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Le Snapap annonce une grève pour les 15,16 et 17 avril

Le syndicat réclame un régime indemnitaire à la hauteur des charges endossées par les travailleurs. L'Union nationale des travailleurs et fonctionnaires de l'habitat, de l'urbanisme et du bâtiment, regroupant entre autres les travailleurs de l'EPLF et ceux des directions du logement et de l'urbanisme, affiliée au Snapap, annonce une grève de trois jours à partir du 15 avril. «Cette action de protestation risque de se radicaliser, si la plateforme de revendications n'est pas prise en compte par le ministère du secteur», a déclaré Amar Ammour, président de cette fédération, lors d'un point de presse tenu hier à Alger. Les revendications exprimées par ce syndicat ont trait aux «mauvaises conditions de travail et à la précarité des conditions sociales». Selon le syndicat, des injustices salariales énormes et des écarts de salaires caractérisent le secteur. Ainsi, si le salaire d'un ingénieur ne dépasse pas les 40 000 DA au bout de plusieurs années de travail, dans certains établissements du même secteur, un agent de sécurité touche plus de 50 000 DA, une «injustice consacrée par le statut régissant le secteur, portant plusieurs anomalies et des oublis préjudiciables à plusieurs catégories de fonctionnaires du secteur du bâtiment», soutient le même syndicaliste. Il explique par la même occasion que plusieurs fonctionnaires occupent actuellement des postes de responsabilité alors que ces postes ne figurent même pas dans le statut régissant la corporation. «Nous refusons de travailler dans le flou. Des ingénieurs d'application, des chefs d'études et de suivi prennent tous les jours des décisions avec le risque de poursuite en cas de faute, mais ces postes sont balayés par le statut en vigueur depuis quelques années», explique M. Ammour. Le syndicat réclame un régime indemnitaire à la hauteur des charges endossées par les travailleurs. «Notre régime indemnitaire est amputé de plusieurs primes. Nous revendiquons également l'alignement des primes de zones autres indemnités sur le salaire de base actuel, c'est-à-dire de 24 000 DA en moyenne, au lieu de celui de référence en vigueur depuis les années 1980», développe le conférencier. M. Ammour déclare que le syndicat exige la promotion systématique de tous les fonctionnaires en poste depuis plus de 20 ans, à quelques années seulement du départ à la retraite. Le responsable syndical rappelle qu'en 2011, après maintes démarches auprès du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme, Noureddine Moussa, alors ministre, a installé plusieurs commissions pour la prise en charge de cette plateforme de revendications. Après l'installation de M. Tebboune à la tête du département et le remaniement effectué dans le corps des directeurs centraux, «plus aucune trace de tout le travail de concertation qui avait été entamé. Les nouveaux responsables disent ignorer l'existence d'un tel dossier, d'où la nécessité de relancer le travail», indique enfin M. Ammour. A souligner que le ministère de l'Habitat a appelé ce syndicat à une réunion pour aujourd'hui. «Nous prendrons acte de ce qui résultera de cette rencontre. Seul le conseil national statuera sur la situation», explique encore M. Ammour.  

El Watan

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