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Alioune Fall, administrateur général de la fondation "Servir le Sénégal" : "Idrissa Seck a besoin de cette confrontation verbale pour construire une dualité"

Il avait été écarté du Pds et de son mentor Abdoulaye Wade au plus fort des soupçons de velléités de «dualité» au sommet de l'Etat. Aujourd'hui, la «dualité» au sommet de l'Etat refait surface dans l'analyse qu'Alioune Fall fait des sorties médiatiques du président de «Rewmi». Dans une majorité présidentielle où s'entrechoquent «aspirations, ambitions, perspectives différentes ou concurrentes», Alioune Fall pense qu'un Idrissa Seck, qui n'est «ni camarade de parti ni souteneur» du Président Macky Sall, a «besoin de cette confrontation verbale pour construire une dualité». D'autant plus que, fatalement, «l'histoire et la politique les condamnent à s'affronter très prochainement». Il présage même que «plus on va avancer, plus le discours de Seck va durcir, se radicaliser». Décryptage des enjeux politiques en cours avec l'administrateur général de la Fondation «Servir le Sénégal» de la Première dame, Marème Faye Sall.

Voilà un an que Macky Sall a effectivement accédé au pouvoir. Quel est le bilan que vous pouvez faire de cette année d'exercice ?

Le bilan est satisfaisant et autorise l'espoir. Certes, il y a encore beaucoup à faire, mais en considérant qu'il s'agit d'évaluer un cinquième du parcours, c'est-à-dire un an d'exercice d'une mission à laquelle un délai de 5 ans est imparti, en considérant aussi l'état réel dans lequel ce pays se trouvait à la date du 25 mars 2012, il y a de quoi être satisfait et envisager l'avenir avec optimisme.
Je pense d'abord que de manière irréversible, une nouvelle culture de gestion publique est en train de s'installer, plus conforme aux aspirations des populations et à nos prétentions d'Etat de droit démocratique et républicain. Ceux qui décrient aujourd'hui le nouveau cadre institutionnel mis en place pour exiger des comptes aux anciens dirigeants ne tarderont pas à réaliser que la mesure n'a rien de personnel, puisque ses initiateurs seront appelés prochainement à leur tour à en subir l'épreuve. Et c'est notre pays qui y gagnera, car il est désormais établi qu'être assez malin au point d'abuser des ressources publiques sans laisser de traces, ne suffit plus pour pouvoir se permettre de s'adonner à la prédation, avec la possibilité de se faire coincer en aval. L'abus des biens publics va devenir moins tentant et tendra vers son dépérissement. Je pense que rien que pour avoir osé enclencher un tel processus, le Président Macky Sall marquera positivement l'histoire de ce pays.
Je pense aussi que les baisses enregistrées sur le prix de certains produits d'usage courant, aussi minimes soient-elles, combinées à des mesures sectorielles d'amélioration des revenus des ménages, telles que l'augmentation du prix au producteur de l'arachide et la défiscalisation des salaires, sont des actes significatifs dans la volonté de prendre en charge la problématique du coût de la vie.
L'opération de recrutement massif en cours dans la Fonction publique, parallèlement à d'autres initiatives visant à créer des emplois salariés et non salariés, sont révélatrices de la détermination à résoudre la question du chômage des jeunes.
Dans d'autres secteurs, on observe des mouvements tous aussi édifiants sur l'engagement du Président à répondre aux attentes des populations.

ous parlez de l'état dans lequel se trouvait le pays. C'est le même discours que l'équipe du Président Wade a servi à l'opinion pendant 12 ans. N'êtes-vous pas en train d'emprunter un sentier déjà battu ?

