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Le gouvernement dos au mur

Les mécontentements sont de plus en plus importants. Et les tentatives du gouvernement pour apaiser la situation n'ont abouti à rien. Les exemples de ce marasme social, qui gagne du terrain au fil des jours et qui se propage à travers les différents secteurs d'activité et les régions du pays, sont nombreux.   La fièvre sociale ne cesse de prendre de l'ampleur. Depuis quelques semaines, les mouvements de protestation se multiplient, n'épargnant plus aucun secteur d'activité. De l'éducation nationale à l'enseignement supérieur en passant par la santé, le front social est en ébullition. Les mécontentements sont de plus en plus importants. Et les tentatives du gouvernement pour apaiser la situation n'ont abouti à rien. Les exemples de ce marasme social qui gagne du terrain au fil des jours et qui se propage à travers les différents secteurs d'activité et les régions du pays sont nombreux. Depuis hier, les corps communs de la santé paralysent les établissements publics de santé et les hôpitaux. Leur grève est liée au non règlement de leurs divers problèmes socioprofessionnels, allant de la grille des salaires, la classification au statut particulier décrié. Dans le secteur éducatif, il y a les enseignants du Sud qui observent également une grève assez particulière et significative, réclamant dans ce contexte de grogne nationale des primes de zone assez conséquentes et des droits liés à leurs activités dans ces régions au climat difficile. Ce mouvement de contestation auquel ont appelé certains syndicats des personnels de l'éducation a été massivement suivi dans plusieurs wilayas, à l'instar de Naâma, Ghardaïa, Ouargla, EL Oued et Laghouat. Les agents des laboratoires et les corps communs de l'éducation ont également annoncé des grèves à partir d'aujourd'hui pour obtenir un statut plus juste et des salaires dignes. Les agents communaux, dont le nombre dépasse les 500 000, mènent depuis plusieurs mois une série d'actions de protestation visant à arracher leurs droits liés essentiellement aux volets statutaire et salarial. Ils réclament, dans ce sillage, la régularisation des dizaines de milliers de contractuels. L'augmentation des salaires ratrappée par l'inflation La contestation sociale touche également les fonctionnaires de dix ministères qui menacent de recourir à la grève si jamais leurs cris d'alerte ne sont pas pris en considération et leurs revendications multiples ne sont pas prises en charge dans les plus brefs délais. Les syndicats représentant les travailleurs de l'urbanisme et de l'habitat annoncent, de leur côté, des mouvements de grève pour les prochains jours. Mêmes les retraités semblent vouloir également sortir dans la rue pour réclamer des pensions décentes. Tous ces mouvements de protestation renseignent sur le profond malaise social de notre pays. Un malaise qui s'exprimait, depuis des années, par des actions disparates et éparpillées. Face à ces tensions sociales qui ne cessent de s'élargir, le gouvernement semble d'ores et déjà impuissant. Impuissant dans ce sens qu'il n'a presque plus de concessions à faire, après avoir cédé sur de nombreux points et accordé des augmentations salariales considérables au cours de ces trois dernières années. Ces diverses concessions faites aux travailleurs n'ont pas suffi pour ramener la paix sociale. L'inflation galopante semble ainsi absorber les revalorisations salariales au point de les rendre caduques. Et les dépenses budgétaires déjà colossales du gouvernement limitent son champ d'action. Augmenter les salaires pour calmer le front social ne semble pas une option possible pour le moment, d'autant plus que cette solution ne règle pas le problème du pouvoir d'achat toujours érodé. Le gouvernement se trouve actuellement dos au mur. Acculé, il semble ne plus savoir quoi faire, lui qui doit agir rapidement. Ces mouvements de contestation séparés risquent de se transformer en une révolte populaire qui échapperait à tout contrôle.

El Watan

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