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Crise en Corée : Moscou insiste sur un règlement diplomatique

Le tir d’un missile balistique par Pyongyang entraînerait la mort politique du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a déclaré mercredi aux journalistes le président de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération (sénat russe), Mikhaïl Marguelov.
« Vu l’amour de la vie qui distingue le jeune dirigeant nord-coréen, il est difficile de déceler en lui un penchant pour le suicide. J’ai du mal à croire qu’un leader qui a récemment accédé au pouvoir et qui voit s’ouvrir devant lui des horizons politiques suffisamment clairs puisse mettre un terme à sa carrière politique par un seul tir de missile », a affirmé le sénateur, ajoutant qu’il comptait sur le bon sens des dirigeants nord-coréens.
« J’espère que les hostilités ne débuteront pas », a indiqué M. Marguelov.
Selon lui, la politique extérieure est souvent utilisée pour atteindre certains objectifs en politique intérieure.
« Je n’exclus pas que ce soit bien le cas. Cette menace [celle de lancer un missile] pourrait aider le leader nord-coréen à renforcer ses positions à l’intérieur du pays », estime M. Marguelov.
Ces derniers temps, les relations entre Pyongyang et Séoul se sont considérablement dégradées. Début avril, certains analystes ont supposé que la Corée du Nord pourrait tester son missile balistique Musudan d’une portée théorique de 3.000 à 4.000 km.
La chaîne CNN a fait savoir mercredi, citant des photos prises par des satellites, que le ravitaillement du missile par des techniciens nord-coréen était achevé et qu’il pouvait être tiré à tout moment à partir du 10 avril.

Moscou insiste sur un règlement diplomatique

Moscou, Washington et Tokyo n’ont pas de divergences sur le problème nord-coréen, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’issue de négociations à Londres avec son homologue américain John Kerry, en insistant sur un règlement diplomatique.

« Tant qu’il reste une chance de faire revenir les parties à la table des négociations (à Six, ndlr), nous ½uvrerons à cela », a déclaré M.Lavrov, en signalant qu’il était inadmissible d’attiser artificiellement la confrontation dans la région.
Le chef de la diplomatie russe a également souligné l’importance de la dénucléarisation de la péninsule coréenne.
Ces derniers temps, les relations entre Pyongyang et Séoul se sont beaucoup dégradées. Les services de renseignement sud-coréens ont rapporté que la Corée du Nord avait déployé deux missiles balistiques de type Musudan sur sa côte est.
Le 5 avril, le régime de Pyongyang s’est déclaré incapable de garantir la sécurité des ambassades étrangères à partir du 10 avril en cas de conflit et a proposé aux missions diplomatiques d’envisager l’évacuation de leur personnel. Mardi dernier, Pyongyang a même invité les étrangers se trouvant sur le territoire de la Corée du Sud à quitter le pays, indiquant que la situation dans la région risquait de dégénérer en une « guerre nucléaire ».
Les négociations à Six qui réunissent la Russie, la Chine, le Japon, les Etats-Unis et les deux Corées ont été lancées en 2003 en vue d’amener Pyongyang à abandonner ses programmes nucléaire et balistique. Elles ont été suspendues en 2009, suite à la détérioration des relations entre les deux Etats coréens.

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