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Une patrouille de la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), Abidjan, 7 avril 2011. Reuters/Luc Gnago
Une patrouille de la Mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), Abidjan, 7 avril 2011. Reuters/Luc Gnago

Direct Côte d'Ivoire - Les expats regagnent leur domicile à Abidjan

  • Le retour à la normale s'amorce à Abidjan
  • Des pillages et violences contre les habitants font régner un climat d'insécurité.
  • Des forces pro-Ouattara sont accusées de ratissages et exécutions sommaires à Abidjan et San Pedro
  • Le président ivoirien Alassane Ouattara appelle à la réconciliation
  • Laurent Gbagbo a été arrêté lundi 11 avril
  • Les deux camps accusés de massacres par l'ONG Human Rights Watch
  • Une situation humanitaire critique pour les réfugiés et l'ensemble de la population civile
  • La Cour Pénale Internationale envisage d'ouvrir une enquête sur les massacres commis en Côte d'Ivoire 
  • Le 4 avril, l'Onuci (mission des Nations unies en Côte d'Ivoire) et la force française de l'opération Licorne engagent le combat contre les pro-Gbagbo en application de la résolution 1975 de l'ONU
  • Le 31 mars, les troupes d'Alassane Ouattara entrent à Abidjan
  • Une carte des lieux stratégiques d'Abidjan
  • Suivez la situation sur Twitter grâce aux hashtags #CIV2010 et #IvoryCoast

- Vendredi 15 avril -

18h15 [Reuters] Gbagbo prisonnier de guerre?

Le collectif d’avocat de Laurent Gbagbo a demandé dans un communiqué publié le 15 avril à Paris que Laurent Gbagbo, son épouse Simone et leurs proches soient protégées par les conventions de Genève «notamment celle relative au traitement des prisonniers de guerre qui permet au Comité International de la Croix-Rouge de rendre visite à tous les camps de prisonniers de guerre sans aucune restriction».

Les avocats s'inquiètent en particulier du transfert de Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire, une zone occupée par les forces d'Alassane Ouattara depuis 2002. Il a été séparé des autres détenus, dont ses proches, qui sont toujours à l'hôtel du Golf à Abidjan

Cela «laisse craindre des exactions, voire un assassinat maquillé en suicide sur la personne du président Gbagbo», estiment les avocats.

Le collectif demande que le CICR puisse s'assurer que les personnes actuellement détenues «ne font pas l'objet de violences physiques et psychologiques et sont traitées avec humanité» et que les blessés reçoivent des soins. 

17h30 [20minutes.fr] Des expatriés regagnent leur domicile à Abidjan

Le colonel Thierry Burkhard, porte-parole du chef d'état-major français des armées a déclaré à 20Minutes qu’«une bonne partie» des milliers de Français et des étrangers qui avaient trouvé refuge sur le camp militaire français de Port-Bouët, à Abidjan, ont regagné leur domicile.

«Ceux qui veulent rentrer chez eux le peuvent.»

Actuellement, il resterait 850 Français sur place sur les 8.000 restés à Abidjan.

Le 14 avril, 700 personnes se trouvaient encore dans le camp, qui a accueilli au total 5.041 personnes, parmi lesquelles environ 50% de Français, selon le porte-parole de la force française Licorne, le commandant Frédéric Daguillon. Ce dernier avait déclaré à l’AFP que la base de Port-Bouët fermera ses portes vendredi 15 avril au soir pour les civils qui avaient été accueillis.

17h00 [AFP/Abidjan.net, Nouvelobs.com] Retour timide à la vie normale

Annoncée pour les prochains jours, l’installation Alassane Ouattara au palais présidentiel a été repoussée à «plusieurs semaines». Le président ivoirien restera à son quartier général de l’hôtel du Golf, son quartier général.

Néanmoins, la télévision ivoirienne TCI a envoyé plusieurs signaux d’une normalisation de la vie.

Le 15 avril, elle a annoncé une reprise des classes pour le 26 avril dans les écoles du pays. Les cours avaient cessé en raison de la crise qui a suivi la présidentielle de novembre.

