mis à jour le

Enquête sur l’emploi éventuel d’armes chimiques . La Syrie craint un scénario irakien bis

Les inspecteurs de l'ONU sont arrivés à Chypre et peuvent être déployés en Syrie sous 24 heures, mais la Syrie bloque pour l'instant leur accès. Au départ, c'est pourtant le gouvernement syrien qui a voulu cette mission de l'ONU pour faire la lumière sur l'incident de Khan al-Assal près d'Alep le mois dernier et pour lequel le régime et les rebelles s'accusent mutuellement d'avoir eu recours à des armes chimiques

Ban Ki-moon veut élargir cette enquête à d'autres allégations, en particulier près de Homs et de Damas à la demande de l'opposition. Le régime refuse cette extension.

Scénario irakien bis

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon n’a pas reçu de refus officiel de Damas d’accueillir les experts onusiens chargés d’enquêter sur l’emploi éventuel d’armes chimiques en Syrie, a annoncé mardi à New York le porte-parole adjoint du secrétaire général, Eduardo del Buey.
« Le secrétaire général n’a pas reçu de messages officiels à ce sujet de la part du gouvernement syrien », a indiqué M.del Buey.
Toutefois, M.Ban déplore que les autorités syriennes ne soient pas d’accord avec les modalités d’envoi des experts proposées par l’ONU et « appelle le gouvernement syrien à poursuivre sa coopération avec les Nations unies et à permettre de lancer une enquête », selon del Buey.
Selon certaines informations, le groupe d’experts de l’ONU, qui se trouve actuellement à Chypre, n’a pas pu se rendre mardi en Syrie suite au refus du gouvernement syrien de l’accueillir. Pour expliquer sa décision, Damas a rappelé qu’une équipe d’experts pareille avait ouvert la voie à l’intervention américaine en Irak en 2003. D’après Damas, les observateurs onusiens souhaitent se déployer sur l’ensemble du territoire syrien, ce qui est « contraire à la demande qu’avait faite la Syrie aux Nations unies ».
Fin mars, les autorités syriennes ont demandé à l’Onu d’enquêter sur l’attaque chimique survenue le 19 mars dans une banlieue d’Alep. Perpétrée par les insurgés, selon Damas, l’attaque a fait 25 morts et 110 blessés.

Damas est soutenu par la Russie dont l'ambassadeur à l'ONU voit dans cette enquête une répétition du scénario irakien et un moyen pour les Occidentaux de chercher un prétexte pour intervenir en Syrie.

enquête

AFP

Esclavage en Libye: Tripoli ouvre une enquête sur des actes "inhumains"

Esclavage en Libye: Tripoli ouvre une enquête sur des actes "inhumains"

AFP

Présidentielle au Liberia: appel

Présidentielle au Liberia: appel

AFP

Violences au Cameroun: l'ONU demande une enquête aux autorités

Violences au Cameroun: l'ONU demande une enquête aux autorités

Syrie

AFP

Les dessous du pacte de Lafarge avec le groupe Etat islamique en Syrie

Les dessous du pacte de Lafarge avec le groupe Etat islamique en Syrie

AFP

Mondial-2018: l'Argentine doit se reprendre, la Syrie pour un nouvel exploit?

Mondial-2018: l'Argentine doit se reprendre, la Syrie pour un nouvel exploit?

AFP

Ces réfugiés étrangers qui restent en Syrie malgré la guerre

Ces réfugiés étrangers qui restent en Syrie malgré la guerre