Je ne vois pas les choses comme çà. D'ailleurs, vous conviendrez avec moi que les actuels dirigeants n'ont pas beaucoup usé de cet argument pour justifier leurs difficultés. En avril 2012, le Président Macky Sall a pris les commandes d'un pays dont les disponibilités financières couvraient moins du quart de la masse salariale à payer à la fin du mois, avec d'importantes échéances de paiement ou de remboursement à honorer, autres que les salaires. Un récent communiqué du ministère des Finances l'établit, et confirme le bien fondé du cri de détresse du Président Wade qui nous disait, à la veille des élections, que s'il n'était pas réélu, les salaires ne seraient pas payés à la fin du mois suivant. Il savait de quoi il parlait, et il est clair que la nouvelle direction de l'Etat issue du scrutin du 25 mars 2012 a dû faire preuve d'une efficacité admirable pour éviter ce scénario annoncé.
De manière plus structurelle, les nouveaux dirigeants ont trouvé un pays dont plus de la moitié du budget est consommée par les salaires des fonctionnaires et le service de la dette. Ceci est une vérité centrale qui n'est pas suffisamment dite à mon sens. La situation actuelle du pays est que l'Etat paye chaque mois 50 milliards au titre du service de la dette, et autant ou plus pour les salaires des différentes catégories d'agents de l'Etat. Cela fait 1200 milliards ou plus dans l'année pour un budget total de 2400 milliards. Au même moment, les secteurs stratégiques que sont l'école publique, la santé publique, la sécurité publique, etc. sont tous dans une déliquescence avancée et nécessitent des actions fortes et soutenues pour leur redonner une certaine existence. En considérant la réalité énoncée plus haut sur le budget qui est l'outil principal dont dispose le gouvernant pour faire face à ces défis, on perçoit aisément l'étroitesse de la marge de man½uvre des dirigeants actuels, et les pesanteurs qui ralentissent leur action.
Face à une telle situation, il faut saluer l'engagement du Président qui, dans le souci de soulager les finances publiques, a pris des mesures fortes dont les résultats sont là. Je pense à la rigueur introduite dans la gestion des moyens de l'Etat, l'attribution des logements, des véhicules, l'attribution et la gestion du téléphone, du carburant, l'eau.... C'est la presse même qui a révélé l'impact de ces mesures se traduisant par des économies de plusieurs dizaines de milliards réalisées par l'Etat.

Mais comment alors vous appréciez ces voix qui s'élèvent même au sein de la majorité présidentielle pour dire que ce n'est pas exactement ce qu'elles attendaient ?

Ce que vous appelez la majorité présidentielle, c'est un regroupement d'organisations et d'individus avec des aspirations, des ambitions, des perspectives différentes, voire concurrentes. Il est donc tout à fait naturel qu'il s'y manifeste des divergences dans l'appréciation que les uns et les autres font de la situation.
C'est l'unanimité qui aurait constitué une surprise alarmante à mon avis.

Il y a du bruit dans la coalition qui a porté Macky Sall à la magistrature suprême. La dernière en date est la double sortie du leader du parti Rewmi Idrissa Seck. Comment vivez-vous ces sorties dont le contenu est contraire à ce que dit le gouvernement ?

Comme je vous ai dit, il ne peut y avoir unanimité dans cette coalition dont le sens premier était électoral.
Idrissa Seck était concurrent de Macky Sall au premier tour de l'élection présidentielle. S'il avait atteint ses objectifs, il serait aujourd'hui Président à la place de Macky Sall. Et il ne désespère pas d'être plus chanceux, lors de la prochaine élection. Il n'est ni un camarade de parti du Président Macky Sall, ni son souteneur. Ils sont liés par une alliance de circonstance. L'histoire et la politique les condamnent à s'affronter très prochainement. C'est inéluctable. Tous les deux le savent, et je pense que les observateurs sont conscients de cette réalité à la lumière de laquelle les prises de position de Idrissa Seck prennent toute leur signification.

Quand vous dites que Macky Sall et Idrissa Seck vont s'affronter très prochainement, pensez-vous à 2017 ?

