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ABDOUL KARIM SANGO : Le Paren, la Ceni et moi

Abdoul Karim Sango, juriste, spécialiste du droit à l'information, également membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) au titre de l'opposition. Enseignant de droit public à l'Ecole nationale d'administration et de la magistrature (ENAM). C'est donc en observateur et en analyste avisé de la scène politique nationale que nous l'avons rencontré pour échanger avec lui autour des préoccupations du moment. Incluant bien entendu sa propre actualité dans le jeu partisan.

Lefaso.net : D'aucuns estiment qu'on vous entend de moins en moins sur la scène partisane. Une impression ou une réalité ?

SANGO ABDOUL KARIM (SAK) : Je pense que ceux qui le disent ont probablement leurs raisons. Mais je pense que c'est juste une impression. A partir du moment où je suis membre de la Commission électorale nationale indépendante et que je ne suis même pas membre d'une instance d'un parti politique, mes interventions publiques se réduisent nécessairement.

Mais je pense que pour ceux qui observent avec beaucoup de plus près l'évolution politique de notre pays, ils ne diraient pas que Sango est totalement absent. J'anime beaucoup de conférences, de séminaires, je viens de participer à une rencontre organisée au Sénégal par le Département d'Etat américain en collaboration avec l'université de Floride sur les systèmes électoraux en Afrique. Ceci dit l'action politique, il ne faut pas en avoir une idée conception étroite.

Lefaso.net : N'y a-t-il pas un brin de déception chez vous comme on entend le dire ?

SAK : Encore une fois, ici aussi y a une part de vérité dans ce qui est dit. Je me suis engagé à fond après l'université, dans le parti de la Renaissance nationale, le Paren, pour soutenir les idées politiques du professeur Bado. Idées politiques que je considère comme une véritable alternative aux problématiques qui se posent aux pays africains.

Je continue encore de le croire aujourd'hui. Mais j'ai compris comme le disait quelqu'un, que le monde politique est fait d'égoïsme. Souvent je me pose la question de savoir quelles sont les motivations réelles des acteurs, quand on est incapable à ce point d'objectiver les choses et savoir que par-delà nos contradictions secondaires, il y a des contradictions principales qui consistent à s'interroger sur comment inscrire l'intérêt de la majorité des burkinabè au c½ur de nos préoccupations.

Or là je me suis rendu compte que ces sont des égoïsmes de part et d'autre. Si bien que parfois vous êtes combattus par ceux-là que vous considérez comme étant vos alliés. Or dans un processus de ce genre, et sauf à devenir un artisan de l'inutile, vous avez besoin à un moment donné, de vous replier sur vous-même pour savoir s'il ne faut pas orienter autrement votre action politique. Changer de fusil d'épaule tout en restant dans l'action politique.

Lefaso.net : Est-ce que vous n'êtes pas un peu trop idéaliste surtout quand on entend dire que la politique ce sont les rapports de force ?

SAK : Pour faire de l'engagement politique, on a justement besoin de beaucoup d'idéalisme. Parce que la transformation de la société est une immense entreprise. Donc si vous n'avez pas d'idéalisme vous ne vous engagez pas en politique.

C'est d'ailleurs ce que nous voyons très souvent en Afrique où se développe ce que j'appelle une politique ''tubdigestiviste'' une politique alimentaire sinon une politique du ventre pour reprendre l'expression très chère du professeur Jean François Bayart.

Evidemment que la politique c'est un milieu de rapports de force. Mais la question fondamentale c'est un rapport de forces pour qui et pourquoi ?

Lorsque je me résume à la situation de l'opposition burkinabè, le rapport de forces ne doit pas s'établir à l'intérieur de cette opposition. Parce qu'en face, vous avez un méga parti, un parti avec une histoire longue, un parti avec des assises dans les moindres recoins du pays.

Alors quand vous êtes dans une situation de ce genre, le rapport de force ce n'est pas entre des partis dont le rayon d'action ne dépasse pas la ville de Ouagadougou. A la limite je crois que c'est travailler à s'auto flageller ; donc j'aurais souhaité que le rapport de forces nous l'établissions vis- à- vis d'un adversaire qui est le parti au pouvoir et les satellites qui gravitent autour.

