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Ayant séduit les français : Les bérets rouges préparent l’assaut sur Kidal

Après que le premier ministre Diango Sissoko a trouvé un terrain d’entente entre bérets rouges et bérets verts, des dispositions ont été prises afin que les commandos parachutistes (les bérets rouges) rejoignent le front de guerre au nord. Pour cela, il a fallu une intervention très discrète de la France qui avait besoin de davantage de troupes maliennes aguerries au nord.

Les premiers bérets rouges ont quitté le camp de Djikoroni le dimanche 31 mars 2013, pour se rendre à Soufroulaye, à quelques kilomètres de  Sévaré. En principe, ils devaient recevoir à Sévaré une formation technique de remise à niveau avant d’être déployés à Gao. Or à Soufroulaye, les bérets rouges ont vu leur aptitude au combat testée par des officiers français. Ces derniers ont été si impressionnés des résultats du test qu’ils ont applaudi les bérets rouges et ont décrété qu’ils n’avaient plus besoin de la formation prévue à Sévaré.  Du coup, les Français ont remis aux bérets rouges un équipement impressionnant. « Nous avons reçu un armement qu’aucun autre corps de l’armée ne possède », nous déclare un adjudant qui se félicite de la clairvoyance des officiers français.« En recevant ces armes, nous étions très satisfaits: l’armement est de qualité et c’est  vraiment ce dont nous avions besoin pour mater l’ennemi! », jubile un sergent-chef des bérets rouges joint par votre journal.« Chaque béret rouge a en tête la carte du nord; nous n’avons pas besoin de guide pour nous indiquer le chemin », explique un autre béret rouge.

Après avoir été bien armés par l’armée française, les commandos poursuivent leur route sur Gao. Il semble qu’ils n’attendent que les ordres de la hiérarchie militaire foncer sur Kidal afin d’en déloger les rebelles du MNLA. La libération de Kidal sera en effet, selon les plans, faite par les bérets rouges, spécialisés en combats rapprochés. Selon nos sources, dans 10 jours, les bérets rouges seront à Kidal, la France ayant déjà officiellement fini le nettoyage des collines des Ifoghas et ayant eu la preuve que les otages français ne s’y trouvent plus. De plus, Laurent Fabius a déclaré qu’il va falloir, à bref délai, « désarmer le MNLA ».Sur le terrain, les bérets rouges sont commandés par un de leur officiers, le capitaine Youssouf Traoré.

Les bérets rouges rappellent cependant qu’ils accusent 7 à 8 mois d’arriérés de salaires et de primes. « Nous ferons d’abord la preuve de notre efficacité avant de récvlamer ces droits », promet un sous-officier commando. Les bérets rouges ne comprennent pas non plus que le camp de Djikoroni, après leur départ, soit placé sous la garde  de bérets verts et de gardes dirigés par le colonel Oumar Diawara. Un sous-officier béret rouge nous confie que même le dojo (salle d’entraînement) et le foyer  du camp de Djikoroni sont interdits d’accès par le colonel Diawara et ses hommes.

 

Abdoulaye Koné

Mali Web

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