La TCI a confirmé aussi la reprise de l’exportation du cacao, dont la Côte d’Ivoire est premier producteur mondial.

Par ailleurs, un premier quotidien ivoirien, Le Patriote, très proche d’Alassane Ouattara, a reparu le 15 avril à Abidjan, avec en couverture une photo de M. Gbagbo lors de son arrestation, qualifié de «héros devenu zéro». La parution des journaux avait cessé fin mars, avec le début des combats.

16h45 [Liberation] Incertitude sur le sort de Charles Blé Goudé

Le porte-parole du gouvernement ivoirien Patrick Achi ne confirme pas l'arrestation du chef des «Jeunes patriotes» Charles Blé Goudé qu'il avait précédemment annoncé à l'AFP.

«Les premières informations que j'avais n'ont pas été confirmées par la suite.»

Sollicitée par l'AFP, la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) a dit ne pas disposer d'information sur le sort de M. Blé Goudé.

15h15 [AFP/Abidjan.net, Reuters Africa] Charles Blé Goudé arrêté

Charles Blé Goudé, chef des «jeunes patriotes», farouches partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a été arrêté et placé en résidence surveillée, a déclaré vendredi 15 avril Patrick Achi, porte-parole du gouvernement ivoirien.

Nommé ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé avait été l’un des piliers du régime Gbagbo au cours de cette crise.

Surnommé «le général de la rue» pour sa capacité à mobiliser les jeunes, orateur hors pair, ancien leader étudiant mais aussi homme d’affaires avisé, M. Blé Goudé n’avait eu de cesse de pourfendre les «rebelles» d’Alassane Ouattara, l’ex-puissance coloniale française.

Il est accusé d’avoir incité des attaques contre des civils, des étrangers et des Casques bleus et a fait l’objet de sanctions des Nations unies et de l’Union européenne.

13h30 [Gazeta.ru] Gbagbo n'est pas le seul responsable des crimes en Côte d'Ivoire

Le Sous-Secrétaire général chargé du Bureau de New York du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, M. Ivan Šimonović, a publié une tribune le quotidien en ligne libéral moscovite Gazeta.ru dans laquelle il considère que Laurent Gbagbo ne peut pas être l'unique responsable de tous les crimes commis en Côte d'Ivoire.

«Il faut traiter dignement l’ancien président Gbagbo et s’il fait l’objet d’accusations, il doit être jugé conformément aux standarts internationaux en matière de droits de l’homme.» 

«On ne peut pas faire de lui un bouc émissaire: toutes les personnes impliquées, quelle que soit leur appartenance politique, devraient être traduites devant la justice. Vérité et Justice sont des conditions préalables à la réconciliation et une paix durable.»

12h10 [AFP/Abidjan.net, RSF] Faire la lumière sur la disparition du journaliste Guy-André Kieffer

L'ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris Ally Coulibaly a reçu le 13 avril 2011 la famille du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, disparu en Côte-d'Ivoire le16 avril 2004.

Il a promis que «toute la lumière» serait faite dans ce dossier, a rapporté l'organisation Reporters sans frontières (RSF).

Pour commémorer le septième anniversaire de la disparition du journaliste, ses proches organisent samedi 16 avril une marche silencieuse qui partira de la place de la Bourse à Paris, a indiqué RSF.

RSF rappelle que «le 16 avril 2004, Guy-André Kieffer avait été kidnappé par un commando sur le parking d’un supermarché d’Abidjan, après avoir été attiré dans un piège par Michel Legré, beau-frère de Mme Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex-président Laurent Gbagbo. L’enquête sur cette affaire s’est longtemps heurtée aux relations tumultueuses entre la France et la Côte d’Ivoire, aux difficultés pour mener des recherches sur place, et à l’omerta qui entourait les protagonistes de l’affaire, tous proches de la Présidence ivoirienne de l’époque».

12h00 [RSF] Pour le respect de la liberté de la presse en Côte d'Ivoire

Interrogé par l'organisation Reporter sans frontières (RSF), l’ambassadeur ivoirien Ally Coulibaly a déclaré que «le président Ouattara tient à ce que chaque journaliste puisse faire son travail sans être inquiété».