L'idée étant que pour moi, il faut en démocratie, un parti au pouvoir très fort et des partis d'opposition très forts. C'est cette dialectique qui permet à la société de progresser. Or ce que je remarque, ce à quoi j'assiste, ce n'est pas cela.

Lefaso.net : Quel donc doit -être le lien entre politique et morale ?

SAK : A mon avis les deux concepts sont intimement liés ! Voyez par exemple ce qui se passe en France ! On l'oublie souvent, mais la politique au sens aristotélicien du terme, c'est d'abord la morale ; la démocratie, la bonne gouvernance, tout cela est construit, c'est bâti sur des principes moraux. C'est fondamental.

En politique, il faut de la stratégie et non de la ruse. Or ce que je constate de ma petite expérience, ce que je constate, c'est qu'en Afrique la plus part des pays sont en état de déliquescence morale, en état de putréfaction morale. Il y a alors un travail sérieux à faire de ce point de vue pour réhabiliter la politique et le politique.

Lefaso.net : D'aucuns vous voyaient assurer la relève du Professeur Bado au Paren. Cela ne vous a pas intéressé de prendre la tête du parti ?

SAK : Votre question me donne encore une fois l'occasion d'apporter un peu de précision. J'entends dire par-ci par- là Sango est membre de l'Upc, qu'il a quitté le Paren, qu'il a trahi le Professeur Bado au profit de son frère ethnique...

Rien qu'hier (l'interview a eu lieu le lundi de Pâques) j'ai reçu un coup de fil du Professeur Bado, pour me souhaiter une joyeuse fête de Pâques et il m'a apporté ses bénédictions en ce jour important dans la vie des chrétiens.

Ce qui veut dire que Sango et Bado sont en de bons termes et que nous continuons de communiquer. Il s'est simplement posé un problème dans ma relation avec le parti à a un moment donné.

J'étais en mission d'observation électorale en Guinée en 2009 lorsque le parti a organisé son dernier congrès extraordinaire qui a porté Tahirou Barry avec qui j'ai créé la cellule estudiantine du paren, qui était mon adjoint au sein de ladite cellule et qui est mon promotionnaire et mon ami de longue date.

J'ai été surpris à mon arrivée à Ouagadougou, de constater que je n'étais plus membre des instances du parti. Ni du Secrétariat exécutif, ni du Bureau Politique. On a créé une sorte de poste de conseiller, un peu à l'image du Cdp et dans lequel on m'a mis.

J'ai dit que pour mon âge, je suis trop jeune pour me retrouver au milieu de ces anciens. Surtout que cela ne coutait rien de m'informer au préalable pour requérir mon avis, pour ce que je représente dans le parti aux yeux de l'opinion.

Evidemment je m'en suis ouvert au fondateur du parti, le Professeur Bado. Il m'a expliqué les arguments que les uns et les autres ont avancés pour justifier qu'on m'enlève dans le bureau. Il a marqué son étonnement de ce que je n'avais pas été au préalable informé.

Principe démocratique pour principe démocratique, une nouvelle équipe a été mise en place. J'ai occupé ma position.

Un argument que ceux qui n'ont pas voulu que je figure dans le bureau avancent, c'est de dire que je suis à la Ceni et que ça peut être incompatible. Oubliant que j'étais toujours à la Ceni quand je continuais d'occuper mes responsabilités au sein du parti. Mais à partir du moment où je n'ai plus de responsabilité, je deviens un militant de base comme tout le monde.

Lefaso.net : En avez-vous discuté avec Tahirou Barry, le président du Parti ?

SAK : Oui bien plus tard ! D'aucun ont pensé que c'est parce que mon promotionnaire est à la tête du parti que je n'ai pas voulu y être. Vous pouvez le vérifier auprès du Professeur Bado.

