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Nécessité d’une approche globale dans la lutte antiterroriste

Le terrorisme, le crime organisé et le narcotrafic forcent les pays du bassin méditerranéen à plus de coopération dans une approche globale pour lutter contre ces fléaux qui maintiennent la région dans une instabilité chronique. Réunis, hier à Alger, les ministres de l'Intérieur de la Méditerranée occidentale (CIMO) ont ainsi décidé de «d'½uvrer» en faveur d'une approche globale de la lutte antiterroriste fondée sur l'Etat de droit, la justice sociale, la lutte contre la pauvreté, la prévention et le règlement des conflits. Les pays de la CIMO, composés des cinq pays du Maghreb pour le Sud et Malte, France, Italie, Espagne et  Portugal pour le Nord, se disent «préoccupés» par la prolifération des armes exacerbée par les tensions et les conflits, particulièrement dans la région du Sahel ainsi que leur acheminement avec la connivence de la contrebande au profit des groupes terroristes. D'où l'urgence d'intensifier la coopération en matière de sécurisation des frontières et les  échanges d'expériences et d'informations en rapport avec les activités terroristes entre les services de sécurité. La conférence d'Alger a également préconisé de lutter efficacement pour assécher les sources de financement des groupes terroristes en «s'interdisant autant que possible» le paiement des rançons lors des prises d'otages. Le ministre algérien, Daho Ould Kablia, a souligné qu'il existe une «matrice idéologique» qui est à l'origine du terrorisme. «Le terrorisme est construit sur une idéologie que l'interprétation radicale des fatwas développées par des prédicateurs fanatiques alimente», a mentionné le ministre de l'Intérieur.   Les ministres de l'Intérieur de la CIMO se sont mis d'accord également  sur la nécessité du renforcement de l'échange des méthodes d'enquêtes opérationnelles entre les pays membres en matière de suivi, de gel et de confiscation d'avoirs d'origine criminelle. A ce propos, le ministre libyen, Achour Souail, a indiqué qu'il a évoqué le cas des ressortissants libyens partisans de l'ancien régime, dont les membres de la famille d'El Gueddafi. «J'ai évoqué cette question avec nos amis algériens qui ont montré leur disponibilité à coopérer dans le respect de la loi», a-t-il précisé, au cours du point de presse des ministres sanctionnant les travaux de la conférence de la CIMO. En somme, les ministres de l'Intérieur de la CIMO, en l'absence du ministre français, Manuel Valls, qui s'est fait représenter par l'ambassadeur de son pays à Alger, André Parant, ont convenu de prévoir un mécanisme permettant la mise en place de façon concrète des actions définies dans la déclaration d'Alger. La prochaine conférence de la CIMO se tiendra au Portugal.

El Watan

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