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Une jeune Zimbabwéenne, Harare, 2008 / REUTERS
Une jeune Zimbabwéenne, Harare, 2008 / REUTERS

Le Zimbabwe et ses tristes écoles de commerce... de la rue

Faute de pouvoir aller à l'école, de nombreux adolescents sont contraints de devenir vendeurs ambulants.

Présentée comme cela, l’idée d’une école de commerce dans les rues peut être séduisante. Car, on s’imagine que les techniques enseignées dans les grands cercles académiques seraient  alors, en quelque sorte, «démocratisées»… Mais non! La réalité est plus troublante, comme nous l’apprend ce reportage d’Inter Press Service, dans les rues d’Harare, la capitale du Zimbabwe.

Le reportage nous entraîne dans le quotidien d’une adolescente de 14 ans, sortie du système éducatif et qui traîne aux abords des rues du centre-ville de la capitale. Elle est vendeuse de cigarettes, de bonbons et de cartes de recharges téléphoniques.

Dans cet univers que l’on imagine redoutable, la jeune fille apprend les dures lois du commerce et de la vie, nous fait savoir IPS. Elle vit dans une banlieue pauvre de Harare, et «les 25 dollars qu’elle gagne ne suffisent pas à payer le loyer et elle doit encore envoyer de l’argent à ses parents vivant dans un village reculé, à 500 kilomètres à l’est de Harare», ajoute IPS.

Des parents que la jeune fille se retrouve contrainte et forcée d’aider alors qu’elle devrait être à l’école.

«Mes parents m'ont envoyée auprès des proches, ici, pour trouver quelque chose à faire, car ils n’ont pas pu réunir les frais de scolarité pour moi», explique encore la jeune fille.

Mais, le cas de cette adolescente ne serait pas unique au Zimbabwe. Selon IPS,  qui rapporte des statistiques fournies par la Coalition nationale contr ela corruption, près de 63.000 enfants de moins de 15 ans sont obliges de travailler comme vendeurs, à travers tout le pays, qui compte 13 millions d’habitants?

Alors à quoi est dû ce phénomène? Un responsable de centre social explique à IPS que cela est la cause de la récente interdiction des ONG par le gouvernement. Or ces ONG payaient les frais de scolarité aux enfants défavorisés.

«Le gouvernement soupçonnait que ces organisations nourrissaient des ambitions politiques. Cela a fait que beaucoup d’enfants n’ont d’autre choix que de se tourner vers la vente.»

Lu sur IPS

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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