Plus d'une fois, lui et certains camarades du parti ont pensé que j'aurais pu à un moment donné diriger le parti. J'ai simplement dit au professeur que mon heure n'avait pas encore sonné. Et que j'attends mon temps. Pour vous dire simplement que je n'ai aucune déception. Parce que mon engagement politique n'est pas bâti sur une stratégie d'ambition personnelle.

Lefaso.net : On a donc cherché à vous écarter ?

SAK : Je ne le dis pas. Il me semble que dans le parti, à un moment donné ma relation avec Zéphirin Diabré a été mal interprétée par un certain nombre d'individus. On a tenté de faire croire au Professeur que Sango travaille pour Zéphirin Diabré. Ce n'est pas vrai !

Je veux dire aux internautes que Zéphirin Diabré, je l'ai connu avec le Professeur Bado. J'ai simplement estimé que c'est une personnalité qui a beaucoup de qualités avec laquelle on pouvait espérer construire une alternative au candidat du Cdp et qu'à défaut pour lui de venir militer dans un parti comme le Paren, si un jour il venait à créer un parti, que nous deux partis fusionnent. Du reste, c'est une question que nous avons discutée en son temps, le professeur Bado et moi.

J'ai donc été une sorte de chargé de mission auprès de monsieur Diabré. Sans être membre de l'Upc, du reste Diabré et son parti ont fortement soutenu ma candidature quand il s'est agi de renouveler les membres de la Ceni. Je suis tenté de reconnaître qu'ils m'ont soutenu plus que mon propre parti ; C'est ce que j'appelle la contradiction secondaire. J'ajouterai que c'est me faire une grosse injure que de penser que quelqu'un qui a mon niveau intellectuel puisse fonder son engagement politique sur des critères aussi farfelus aussi ridicules et bas que l'appartenance ethnique ou régionale. Voilà ce qui était cause d'incompréhension au sein de mon parti, au sein du Paren.

Lefaso.net : Où en sont donc ces négociations sur le rapprochement entre le Paren et l'Upc ?

SAK : Je dois dire qu'à l'époque nous étions très bien engagés. Je dirai même qu'avant de créer son parti, l'un des congrès auquel monsieur Diabré a assisté, c'est celui du Paren sur notre invitation et par amitié pour le Paren.

Mais à partir du moment où moi le chargé de mission je suis éjecté des instances du parti sur fond de suspicion de cette pour sympathie à l'endroit du président de l'Upc, et que je suis un peu suspect même si cela n'est pas dit clairement à cause de ma proximité supposé avec le président de l'Upc, je pense que ce dernier a estimé qu'il était en droit de revoir sa stratégie par rapport à cette action de rapprochement. Mais Je ne désespère pas quant à la création d'un grand pôle de l'alternance. C'est la seule condition non négociable pour qu'il y ait l'alternance dans ce pays.

Lefaso.net : Vos rapports avec le président actuel du parti sont-elles bons ?

SAK : Nous avons de très bonnes relations sociales. Il n'y a pas de nuages entre nous. Avec le recul je crois qu'il a dû comprendre que je ne contestais pas son leadership. Lorsqu'il estime nécessaire, il me consulte sur certaines questions. Et je me fais le devoir de lui apporter ma modeste contribution.

Lefaso.net : Que faites-vous exactement à la Ceni ?

SAK : Je suis un des quinze membres de la Commission électorale nationale indépendante. Et vous savez que la Ceni du Burkina a l'entière responsabilité du processus électoral. C'est-à-dire que toutes les décisions en matière électorales sont discutées et délibérées par les quinze membres. C'est une originalité de notre gouvernance électorale. Et pendant toute l'année 2012, nous nous sommes occupés de ce que l'on a appelé les élections couplées.

Lefaso.net : L'affaire du poste qui devait revenir à l'opposition et qui était occupé par l'Adf-Rda est-elle close ?

SAK : C'est une vieille histoire, à partir du moment où depuis 2009 un texte de loi a été adopté qui définit bien ce qu'est un parti d'opposition. Depuis lors cette confusion n'existe plus. Du reste les cinq membres de l'opposition qui siègent à la Ceni sont des partis qui sont affiliés au chef de file de l'opposition.

