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Les autorités maliennes provisoires ont autorisé, contraintes et forcées, une première ingérence extérieure dans le destin du Mali…

Les puissances occidentales (au premier rang desquelles la France) et la CEDEAO imposent la tenue des prochaines élections présidentielles, législatives (et communales) maliennes en juillet (et août) prochain.

Qui peut croire que ce « diktat » a été décidé dans l'intérêt du Mali alors même que : la reconquête de l'intégrité territoriale n'est pas achevée ; les combats contre les bandits armés se poursuivent ; certaines zones ne sont pas encore sécurisées ; des populations déplacées n'auront pas la possibilité de revenir chez eux ; les listes électorales doivent encore être vérifiées et complétées ; l'ouverture et la sécurisation des bureaux de vote sur l'ensemble du territoire semblent difficiles ; l'hivernage perturbera les déplacements....

Certes, le Mali a besoin d'organiser rapidement des élections fiables pour permettre un retour salutaire à la démocratie et pour rendre à ses institutions toute leur légitimité. Mais les moyens (humains et matériels) de cette sécurisation des élections maliennes seront-ils bien tous au rendez-vous dans trois mois ?

Et comment les Maliens doivent-ils interpréter cette nouvelle ingérence de l'extérieur ?

Une chose est de remercier la France et la CEDEAO quand elles aident véritablement le Mali dans sa juste lutte contre les bandits armés qui menaçaient son intégrité territoriale. Mais une autre chose serait de se sentir tellement « redevables », tellement « reconnaissants » que nous serions amenés à accepter la poursuite de cette ingérence extérieure quand bien même elle serait, elle, totalement contraire aux intérêts du Mali.

... Mais le peuple malien se lèvera pour empêcher une seconde ingérence…

Même si nous n'arrivons pas à repousser ces échéances électorales (une dissociation entre les présidentielles et les autres élections serait-elle possible ?), nous ne devons pas laisser la France et la CEDEAO aller plus loin dans leur ingérence !

Il est de notoriété publique que les anciens partis maliens, tenants du consensus autour de ATT, sont à la source de la crise que connait notre pays. Leurs dirigeants, souvent corrompus, sont discrédités. Pourtant cela n'empêche pas la plupart d'entre eux (ATT compris) d'oser présenter leur candidature aux prochaines élections présidentielles !…

Et, en dépit des assurances données par François Hollande, il n'est pas exclu que la France appuie (toujours officieusement bien sûr) certains d'entre eux au nom d'une certaine « symétrie » : comme, en 2002, la France avait barré la route à IBK pour installer ATT, elle pourrait être tentée de miser sur IBK en 2013...

La poursuite de l'ingérence de la France dans les affaires politiques maliennes serait, non seulement, intolérable mais, de plus, extrêmement dangereuse : le retour au pouvoir d'un des anciens « crocodiles » ne pourrait déboucher que sur un autre drame pour le Mali.

Même si la France est venue à notre aide, ce dont nous la remercions, le gouvernement français ne doit pas exiger une reconnaissance et une soumission éternelles de notre part. Pour mettre réellement à bas tout relent de « FrançAfrique », nos deux peuples doivent arriver à nouer de nouvelles relations basées sur le respect mutuel.

… et il se battra pour l’avènement d’un Mali démocratique, fier et debout !

Le peuple malien doit saisir l'occasion des prochaines échéances électorales pour faire entendre sa voix. Il doit réfléchir aux voies et moyens de refonder la démocratie malienne en n'oubliant aucun des volets de ce qui fonde l’indépendance réelle d’un pays : l’indépendance politique mais, aussi, l’indépendance militaire et l’indépendance économique.

Les chantiers à engager sont énormes. Ils ne pourront jamais être menés à leur terme si les anciens « crocodiles » qui ont détourné tant et tant d'argent public pour leurs intérêts personnels revenaient au pouvoir…

Le peuple malien doit se lever pour imposer une démocratie « par le peuple et pour le peuple ». Il doit se lever pour porter aux affaires à tous les niveaux – présidentielles, législatives et communales – des hommes et des femmes intègres, une nouvelle génération qui ne veut pas « se servir » mais qui veut véritablement servir le Mali et son peuple.

Housseini Amion Guindo, dit Poulo, les militants de la CODEM et leurs partenaires sont de ceux-là ! Poulo président ? Ce serait un véritable changement à la tête du Mali et. Battons-nous tous ensemble pour que notre rêve devienne réalité.

Pour sa part, la section de France de la CODEM veut être à la hauteur de ces enjeux. Car la diaspora malienne pèse directement (par son vote) mais aussi, et surtout, indirectement par le poids qu’elle a sur les familles restées au pays. Si vous êtes en France (ou si vous connaissez des compatriotes qui y sont), la section a besoin de vous.

Contacts : Moussa Dado Doucouré, le représentant de la CODEM en France : [email protected]  ou 06.88.71.06.66 ; Boubou Diallo, secrétaire général de la section : [email protected] ou 07.81.16.32.34 ; et Ami Doucouré, la rédactrice de ce texte : [email protected]  ou 06.65.30.61.10.

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