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Laurent Fabius à Bamako : Les élections de juillet confirmées

Le ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, était dans notre pays, le vendredi 5 avril dernier. Objectif : discuter du calendrier électoral avec les autorités de la transition. Il est reparti avec un calendrier et la ferme conviction que l'élection présidentielle se tiendra aux dates indiquées (7 et 21 juillet).

 

Laurent Fabius et Tieman Coulibaly (montage maliweb.net)

Le président français a évoqué dans une interview télévisée qu'il sera « intraitable » sur la tenue des élections en juillet 2013. Il n'a pas mis du temps à souligner cette détermination aux autorités maliennes. C'est probablement dans cet état d'esprit que son ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, a fait le déplacement à Bamako, la semaine dernière. Le chef de la diplomatie française était dans notre pays pour d'abord faire le point de la situation sociopolitique et sécuritaire avec les autorités de la transition, mais et surtout confirmer l'appui de la France dans le processus de normalisation au Mali.

Laurent Fabius a, pour cela, rencontré le Président de la République, Pr. Dioncounda Traoré, le Premier ministre, Diango Cissoko, les ministres des Affaires Etrangères, Tiéman Coulibaly et de l'Administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly. Il a également déjeuné avec les responsables des partis politiques représentés à l'Assemblée Nationale.

Lors de la conférence de presse tenue après la fin de la visite, le ministre français s'est dit impressionné par le progrès fait sur le plan sécuritaire. C'est pourquoi, il dit rendre hommage aux troupes françaises, maliennes et africaines. M. Fabius a affirmé être frappé par l'amitié que portent les Maliens vis-à-vis de la France.

Mais face à ses interlocuteurs, le chef de la diplomatie française a exprimé les préoccupations de la France dans le processus de normalisation en cours. La France veut que les élections (surtout présidentielles) se tiennent aux dates indiquées notamment les 7 et 21 juillet 2013. Elle veut aussi que le dialogue s'instaure entre les Maliens y compris ceux qui ont pris les armes et qui acceptent de s'en débarrasser.

S'agissant du processus électoral, le gouvernement de la transition a renouvelé son engagement d'organiser des élections au mois de juillet. Laurent Fabius a affirmé que toutes les autorités maliennes qu'il a rencontrées ont estimé que les élections sont tenables en juillet. Et que  tous les leaders politiques semblent d’accord pour tenir cette échéance. Mais apparemment, il s'agirait simplement de l'élection présidentielle. Parce que le constat qui s'impose est qu'il faut vite organiser ces élections pour avoir un président légitime. Puisque la volonté politique existe, et que le financement de ces élections - 50 milliards de francs CFA - est acquis. « Les élections semblent techniquement possibles », selon Laurent Fabius.

Mais des questions demeurent. En trois mois, la liste électorale avec fichiers biométriques sera-t-elle prête ? La sécurité sera-t-elle garantie sur tout le territoire national ? La région de Kidal sera-t-elle d'ici là sous le contrôle de l'armée malienne ? L'administration locale aura-t-elle repris du service sur l'ensemble des villes, villages et fractions des régions nord du Mali ? Autant de questionnements qui rendent pessimistes la plus part de nos compatriotes.

« Le Mnla doit renoncer aux armes »

Aussi, l'autre sujet qui a été évoqué lors de la conférence de presse de Laurent Fabius, c'est le cas particulier de Kidal, dont l'absence de l'armée malienne dans cette partie intégrante de notre territoire inquiète les Maliens. La position de la France n'a pas évolué. Le ministre français des Affaires Etrangères a encore appelé les Maliens au dialogue. Il a, toutefois, précisé qu'il ne peut y avoir deux armées dans un pays. Et que le Mali dispose déjà d'une armée qu'est l'armée nationale. Ensuite, le chef de la diplomatie française a invité les groupes armés au dialogue notamment le Mnla qu'il appelle à déposer les armes. « Le moment venu, le Mnla doit accepter d'être cantonné et de renoncer aux armes », a déclaré Laurent Fabius, qui a d'ailleurs rencontré le président de la Commission Dialogue et Réconciliation, Mohamed Salia Sokona. Une commission dont il salue la création. Et qui confirme la disponibilité du Mali au dialogue.

Des soldats français en appui

Le ministre français des Affaires étrangères  a aussi abordé avec les autorités de la Transition, l'avenir de la Mission de soutien au Mali (Misma). Cette force africaine, qui devrait relayer les forces françaises, vont subir une transformation pour devenir une force de stabilisation des Nations Unies : des casques bleus.

Le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, Tiéman Coulibaly, a d'ailleurs salué les efforts de la France dans le règlement de la crise malienne. Il a rappelé le rôle de la France dans la résolution 2085 qui a autorisé le déploiement de la Misma et son engagement pour la prochaine résolution qui devrait autoriser le déploiement des casques bleus de l'ONU. « A côté de cette force de stabilisation, il y aura un millier de soldats français qui vont rester au Mali pour lutter de manière permanente contre le terrorisme », a indiqué le chef de la diplomatie française.

Idrissa Maïga

 

Mali Web

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