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Affaire de l'autoroute est-ouest : La justice autrichienne fait état de nouvelles révélations

Serait-on devant une affaire de l'autoroute Est-Ouest 2 ? C'est fort probable, expliquent des sources judiciaires, dans la mesure où la première instruction relative au dossier a été clôturée.  Ce dernier, faut-il le rappeler, se trouve, depuis 15 mois, au niveau de la chambre d'accusation en raison des pourvois en cassation introduits par les prévenus dans l'espoir de casser les décisions de la chambre d'accusation près la cour d'Alger. Cependant, au mois de mars dernier, des informations émanant du Luxembourg ont fait état de nouveaux faits concernant le principal mis en cause dans le scandale, l'homme d'affaires algéro-luxembourgeois, Mejdoub Chani, en détention depuis septembre 2009. Il s'agirait d'informations transmises au pôle pénal spécialisé de Sidi M'hamed, près la cour d'Alger, dans le cadre d'une commission rogatoire délivrée il y a plus d'une année à la justice autrichienne relatives à des sociétés offshore avec des comptes domiciliés en Autriche et en Australie, par lesquels une somme de plus de 42,44 millions de dollars aurait transitée. Ce montant aurait été versé par la société chinoise Citic (qui avait obtenu le marché de réalisation des tronçons Centre-Ouest de l'autoroute Est-Ouest et qui aurait recouru à Mejdoub Chani, en tant que conseiller financier en Algérie) pour être par la suite transféré vers d'autres comptes appartenant à des personnalités physiques et morales. Parmi ces comptes bancaires, un serait domicilié en Israël et aurait reçu la somme de 2,8 millions de dollars. Tous ces mouvements ont eu lieu entre les années 2007 et 2009, période durant laquelle le marché de l'autoroute Est-Ouest venait de démarrer. Ces informations vont, selon nos sources, faire l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire et de ce fait, un nouvelle affaire impliquant Mejdoub Chani, pourrait être appelée affaire Autoroute Est-Ouest 2, tout simplement parce que la première affaire est déjà clôturée. Même si la Cour suprême décide d'infirmer les décisions de la chambre d'accusation, nous dit-on, le dossier ne reviendra pas à l'instruction, mais irait vers cette juridiction, c'est-à-dire la chambre d'accusation. Ainsi, après avoir été condamné, Mejdoub Chani se retrouve au centre de trois affaires. La première est celle de l'autoroute Est-Ouest, pour laquelle il est poursuivi pour plusieurs chefs d'inculpation, dont blanchiment d'argent et corruption. L'affaire a été criminalisée par la chambre d'accusation près la cour d'Alger, et en raison des pourvois en cassation, elle se trouve actuellement en examen à la Cour suprême. La seconde affaire est liée au dossier d'Algérie Télécom, pour laquelle il a été condamné à 20 ans de prison ferme, en première instance, puis à 15 ans de prison ferme, au niveau de la cour. On lui a reproché d'avoir ouvert des comptes offshore, par le biais de sa société fiduciaire luxembourgeoise, qu'il a domiciliés à Tatixis Luxembourg, au profit de Mohamed Boukhari, ancien conseiller du ministre des Télécommunications, et du PDG d'Algérie Télécom dans le but de recevoir des sommes allant jusqu'à 10 millions de dollars, versées par deux sociétés chinoises exerçant dans le domaine des TIC Huwaei et ZTE (et qui avaient obtenu des marchés auprès d'Algérie Télécom). Chani a introduit un pourvoi en cassation et son dossier est toujours pendant au niveau de la Cour suprême. Cette affaire avait été révélée, à la suite d'une commission rogatoire délivrée par le juge en charge du dossier de l'autoroute Est-Ouest, aux autorités judiciaires luxembourgeoises, sur les avoirs et les biens de Chani, dans ce pays, où il avait élu résidence. La troisième affaire est celle liée aux comptes offshore qu'il détient en Autriche et en Australie qui auraient servi à des mouvements de fonds opérées par la société chinoise, Citic, qu'il représentait en Algérie, dans le cadre des marchés de l'autoroute Est-Ouest, dont les parties Centre et Ouest, lui ont été confiées. Contactés, ses avocats se sont déclarés surpris. «Ni nous en tant qu'avocats ni notre client en tant que prévenu n'avons été informés de ces nouveaux faits. Comment Chani va-t-il pouvoir se défendre s'il n'est pas informé des griefs qui lui sont reprochés ?» affirment les maîtres Tayeb Belarif et Djamil Chelgham. Pour eux, «jusqu'à l'heure actuelle aucune notification n'a été adressée à Chani» qui, selon eux, «n'est poursuivi» que dans le cadre de l'affaire de l'autoroute Est-Ouest et celle d'Algérie Télécom.  

El Watan

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