Naturellement. Si nous sommes en vie et en bonne condition, comme on le souhaite, Macky Sall sera candidat pour un second mandat et Idrissa Seck sera candidat pour le remplacer. C'est constant. Dans ces conditions, on comprend le discours actuel de Idrissa Seck qui répond à un besoin de positionnement stratégique. Dans le même ordre d'idées, le choix du Président Macky Sall d'ignorer ses attaques relève d'une compréhension parfaite des enjeux en cours. Seck a besoin de cette confrontation verbale pour construire une dualité ou si vous voulez une bipolarisation qui va l'installer dans le rôle de principal opposant auquel il aspire. Il veut marcher vers 2017 sous ce manteau. Le Président Sall estime que les Sénégalais l'attendent dans les actes et non dans les querelles et polémiques. Il n'envisage pas de servir de béquille à un adversaire qui cherche un appui pour se repositionner. Voilà un peu l'activité stratégique à laquelle on assiste présentement.

Sur quoi fondez-vous vos certitudes quant à l'engagement d'Idrissa Seck pour l'élection de 2007 ?

Sur l'histoire et la réalité politiques. Idrissa Seck n'a jamais fait mystère de ses ambitions, très légitimes d'ailleurs, de devenir président de la République. La succession de Wade, c'était plus qu'une ambition pour lui. Et l'idée que c'est Macky Sall qui est devenu Président et non lui, c'est une réalité dure pour lui. C'est le moins qu'on puisse dire.
Mon sentiment personnel est que Idrissa Seck a gaspillé ses meilleures chances en 2007. Ce que Macky Sall a réussi en 2012, Seck aurait pu le réaliser dès 2007. Cette année-là, je pense que l'électorat s'est finalement résolu à accorder un sursis à Wade parce qu'il ne trouvait pas d'offre alternative satisfaisante. C'était l'année d'Idrissa Seck, qui ne l'a pas capitalisée.
Lorsque 2012 s'est approchée et que les rapports de forces se sont précisés, le même Seck a pris conscience de la donne nouvelle introduite dans le jeu par l'arrivée de Macky Sall. Il ne s'est pas mépris sur les enjeux. Si vous vous rappelez bien, par moments, ses attaques ciblaient davantage Macky Sall qu'Abdoulaye Wade le candidat sortant lui-même. Parce que l'actuel président était déjà identifié par l'autre comme un obstacle à réduire s'il voulait réaliser son rêve de succéder à Wade. Macky Sall qui était conscient de son avance sur Idrissa Seck, a lucidement choisi de ne pas tomber dans le piège consistant à accepter un duel sans enjeu pour lui. On a poussé la provocation jusqu'à tenter de construire une opinion selon laquelle il aurait peur de Seck. Ces pressions s'appuyant sur des techniques de manipulation connues sont demeurées sans effet, et au terme du premier tour, la lucidité politique a produit des résultats. Nous sommes aujourd'hui dans une situation similaire. Le Président Macky Sall n'a rien à gagner dans une escalade verbale contre Idrissa Seck qui, lui, y trouverait bien son compte. Plus on va avancer, plus le discours de Seck va durcir, se radicaliser. Parce qu'il a besoin d'une réaction du Président Sall et le silence de celui-ci aura un effet d'excitant sur l'agressivité de l'autre.
Le jeu risque de durer parce que s'il en sentait le besoin, le Président Macky Sall s'est endurci lors de sa résistance contre le Président Wade. Et je peux vous assurer que dans sa position actuelle, aucune pression ne peut le pousser à réagir contre son gré.
Idrissa Seck a le droit d'avoir ses ambitions et ses options stratégiques. Le Président Macky Sall dispose du droit de refuser d'être le levier stratégique d'un adversaire. Il ne se laissera pas distraire.

En parlant d'Idrissa Seck, il a interpellé Macky Sall une fois de plus sur les 7 milliards de Taïwan. Ne pensez-vous pas que Macky Sall devrait s'expliquer devant les Sénégalais ?