Lefaso.net : Que dit cette loi sur le statut de l'opposition ?

SAK : La loi de 2009 sur l'opposition affirme que l'un des critères d'un parti de l'opposition c'est qu'il ne doit pas être dans un gouvernement.

Deuxième critère, c'est l'obligation de la déclaration auprès du Chef de file de l'opposition le reconnaissant en tant que tel comme parti de l'opposition. Je crois que ce sont les deux critères majeurs sur la base des quels les cinq commissaires ont été choisis au titre de l'opposition.

Lefaso.net : Certains partis se disent pourtant non alignés et ne reconnaissent pas le chef de file de l'opposition ?

SAK : J'ai déjà eu l'occasion de dire directement à certains chefs de partis qui sont des grands-frères avec qui j'ai souvent l'occasion de discuter franchement que sur cette question, qu'ils ont tort. Parce que leur démarche sonne comme s'il réglait des problèmes de personnes. Je leur ai dit que lorsqu'on aspire à diriger un pays, on ne prend pas de liberté avec les lois. Et les juristes disent dura lex sed lex

! Sinon personnellement j'ai déjà eu l'occasion de faire une analyse critique de cette loi pour le compte du Cgd. Elle comporte deux insuffisances majeures, qui portent le fait que les partis de l'opposition doivent faire une demande de reconnaissance à un chef de file qui est lui-même membre d'un parti. J'ai également noté des aspects discriminatoires dans son contenu notamment celles relatives à l'occupation des hautes fonctions de l'Etat.

Pourquoi un militant de l'opposition n'aurait-il pas le droit d'occuper les hautes fonctions de l'Etat ? C'est cela la politisation de l'administration dénoncée dans tous les rapports. Mais en attendant, la loi c'est la loi.

Lefaso.net : Me Kéré est-il un bon président à votre avis ?

SAK : Sous son leadership, nous avons pu réussir globalement l'organisation des élections couplées avec quelques insuffisances notées çà et là par les acteurs politiques et la société civile. Ce n'était pas gagné par avance.

Et moi-même je dois vous dire que je n'y croyais pas. J'étais partisan du report des élections pour 2013 afin de nous permettre de très bien l'organiser.

A un moment donné je crois qu'il y a eu une sorte d'engagement personnel de sa part pour que les choses avancent. Souvent contre l'avis des autres membres d'ailleurs. Je crois qu'il a fait beaucoup d'efforts en termes de communication et de considération pour les autres partis politiques et tous les acteurs impliqués dans le processus électoral.

Lefaso.net : Tout n'est pas parfait à son niveau...

SAK : Evidemment, la perfection n'étant pas de ce monde, son action n'est pas parfaite. Il a eu souvent le malheur de s'engager dans des combats qui ont été très mal compris...

Lefaso.net :...L'affaire Cdp de Gourcy ?

SAK : ... Ce qui a en partie entaché l'action. J'échange beaucoup avec lui. Et parfois je n'hésite pas à lui dire que c'est moins l'acte que sa perception qui est mise en avant. Il y a eu également l'affaire du contrat avec l'ex-maire de Nongr-Massom. Mais je ne crois pas que me Barthélémy Kéré ait donné des instructions particulières par rapport à ce dossier.

Evidemment, il y a eu manifestement ce que les juristes appellent un conflit d'intérêt. Ceci dit, il convient d'en tirer les leçons. Ce que nous avons récemment fait à travers un atelier sur les forces et les faiblesses du processus électoral au Burkina Faso.

Lefaso.net : Que s'est-il passé au juste dans ce dossier de marché ?

SAK : Jusqu'aujourd'hui je ne saurais vous dire comment ça pu arriver. Moi je dirigeais la région de l'est. Et je veux vous dire qu'il y a eu beaucoup de disfonctionnements et pour lesquels nous avons demandé à Me Kéré de porter plainte. Et que des enquêtes soient menées afin que l'on sache ce qui s'est passé exactement.

Lefaso.net : On a fermé les yeux ?

