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Harcèlement et intimidation d'un journaliste d'El Watan

Notre journaliste chef de bureau d'El Watan à Sétif fait l'objet de pressions multiples sur sa personne de la part de l'administration. Kamel Beniaïche vient d'être muté de son poste qu'il occupe au sein de la direction de l'éducation sans la moindre explication, il est aussi harcelé continuellement par la présence de policiers en civil qui épient le moindre de ses déplacements en plus de vraies fausses enquêtes sur lui et son épouse. Cet acharnement intervient suite à une rencontre-débat organisée le 19 mars dernier par le wali de Sétif, Abdelkader Zoukh, et au cours de laquelle ce dernier avait exposé sa feuille de route pour l'année 2013. Notre journaliste était intervenu pour afficher son opinion en qualifiant de «réchauffé» le programme annoncé par le wali. La remarque de Beniaïche pouvait ne pas plaire, mais en tout cas elle n'avait soulevé alors aucune réaction négative de la part du chef de l'exécutif local. Ceci dit, trois jours après, les représailles ont commencé ciblant notre journaliste qui n'a pas tardé à déterminer d'où les coups partaient. Pour commencer, il a été convoqué par le directeur de l'éducation qui lui a signifié la suspension de son détachement à la tête de la cellule de communication. Une mesure qui ne peut s'expliquer, selon notre confrère, que par des instructions venues du cabinet du wali. Des échos insistants de l'entourage de ce dernier confirmaient d'ailleurs la posture de Zoukh qui semble déterminé à en découdre avec son contradicteur. Selon des journalistes présents lors de cette rencontre, Beniaïche n'a fait que soulever des problèmes inhérents au développement de la région des Hauts-Plateaux sétifiens, rien de trop méchant pour le placer sous «la loupe» et lui valoir le harcèlement psychologique. Durant le conclave marqué par un débat direct et franc, des journalistes ont part ailleurs soulevé les problèmes des investissements fictifs, des retards enregistrés dans le lancement des projets des travaux publics et de l'habitat générant des dépôts de bilan et la déstructuration de nombreuses sociétés privées menacées plus que jamais par la faillite. Selon le témoignage de notre confrère, les intervenants, qui n'ont pas été convaincus par le bilan d'une wilaya freinée par les lenteurs bureaucratiques et les croche-pieds de certains décideurs centraux à l'origine des départs de nombreux cadres vers d'autres cieux, ont contesté la feuille de route présentée. La machination qui semble viser notre journaliste est l'½uvre de sombres personnages qui semblent faire peu de cas de la liberté d'expression et du droit à l'opinion différente. Elle n'honore pas ses commanditaires tapis dans l'ombre et est vouée en tout cas à l'échec, car même si la voix d'un journaliste est étouffée, il y aura à la place toute une armée de journalistes pour remuer la plume dans la plaie et continuer à faire éclater la vérité.  

El Watan

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