Avant l'élection de 2012, Idrissa Seck avait beaucoup agité cette question. A l'arrivée, il s'est avéré que les Sénégalais ne se sont pas laissés piéger dans leurs choix électoraux. Mais je vous rappelle qu'à l'époque, Macky Sall avait déclaré publiquement qu'il n'avait rien à se reprocher dans cette affaire, et que simplement, son éthique d'homme d'Etat et d'homme tout court lui interdisait d'entrer dans une opération de déballage et de diffuser des informations auxquelles il a accédé dans l'exercice de responsabilités étatiques. Il avait ajouté que le seul cadre où ses références morales et républicaines lui permettraient de s'expliquer en détail sur le sujet, ce serait une commission d'enquête parlementaire qui serait instituée à dessein. Les valeurs républicaines autorisent une telle approche si on veut faire la lumière sur cette affaire. Devant la représentation nationale, l'éthique ne pourrait plus être convoquée pour se taire. Cette position est valable aujourd'hui encore. S'il y a des gens qui veulent faire la lumière sur ce dossier, nous avons une assemblée nationale marquée par la diversité. Il ne devrait pas être difficile d'instituer une telle commission d'autant plus que, ma conviction est que, par devoir de cohérence, la majorité ne s'opposerait pas.

Mais je vous préviens, si une telle commission est instituée, l'opinion risque d'avoir des surprises de taille du côté où on ne l'attendait pas. Ce dossier est un cocktail de chantages et de corruptions incriminant des gens qui, par duplicité, passent tout leur temps à l'agiter comme épouvantail contre d'autres qui n'ont rien à s'y reprocher. Voilà un peu la vérité. Vous êtes journaliste. Donnez-vous la peine de mener des investigations sérieuses, au-delà des vérités fabriquées que des gens intéressés s'activent à vous confier malicieusement.

L'importance de son patrimoine estimé à 8 milliards de francs est un autre boulet que traîne Macky Sall. Quelles explications a-t-il à fournir à l'opinion ?

Il n'y a pas de boulet. Ce qu'il y a, c'est une légèreté incompréhensible dans l'amplification de la contre-vérité. Le Président a fait une déclaration de patrimoine composée d'éléments pour l'essentiel estimés en valeur précise. Si vous faites la somme des valeurs de l'ensemble des éléments estimés du patrimoine, y compris les biens appartenant à la Première Dame, vous aurez un total de 1,167 milliard. Dans ce lot, pour ce qui appartient au Président et qui fait moins d'un milliard, vous avez deux biens immobiliers achetés à crédit et dont les échéances de paiement ne sont pas encore terminées. Vous avez également un terrain estimé à 200 millions de francs Cfa, n'ayant enregistré aucune mise en valeur, attribué par l'Etat sous forme de bail.
Maintenant, considérons les deux seuls éléments figurant dans le patrimoine et non intégrés dans le total ci-dessus indiqué, parce que n'ayant pas fait l'objet d'estimation financière. Il s'agit d'un terrain à usage agricole dans la zone de Sebikotane, attribué par l'Etat en bail, et un parc automobile composé au 3/4 de pickup classiques bas de gamme, l'essentiel du parc ayant été acquis en seconde main pour les besoins de la campagne électorale de 2012.
Voilà la totalité du patrimoine du Président et voilà ce qui a été déclaré. Même en optimalisant la valeur de ces deux éléments non estimés financièrement, on n'atteint pas une valeur totale de 1,5 milliard pour l'ensemble du patrimoine intégrant les biens de Mme Sall et des biens appartenant de droit à l'Etat qui les a donnés en bail révocable, pour une durée déterminée.

D'où viennent donc ces 8 milliards que l'on agite à tout bout de champ ?