SAK : On n'a pas fermé les yeux. Je dois vous dire, en ce qui me concerne que c'est par la presse que j'ai eu l'information. Il faut savoir que l'attribution des marchés à la Ceni ne se discute pas à la plénière des Commissaires. Il y a des commissions techniques au nombre desquelles une, chargée de l'attribution des marchés. Mais je crois que pour éviter ce genre de situation à l'avenir, c'est que la Ceni puisse disposer des ressources financières à temps pour mieux planifier son action.

Lefaso.net : Pourtant Zacharia Sawadogo (le principal intéressé) est devenu 1ER adjoint au maire de Ouagadougou ?

SAK : Oui mais à ma connaissance, il n'a pas fait l'objet de condamnation d'une décision de justice. Et même si c'était le cas et que cette décision ne le privait pas de ses droits civiques, il est en droit d'accéder à des fonctions publiques.

Le cas Zacharia repose la problématique de l'éthique en politique dont nous parlions tantôt. Pour le reste, il appartient au Cdp et à ses militants de décider de qui doit les représenter.

Lefaso.net : La question de la révision ou non de l'article 37 de la constitution est revenue dans le débat et on parle même de référendum sur le sujet ?

SAK : Au plan juridique, les partisans du non-retour à la limitation des mandats présidentiels ont avancé l'argument selon lequel, il faut laisser le peuple se décider sur le sort de cet article. Effectivement, lorsque vous êtes un démocrate et qu'on vous pose le problème de cette manière vous êtes embarrassés. Parce que effectivement le référendum fait partie des modalités de la démocratie directe.

Mais le problème dans cette démarche c'est que ceux qui le disent, je ne suis pas très convaincu qu'ils le disent au nom de la démocratie. Et même que je doute qu'ils soient des démocrates.

Parce que démocratie pour démocratie, en 1991 lorsque le peuple s'est exprimé sur cette constitution, il a posé le principe de la limitation des mandats. Nos démocrates d'aujourd'hui qui aiment tant le peuple ont modifié la disposition de manière unilatérale en 1997, je crois.

Lorsque le peuple s'est retrouvé dans la rue à la faveur de l'assassinat de Norbert Zongo et que la situation était des plus confuses, le peuple a exigé le retour à la limitation des mandats présidentiels en 2000 par le travail excellent réalisé à l'époque par le Collège des sages.

Sur des questions d'interprétations de la loi, le Conseil constitutionnel a estimé que le texte n'avait pas un caractère rétroactif. Si on part donc sur le principe que c'est la volonté du peuple qu'on doit respecter, alors on peut penser que la volonté populaire a été toujours en faveur de la limitation des mandats présidentiels. Il faut donc garder l'article dans sa forme actuelle, toute modification comme l'indique le rapport du Maep doit viser à consolider la démocratie.

Troisième aspect des choses qui fait qu'on peut douter de ceux qui parlent de la démocratie, ce sont les conclusions du Ccrp, organe institué par le Chef de l'Etat lui-même en 2011.

Les règles du Ccrp étaient claires, définies par les membres eux-mêmes. Et qui parlaient d'application des points consensuels et de la non application des points non consensuels. D'où vient-il alors que les démocrates tournent peu de temps après pour se dédire ?

Dans ce débat ce sont plus des intérêts personnels qui sont mis en avant. Or la constitution ne peut pas légiférer sur des intérêts personnels et individuels. Je crois donc qu'il faut savoir raison garder.

Avec tout le respect que je dois au président Compaoré, je pense modestement qu'il ne peut plus rien apporter au Burkina plus que ce qu'il a déjà fait en vingt-cinq ans. En revanche, il pourrait être très utile en dehors du pouvoir en mettant son expérience de médiateur au profit du continent africain traversé par des crises de tout genre.

Sans être un prophète du malheur, je crois que ce petit article(37 ndlr) ressemble à la petite étincelle qui risque de faire embraser le pays comme je le soulignais déjà en 2009 dans les colonnes d'un journal de la place.

Lefaso. net : La paix sociale est-elle en en danger ?

SAK : C'est évident ! C'est évident !

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