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La directrice de SGP Gestramar fait la sourde oreille: Quel devenir pour les marins d’IBC ?

Au chômage, redéployés ou à la retraite, les 255 marins d'IBC (International Bulk Carrier), filiale de la Cnan, témoignent de la précarité de leur situation et réclament l'intervention de la directrice de SGP Gestramar, Mme Lounis en l'occurrence. Eprouvés par une situation qui perdure depuis deux années, ces marins se disent plus que jamais déterminés à aller au bout de leur combat. Rassemblés ce samedi matin devant la Maison de la Presse à Alger, une vingtaine de marins ont rappelé qu'aucune disposition réelle n'est prise à leur faveur et qu'ils vivent à la merci des sociétés où ils sont employés comme contractuels en dépit de leur grande  expérience(25 ans au minimum).  D'autres ne sont même pas affectés.   «On ne connaît pas le devenir d'IBC et  le devenir de ce personnel », a déclaré à la presse M.Rabah Youtichène, secrétaire général du personnel naviguant d'IBC. La goûte qui a exaspéré ces marins est la sourde oreille que leur réserve à chaque sollicitation la directrice de SGP Gestramar. Cette dernière est, semble-t-il, la seule à pouvoir se prononcer sur leur situation et à approuver le payement des indemnités pour les retraités. «On a été la voir mais elle nous évite avec, à chaque fois, un prétexte différent », dit le syndicaliste. Et d'ajouter: «Cette sourde oreille est la goûte qui fait déborder le vase. Les marins se sont aperçus qu'ils sont dans une situation imprévisible». Le rapatriement des navires à la traîne   Ces marins qui ne rêvent que de reprendre leur travail en mer comme par le passé se disent intriguer par le retard que prend le rapatriement des navires.   Saisi au port de Ravenna en Italie, le navire El Hadjar, appartenant à la Compagnie nationale de navigation (Cnan) est armé pour le retour en Algérie depuis trois mois, dit R.Youtichène qui s'interroge pourquoi l'Algérie laisse un tel patrimoine à la moisissure. «On ne sait pas pourquoi il n'est pas revenu. Les responsables nous avancent à chaque fois qu'il est sur le chemin du retour», précise-il. Selon lui, le gouvernement qui a affiché sa volonté de  redynamiser la flotte algérienne devrait aussi penser à rapatrier ce patrimoine. Rappelons que l'affaire de ces marins est née avec le litige qui a opposé IBC et son partenaire étranger, le Groupe Pharaon, sur des factures de réparations non payées. Les navires au nombre de huit ont été saisis dans des ports asiatiques et européens. Depuis ce jour, les marins sont au chômage et, par ricochet, sans salaire ni couverture sociale.  

El Watan

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