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Cinq syndicats appellent à la grève

Le sud du pays est en pleine effervescence. Après la protestation des chômeurs, c'est au tour des travailleurs de la Fonction publique de mener la contestation à partir d'aujourd'hui. Cinq syndicats autonomes représentant les secteurs de la santé, de l'éducation nationale et de l'administration ont décidé d'unir leurs forces pour tenter de paralyser, durant trois jours, les régions du sud du pays et des Hauts-Plateaux. 23 wilayas sont concernées par ce mouvement de protestation que comptent mener ensemble le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest), l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (Unpef), le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), le Syndicat autonome des praticiens de santé publique (SNPSP) et le Syndicat national autonome du personnel de l'administration publique (Snapap). Pourquoi les syndicats ont décidé de remettre sur le tapis la revendication relative à la prime spécifique pour les régions du Sud en ce moment précis ? Il est évident que le timing choisi par les meneurs de cette grève n'est pas fortuit. Les syndicats semblent avoir choisi de s'engouffrer dans la brèche ouverte par le mouvement des chômeurs. «Le mépris des pouvoirs publics à notre égard a trop duré. Les revendications des fonctionnaires du Sud remontent à 2008. Le ministère de tutelle nous demande à chaque fois de temporiser et de tranquilliser la base, mais notre patience a des limites», explique Méziane Meriane, porte-parole du Snapest. Les syndicats reprochent au gouvernement son autisme et son indifférence. Ces syndicats ont tous saisi par écrit, et à maintes reprises, les départements concernés pour le règlement, entre autres, du problème de la prime spécifiques aux fonctionnaires des régions du Sud, mais pour l'heure, leurs doléances sont restées lettre morte. Ils ont aujourd'hui décidé de remettre sur la table ce dossier. «Le ministre de l'Education nationale nous a fait clairement savoir qu'il n'était pas dans ses prérogatives de prendre en charge cette revendication, car ce problème est général et concerne plusieurs secteurs», note M. Meriane. En s'en lavant les mains, le ministre de l'Education dirige les syndicats vers le Premier ministre qui, selon lui, est le seul habilité à prendre en charge ce dossier. Les syndicats disent avoir adressé des correspondants à Abdelmalek Sellal lui détaillant l'objectif visé à travers cette revendication, mais ils n'ont eu aucune réponse. Les syndicats se défendent : «Nous n'avons pas choisi cette conjoncture pour nous faire entendre, notre combat remonte à de longues années. On a exposé le problème depuis la promulgation du nouveau statut, c'est-à-dire depuis 2008.» «Nous avons reçu des promesses de la part de nos ministres respectifs qui n'ont pas été tenues par les pouvoirs publics. Cinq ans c'est trop !», déplorent les syndicats des corps concernés, regrettant la sourde oreille du gouvernement. «Nous observons une grève de trois jours qui débutera demain (aujourd'hui, ndlr). Elle sera reconduite la semaine prochaine si les pouvoirs publics ne répondent pas favorablement à nos revendications», menacent-ils.

El Watan

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