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L’enfer des prisonniers marocains

Dans son rapport annuel pour l'année 2011-2012, l'Observatoire Marocain des Prisons  dresse la liste des nombreux fléaux qui sévissent dans les prisons du Royaume. Sans grande surprise, la surpopulation carcérale arrive en tête dans les 73 centres pénitenciers du pays. A titre d'exemple, la prison d'Ain Kadous de Fès accueille 1 968 détenus pour une capacité de 900 et celle d'Ain Sebaa 7 838 pour une capacité de 5 000. Ces chiffres révélateurs peuvent être en partie expliqués par la détention provisoire, qui représente 46% de la population carcérale.  Le rapport estime d'ailleurs que 1000 nouveaux détenus franchissent les portes des prisons chaque mois. L'Observatoire pointe principalement du doigt la violence, les trafics de drogue, la corruption et l'analphabétisme. Sur ce dernier point, il est à déplorer que 79,3 % des prisonniers demeurent analphabètes, un constat qui ne facilite guère la mise en ½uvre des plans de réinsertion, notamment les programmes de formation professionnelle.

mohamed-sebbar

Mohammed Sebbar, secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme

Désormais libres de lire 

Dans le cadre de la modernisation de la politique pénitentiaire au Maroc, l'administration concernée et les universités marocaines ont conclu un accord afin de mettre à la disposition des prisonniers un vaste choix de livres. C'est un nouveau pas en avant pour les défenseurs de Droits de l'Homme qui aspirent à faire respecter ceux des prisonniers au Maroc. Concrètement, plus de cinq milles livres seront distribués dans une soixantaine de prisons à travers le royaume. Selon le secrétaire général du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) Mohamed Sebbar, “l’objectif est de participer à l’orientation des détenus dans leurs études et de faciliter leur réinsertion dans la société après leur sortie de prison”. Aujourd'hui, les prisons marocaines comptent quelques 70 000  prisonniers dont 85%  de jeunes. Ainsi, l'accès à un large éventail de livres est un élément clé pour leur réinsertion et pour un avenir meilleur. Par ailleurs, la lecture permettant de s'évader au fil des pages, elle offre aux prisonniers, qu'on dit privés de liberté,  un moyen de voyager, même confinés entre quatre murs. D'où l'importance pour eux de savoir lire...

Ikram El Azzouti 

La Nouvelle Tribune

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