mis à jour le

Mandela : ses filles saisissent la justice pour garder la main sur son héritage

JOHANNESBURG (AFP) - (AFP)

Deux filles de Nelson Mandela ont intenté une action en justice pour obtenir l'éviction de trois personnes, dont l'avocat George Bizos, ami de longue de l'ex-président sud-africain, de la direction de fonds d'investissements liés à Mandela, a indiqué mercredi le quotidien The Star.

Makaziwe et Zenani, qui ont entamé leurs démarches mardi, affirment que M. Bizos, le ministre du Logement Tokyo Sexwale et un avocat se sont imposés comme directeurs d'Harmonieux Investment Holdings et de Magnifique Investment Holdings, deux fonds estimés à quelque 1,7 million de dollars au total.

Les trois hommes affirment avoir été nommés par Nelson Mandela lui-même.Le héros de la lutte contre l'apartheid, âgé de 94 ans, est désormais très affaibli.Il a quitté samedi l'hôpital où il a été soigné pendant dix jours pour une pneumonie.

Ces fonds avaient été créés pour gérer les revenus de la vente de "la main de Nelson Mandela".Cette empreinte de main est devenue une image iconique du prix Nobel de la Paix, utilisée comme un logo représentant Mandela lui-même.Elle orne des T-shirts et nombre d'autres objets commercialisés en Afrique du Sud.Très reconnaissable, cette empreinte porte en son centre une forme qui rappelle celle du continent africain.

George Bizos est un ami de longue date du héros de la lutte anti-apartheid et un avocat réputé, spécialisé dans la défense des droits de l'Homme, qui avait défendu Mandela lors de son procès pour trahison dans les années 60.

Les filles de Mandela affirment que ces trois personnes n'ont jamais été nommés au conseil d'administration, ou désignés comme actionnaires.

Makaziwe affirme dans les documents remis à la justice qu'elle-même et sa soeur Zenani, "en leur qualité de membre du CA ou toute autre qualité, n'ont jamais été informées de l'adoption d'une résolution les nommant directeurs ni ne les ont nommés", indique The Star.

Elle ajoute que les trois hommes ont ignoré une demande qui leur a été faite de démissionner.

George Bizos a accusé les deux soeurs d'essayer de "mettre la main sur des choses qui ne devraient pas être vendues"."Ces allégations sont sans fondement.Nous ne sommes pas des voleurs", a-t-il déclaré au Star.

Selon lui, "le public devrait se demander pourquoi ces allégations" surviennent maintenant."Nous sommes confiants dans le fait que nous avons été nommés de manière régulière, conformément aux souhaits de M. Mandela il y a cinq ans", dit-il.

M. Sexwale a déclaré à la radio Talk Radio 702 que cette action en justice avait quelque chose d'"étrange".Il a affirmé que les trois personnes poursuivies avaient été nommées administrateurs par Mandela.

Africa n°1

Ses derniers articles: Les coups de coeur du 24/06/13  Mali : l'UE débloque 90 millions pour "consolider" l'Etat  Afrique du Sud : un syndicat veut doubler les salaires dans les mines 

Mandela

AFP

Le jour où l'ambulance transportant Mandela a pris feu

Le jour où l'ambulance transportant Mandela a pris feu

AFP

Afrique du Sud: une peinture montre Zuma en train de violer Mandela

Afrique du Sud: une peinture montre Zuma en train de violer Mandela

AFP

Afrique du Sud: la famille Mandela déchirée par l'héritage ANC

Afrique du Sud: la famille Mandela déchirée par l'héritage ANC

filles

AFP

Prix du HCR pour le négociateur de la libération des filles de Chibok

Prix du HCR pour le négociateur de la libération des filles de Chibok

AFP

Niger: les 37 filles et garçons kidnappés par Boko Haram "activement" recherchés

Niger: les 37 filles et garçons kidnappés par Boko Haram "activement" recherchés

AFP

Concours de robotique: les jeunes filles d'Afrique de l'Ouest

Concours de robotique: les jeunes filles d'Afrique de l'Ouest

justice

AFP

Kenya: la justice lève temporairement l'interdiction de manifester

Kenya: la justice lève temporairement l'interdiction de manifester

AFP

Dans l'ouest de la Centrafrique, la justice tourne au ralenti

Dans l'ouest de la Centrafrique, la justice tourne au ralenti

AFP

Burkina: 30 ans après la mort de Sankara, la justice tente de faire éclater la vérité

Burkina: 30 ans après la mort de Sankara, la justice tente de faire éclater la vérité