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Deputes burkinabe : Savent-ils poser les bonnes questions ?

Le passage du Premier ministre devant le Parlement pour la lecture de son discours sur la situation de la nation le 4 avril 2013 a donné l'occasion aux députés nouvellement élus et installés de s'illustrer à travers les questions posées au Chef du gouvernement.

Le premier constat qui s'impose c'est que nos députés dans leur grande majorité peinent (ou feignent carrément) à poser les ''bonnes questions''.

La conséquence d'une telle situation, c'est que nombre d'entre eux que l'on ne peut accuser d'être des ignorants ont encore une fois brillé par l'exacerbation des particularismes régionaux. Certains allant même jusqu'à exiger des écoles, des routes, des forages... Se transformant de facto en chefs de chantiers alors qu'ils sont plutôt des ''contrôleurs'' de par leurs prérogatives.

Parmi les intervenants l'on a enregistré des anciens députés. Qui savent mieux que d'autres comment orienter leurs questions dans le sens souhaité par l'événement.

Pourtant ils ont préféré (volontairement) sortir du cadre tracé. Sans doute pour faire un clin d'½il intéressé à leurs électeurs.

L'élu national face à l'intérêt général

La loi est pourtant claire sur ce point : une fois élu, le député n'appartient plus à une (sa) circonscription donnée. Par conséquent ses efforts doivent être orientés dans le sens de l'intérêt général.

Malheureusement cette nouvelle législature qui débute, montre aisément, à l'image des précédentes, que bien de députés sont d'abord préoccupés par leur fauteuil ou leur siège.

Que faire dans ces conditions ? Apprendre aux députés à poser les ''bonnes questions'', en tenant compte du contexte ? Pourquoi pas...

Il existe des structures spécialisées dans ce domaine ; je pense qu'il convient peut-être de les mettre à contribution. Il y va de la crédibilité du Parlement.

Surtout si l'on veut éviter ce triste spectacle qui consiste à rabaisser continuellement le niveau du débat public.

''La caque sent toujours le hareng''

Toutefois les citoyens le comprendraient-ils ainsi ? En effet, le problème c'est que pendant plus de deux décennies, les populations ont été régulièrement abreuvées à cette source impropre, en ayant toujours à l'esprit que l'élu (national) défend la cause de sa région.

Et les politiciens, bien évidemment, ont toujours activé cette fibre. Par conséquent, revenir à des approches plus conventionnelles ne sera pas facile à faire. A condition toutefois que le lundi de Pâques ne tombe pas un dimanche !

Heureusement d'ailleurs que tous les députés ne sont pas logés à la même enseigne. Le 4 avril 2013 certains se sont bien illustrés. Qu'ils soient de l'opposition ou de la majorité, ils ont montré de bonnes dispositions.

Juvénal SOME

Lefaso.net

Le Faso

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