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Primaires à l’Adema-Pasj : Vers un duel entre Me Tapo et Iba Ndiaye

Il semble que le ciel commence à se dégager du côté de Bamako-Coura. A 24 h de la décision souveraine de la commission de bons offices dirigée par Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, les indiscrétions font état d'un embarras de choix au niveau des commissaires entre le 1er vice-président du parti, Ibrahima Ndiaye dit Iba et l'honorable Kassoum Tapo, secrétaire aux affaires juridiques du parti.

Iba N’Diaye, vice-président du FDR

Me  Kassoum Tapo

Me Kassoum Tapo

Les 19 candidats à la candidature de l'Adéma/PASJ à la présidentielle de juillet 2013 ont signé hier soir une lettre d'engagement à Bamako-Coura. La lettre signée de tous les prétendants exige de tous l'acceptation du choix qui sera opéré par la commission. Elle interdit à tout signataire de contester le candidat qui sera retenu ou d'aller soutenir un autre candidat autre celui désigné par le parti.
La commission en est arrivée à cette donne quand elle a été dans l'incapacité d'amener les candidats à faire consensus autour d'un des leurs. Tous les prétendants ont répondu que c'est impossible d'arriver à un tel résultat dans la mesure où nul n'est prêt à se désister. Toutes ces démarches sont le témoignage de la volonté de la commission de maintenir la cohésion au sein du parti. C'est dans cette dynamique qu'elle était déjà parvenue à trouver un consensus sur les 21 critères devant caractériser le candidat de l'Adéma en 2013.
Dans tous les cas, le suspens ne durera plus au-delà de 24 h, puisque c'est demain que la commission rendra public le nom de l'heureux désigné. Ça pourrait être la fin de la spéculation autour des schémas dont le dernier est un duel annoncé entre le 1er vice-président du parti, Ibrahima Ndiaye dit Iba, et le secrétaire chargé des affaires juridiques, Me Kassoum Tapo.
Il semble que les deux hommes présentent les meilleurs profils pour le sprint final et ça pourrait être la synthèse du carré d'as annoncé par la presse hier (Ibrahima Ndiaye, Me Kassoum Tapo, Ousmane Sy et Dramane Dembélé). Les deux derniers en l'occurrence Ousmane Sy et Dramane Dembélé étant affaiblis par les données.
Le premier est ministre secrétaire général de la présidence alors qu'une clause de l'accord-cadre du 6 avril 2012 interdit à tout acteur de la transition d'être candidat à la présidentielle à venir. L'Adéma craint qu'avec lui, la Cour constitutionnelle ne sévisse. Le second est accusé d'avoir soutenu à visage découvert Mandé Sidibé en 2002 quand celui-ci était exclu du parti pour s'être présenté à la présidentielle alors que le candidat officiel du parti était Soumaïla Cissé.
Concernant les deux finalistes Ibrahima Ndiaye et Me Tapo, nous avons contacté un membre de la commission hier dans la journée. L'homme par scrupule n'a pas daigné s'aventurer dans les commentaires, mais le peu de propos arrachés montre que l'hypothèse pourrait être confirmée.
Ibrahima Ndiaye a été élu au congrès de 2008, 1er vice-président du parti et depuis le 12 avril 2012, président de l'Adéma par intérim. Les associations comme l'Adéma dont Iba est membre, se muent en partis politiques après la déconfiture de la dictature. Iba fut secrétaire adjoint à la solidarité dans le 1er bureau puis successivement secrétaire général, 2e vice-président et 1er vice-président et depuis le 12 avril 2012, président du parti par intérim, après l'investiture du président Dioncounda Traoré comme président de la République par intérim.
Par probité morale et honnêteté intellectuelle, il n'a pas hésité un instant après sa nomination au poste de secrétaire général de l'Adéma/PASJ sur demande du président Alpha Oumar Konaré, de démissionner de son poste de directeur national de la coopération pour se consacrer à l'expansion et à l'enracinement du parti.
En 1990, Iba était président du comité de l'Association Adéma de Faladié. 1991 : président de la coordination de l'Association Adéma de la Commune VI. 1991-1994 : secrétaire adjoint à la solidarité de l'Adéma/PASJ lors du congrès constitutif du 25 mai 1991. 1994-1999 : secrétaire général de l'Adéma/PASJ. 1998-2003 : maire du district de Bamako. Octobre 1999 : élu 2e vice-président du parti. 2008 : élu 1er vice-président du parti. 2000-2004 : président de l'Association des municipalités du Mali (AMM). Si ses chances se reposent sur l'expérience et la parfaite connaissance du parti, ces adversaires disent de lui qu'il est un homme de clans. Mais cela reste à démontrer.
Quant à Me Kassoum Tapo, depuis 2008, il est devenu Adémiste bon teint et quand est intervenu le coup d'Etat du 22 mars 2012, l'élu de Mopti s'est beaucoup investi aux côtés de son parti pour un retour rapide à l'ordre constitutionnel, souvent au prix de sa vie.
C'est ainsi qu'il devient porte-parole du front anti-putsch, le FDR, avant de démissionner de ce poste pour incompréhension avec certains camarades de lutte. La bataille du retour à l'ordre constitutionnel remportée, Dioncounda, précédemment président de l'Assemblée nationale, devient de facto président de la République par intérim, laissant son siège vacant à l'hémicycle.
Ambitieux, l'honorable Tapo décide de se lancer dans la conquête du perchoir face à Younoussi Touré et bénéficie du soutien du groupe parlementaire de son parti avant de se voir faucher l'herbe sous ses pieds par la Cour constitutionnelle qui, à travers un avis, opte pour la continuité dans l'ordre de préséance. Ce qui par conséquent confirme Younoussi Touré, précédemment 1er vice-président de l'institution. A défaut de la présidence, Tapo est bombardé à la 4e vice-présidence.
Un an plus tard, vu que Dioncounda ne peut plus être candidat, Tapo décide de briguer la candidature du parti à la présidentielle de juillet 2013 et dépose son dossier le 8 mars 2013 en signe d'hommage au combat des femmes.
Quels peuvent être les atouts d'une telle candidature ? D'abord comme on peut le constater, l'homme est très ambitieux et s'est généralement donné les moyens de son ambition. Il bénéficie du soutien du groupe parlementaire de l'Adéma, selon ses dires. Toutes choses qui ont pesé lourd dans la désignation de Dioncounda l'année dernière.
Sa candidature, selon des sources, bénéficie de l'onction de la région de Mopti. Il est connu dans l'histoire récente du pays surtout en matière de lutte pour les droits de l'Homme et est un militant engagé de l'abolition de la peine de mort au Mali. L'autre chance est que l'Adéma n'est pas un parti patrimonial.
Abdoulaye Diakité

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