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Jean Paul Dias à « Grand Oral » : «Idy a dit aussi qu’il allait s’inspirer de Macky»

Sur Rewmi Fm, votre magazine hebdomadaire politique a reçu ce weekend, le président du bloc des centriste Gaindé (Bcg). Jean Paul Dias, face à Aminata Ndiaye et Saliou Gueye, s'est prononcé sur les sorties d'Idrissa Seck, ainsi que la décision de la CDEAO dans l'affaire des biens supposés mal acquis.


Comment appréciez-vous le dernier discours du président de la République ?

C'est un discours responsable, il n'était pas en train de faire l'état du pays, mais il véhiculait un message au pays. Il a fait un discours réconfortant. Cependant, je veux rappeler que le président, après son accession au pouvoir, a prêté serment, avant que le gouvernement soit mis en place, vers le 20 Avril. Alors, il y a eu un retard qui fait que le terme de bilan est impropre, vu qu'il n'a pas encore fait un an, sans oublier l'état désastreux dans lequel il a pris le pays. Aussi, est-il en phase de redressement et des choses ont été faites, surtout dans le monde rural, avec les aides à la soudure.
Ne connaissait-il pas l'état du pays, en demandant le suffrage des sénégalais ?
Certes, mais, il n'a jamais dit qu'en 365 jours, tous les problèmes seraient réglés. Il a un mandat de 7 ans et son programme est étalé sur ces années. En un an, on ne peut pas sortir un pays du gouffre. Il y avait des urgences qu'il a réglées, avec le monde rural, l'année scolaire, la subventionné sur l'électricité à plus de 80 milliards par année. Pour ce qui est de la baisse des prix des denrées, des efforts ont été consentis par l'Etat. Et, je considère que le contrôle économique devrait être remis en place avec des équipes, vu que les prix ne sont pas respectés par les commerçants. Il est temps que le Sénégal mette en place une caisse de péréquation de stabilisation des prix qui nous permettrait de vendre à un niveau normal, quand les prix sont bas et au cas contraire, on maintien ce niveau, en injectant ce que l'on a gagné.
Les promesses du chef de l'état sur l'emploi sont-elles réalistes, vu le budget ?
Tout à fait réalistes. Nous avons un budget de 2500 milliards. Les 5000 emplois sont en cours et d'ici peu, ils pourront servir l'Etat. Les 10 000 autres vont venir de la sécurité et ce ne sont pas des milices, ils seront mis à la disposition des collectivités locale. Vous voyez ce que gagne le secteur privé dans ce domaine. Maintenant, il faut attendre l'année prochaine pour faire le bilan des emplois.
Votre avis sur le comité de pilotage des travaux concernant l'enseignement supérieur ?
N'étant pas spécialiste de l'enseignant, je pense que chacun doit être responsable, tenir un langage de vérité. Quand on est enseignant, on ne peut pas être riche comme un banquier. C'est vrai qu'Abdoulaye Wade a créé beaucoup de problèmes. Je m'explique : un enseignant du secondaire vous dira avoir une indemnité de logement de 60 000f, alors que, dans les autres corps, ceux qui ont le même diplôme reçoivent 75 000 frs d'indemnité, c'est un disfonctionnement, d'où les grèves.
Quid de l'arrêt de la Cedeao sur l'interdiction de sortie du pays des libéraux ?
Si j'étais au pouvoir, j'aurais mis sous mandat de dépôt ces gens qui ne méritent aucune considération. Il n'y a pas de présomption d'innocence dans cette affaire. Juridiquement, l'arrêt est nul. Figurez-vous, dans la même page, la cour de la Cedeao déclare ne pouvoir donner d'injonctions à l'Etat du Sénégal, pour revenir lui en donner. N'importe quel procureur peut vous interdire de sortir du pays. Leurs passeports n'ont pas été retirés, leur comptes n'ont pas été gelés, et on vient dire qu'ils n'ont pas bénéficié de bonté de la part de l'Etat, c'est la faute du pouvoir. Leur chance est que le Président du Sénégal s'appelle Macky Sall, s'il s'appelait Jean Paul Dias, on n'en parlerait plus, à cet instant, parce que l'argent, ils l'auraient remboursé.
Il y a alors une crise de communication car, le gouvernement n'a jamais expliqué cela ?
Vous avez raison, je demande aux chargés de la communication de publier cette page, pour que les sénégalais jugent et que nul n'en ignore.
L'actualité est aussi rythmée par les sorties d'Idrissa Seck, vous expliquez-vous le jeu du président de Rewmi ?
Sur l'affaire des 400 milliards laissés par le prédécesseur de Macky, l'ancien ministre de l'économie n'a pas confirmé. Ce n'est pas gentil de la part de M Seck. Avec ses études en science politique, il sait ce qu'est l'économie. Il a dit qu'il allait soutenir Macky, sans contrepartie mais, il doit dire aussi qu'il a soutenu, qu'il allait s'inspirer de ce qui a aidé Macky à réussir : son humilité et sa modestie, je veux qu'il se rappelle cette déclaration. Ses sorties sont inopportunes, il faut aussi qu'il évite de sortir de la coalition, c'est trop tôt.
Quel est l'état de la coalition ?
Je suis de Macky 2012, on a donné 26% au Président. Et, pourtant, la coalition qui ne cesse de rouspéter, est plus servie que nous. Je veux dire aux partis de la coalition d'aller seuls aux élections locales.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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