J'ai entendu un adversaire politique du Président s'étonner que François Hollande soit plus âgé que Macky Sall, a travaillé avant lui, et que celui-ci soit plus riche. J'ai envie de dire à ce Monsieur qu'il est allé trop loin chercher son exemple. Il aurait pu prendre son propre cas. Lui-même est de loin plus âgé que Macky Sall, a été à l'école avant lui, a été à l'université avant lui, s'est engagé en politique avant lui, et pourtant Macky Sall est aujourd'hui Président de la République après le parcours institutionnel qui est le sien, alors que l'autre n'a pas encore étrenné sa première casquette de ministre. Les déterminants du destin et de la fortune échappent souvent à ces critères qu'on a voulu mettre en ½uvre ici.

L'actualité c'est aussi la traque des biens mal acquis. Jusqu'où le Sénégal est prêt à aller pour mener à terme ce dossier ?

Les voix autorisées se sont élevées pour affirmer et confirmer la détermination de l'Etat à aller jusqu'au bout, et je suis convaincu que c'est ainsi que les choses vont se passer.
Bien sûr, elles sont rendues plus difficiles par les pressions de l'opinion qui semble perdre de plus en plus patience. Mais mon sentiment personnel, c'est qu'il y a un travail qui n'a pas été suffisamment fait en termes de sensibilisation de l'opinion sur les véritables enjeux et sur les contraintes majeures à réduire pour parvenir à l'objectif. On s'émeut de la durée d'une année déjà passée dans le traitement de ce dossier, mais on perd de vue le fait que pour des affaires beaucoup plus simples, n'ayant aucune ramification hors du pays, totalement circonscrites à l'intérieur de nos frontières, des dossiers sont pendants devant la justice depuis plusieurs années. Parfois, les mis en cause sont inculpés, placés sous mandat de dépôt et croupissent en prison en attendant que l'on finisse de faire la lumière sur leur affaire. Au bout de quelques années de détention préventive, ils peuvent être relaxés par le tribunal parce qu'il n'y a rien justifiant leur condamnation. Parfois on n'arrive même pas au procès, le non-lieu sanctionnant l'instruction. Idrissa Seck, Bara Tall, Abdou Aziz Tall, Ibrahima Gaye, Mbaye Diouf entre autres sont des cas patents d'injustices vécues sur le chemin de la justice. Mais on a connu aussi des cas de justiciables en procédure, ayant profité d'un relâchement du système, pour fuir hors du pays et mettre la justice dans l'embarras.
La justice est quelque chose de très délicat, et mieux vaut y consacrer beaucoup de temps en optimalisant les chances d'aboutir à une issue conforme aux lois, plutôt que de se précipiter et se fourvoyer à l'arrivée.
Je pense surtout que la réussite de cette opération de traque de biens mal acquis est très souhaitable pour le pays et pour le peuple. Je l'ai déjà dit, nos problèmes actuels sont fortement liés à une culture de gouvernance très ancrée depuis l'indépendance, et qui assure l'impunité aux gestionnaires publics prenant trop de libertés avec les biens de la Nation. Cette culture a favorisé la mauvaise gestion et a incité à la malversation et à la prévarication à grande échelle. Le résultat est qu'après 50 ans de souveraineté internationale, le pays se porte tous les jours un peu plus mal et l'on se demande parfois quelle signification donner à cette souveraineté. Si la traque des biens mal acquis échoue, les dirigeants, à commencer par ceux qui sont actuellement en place, pourront se dire que l'impunité a encore de beaux jours devant elle, et cela pourrait inciter à perpétrer les mêmes pratiques à l'origine de la faillite de ce pays. Mais si l'opération réussit, ce sera une alerte forte qui dissuadera tout dirigeant doté d'un minimum de lucidité à s'amuser avec les biens publics. Et on sentira très vite les résultats sur l'état du pays. Pour moi, c'est cela l'enjeu, c'est une initiative porteuse d'espoirs pour notre pays. Il ne s'agit pas d'une question de revanche ou d'acharnement contre des adversaires.

Daouda Diarra & Mbaye Thiam / Le Populaire

Rewmi

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