le-bol devant les autorités de la région.

Après les nombreuses concertations infructueuses avec les responsables de l'université, la direction régionale des enseignements secondaires et supérieurs et le gouverneur de la région qui ont conduit au mot d'ordre de grève de 48 heures observé les 18 et 19 mars 2013, les étudiants du Centre universitaire polytechnique de Dédougou sont à nouveau en grève.

Cette fois-ci, ils ont décidé de « durcir le ton » en initiant un sit-in de 96 heures devant le gouvernorat. Plats, cuillères et pancartes en mains sur lesquelles l'on pouvait lire entre autres : « On est fatigué, les étudiants du CUPD ne sont pas des mendiants ; conditions d'études égales à restaurants universitaires, Wifi, Foner, cité, « à c½ur vaillant rien d'impossible », ce mercredi 10 avril, ils ont auparavant arpenté les artères de la ville pour manifester leur mécontentement aux autorités de la région. Partis à 7 h 30 du parc auto du Centre, la centaine d'étudiants acquise ce jour à la cause de l'Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB) section de Dédougou, organisatrice principale de la grève a tenu à marquer un arrêt à la direction régionale des Enseignements secondaire et supérieur avant de converger vers le gouvernorat. Le gouverneur en mission, c'est le Secrétaire général de la région, Bernard Béba qui a reçu le président de l'ANEB section de Dédougou et ses « lieutenants ».

Dans une déclaration dont nous avons reçu copie, Bassiriki Ouattara a, au nom de ses camarades, rappelé que sur le volet académique, l'université de Dédougou est « l'ombre » des difficultés dans lesquelles vivent les autres universités du pays. Mais pour le cas spécifique du CUPD, la dégradation du climat est encore plus manifeste ; ce qui affecte profondément la vie des étudiants. Selon lui, les questions de restauration, d'hébergement et de santé sont des besoins élémentaires en milieux estudiantins qui ne devraient souffrir d'aucune attention de la part du gouvernement.

Malheureusement, dénonce le président de l'ANEB section de Dédougou, depuis l'ouverture du CUPD en avril 2012 ces besoins de base sont inexistants. A cette liste, il a également ajouté l'absence du Foner, de bibliothèque, d'enseignants et d'internet Wifi au sein du campus. En clair, aucun service social n'existe à cette date au sein de l'université de Dédougou, d'après les étudiants grévistes pour qui ces 96 heures de grève sonnent comme un dernier avertissement au gouvernement.

Ousmane TRAORE

L'Express du Faso

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