RSF estime que «la crise dont a souffert la Côte d’Ivoire ces derniers mois a porté des coups très sérieux à la liberté de la presse».

«Les deux camps se sont rendus responsables d’actes qui ont mis à mal la production sereine de l’information.»

«L’organisation reste vivement préoccupée par les risques de représailles et de règlements de comptes qu’induit la forte polarisation de la presse ivoirienne, ainsi que par les conditions de sécurité de nombreux journalistes ivoiriens.»

«Certains journalistes proches de l’ancien pouvoir sont entrés en clandestinité. D’autres restent menacés par les Jeunes patriotes liés encore à Laurent Gbagbo.»

«Plusieurs quotidiens ivoiriens préparent leur retour imminent dans les kiosques.»

11h30 [Slate Afrique] Alpha Blondy dit merci

En concert au Zénith le 14 avril, la star du reggae ivoirien Alpha Blondy a dit «merci à la France et merci à l'Onu» pour avoir «éteint ce feu» et arrêté «les guerres idiotes en Côte d'Ivoire». Bonne ambiance dans la salle, où «Jagger» a commencé son concert avec Jérusalem, et embrayé assez vite sur Course au pouvoir, titre prémonitoire écrit en 1996 («Ils ont bétéisé le débat, ils ont baoulisé le débat, ils ont dioulaisé le débat», etc). Beaucoup d'Ivoiriens dans la salle, dans une ambiance fraternelle, certains restant statiques et paraissant en prière pendant tout le concert.

10h [RIA Novosti] Le président russe s’interroge sur le rôle de l’ONU

S’exprimant le 14 avril devant les journalistes à l’occasion du sommet en Chine des pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), le président russe Dmitri Medvedev a qualifié de «dangereuse» la tendance les Nations unies «à outrepasser le mandat» que leur accordent les résolutions, notamment sur la Côte d’Ivoire et la Libye, votées par le Conseil de Sécurité dont la Russie est un membre permanent.

«Par exemple la résolution 1975 sur les événements en Côte d’Ivoire, si je ne me trompe pas, il est question d’utiliser les troupes de l’ONU, mais pas pour soutenir une partie impliquée dans le conflit en Côte d’Ivoire, l’ONU ne peut pas d’une manière générale soutenir un camp quelconque. Or de fait, c’est ce qui se passe.»

«Nous avons des questions très sérieuses à poser à la direction des Nations unies. Il me semble que c’est une tendance très dangereuse. Les Casques bleus doivent séparer les parties et en aucun cas aider l’une ou l’autre si nous considérons que celle-ci a une position plus juste.»

9h30 [AFP/Abidjan.net] La Banque mondiale débloque 70 millions d’euros

La Banque mondiale va s’impliquer dans la reconstruction de la Côte d’Ivoire en débloquant 70 millions d’euros pour des projets de développement.

Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale a indiqué à la presse que ces projets viseraient notamment à rétablir les réseaux d'approvisionnement en eau et à permettre aux établissements scolaires et médicaux de fonctionner de manière normale.

Tous les projets de développement impliquant la Banque mondiale avaient été interrompus en décembre 2010 après le refus de Gbagbo de reconnaître la victoire électorale de son rival Alassane Ouattara.

8h00 [Reuters] Les avocats de Gbagbo demandent des explications à l'ONU

Les avocats de Laurent Gbagbo ont transmis jeudi 14 avril un courrier au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon lui demandant des explications sur l’arrestation de l’ancien président ivoirien le 11 avril.

Ils contestent le fait que Gbagbo qu’aucune disposition de la résolution 1975 qui a permis de détruire les armes lourdes en possession du camp Gbagbo «ne donne autorité à l'Onuci pour prendre des mesures privatives de liberté» contre Laurent Gbagbo et ses proches.

Ils demandent:

«A quel titre et sur quel fondement juridique le président Laurent Gbagbo, son épouse, les membres de sa famille et ses collaborateurs sont en état d'arrestation?»

«Dans quelles conditions sont-ils retenus et sous quelle autorité?»

Par ailleurs, malgré le démenti de Paris, Me Lucie Bourthoumieux dément les déclarations de Paris selon lequel les forces françaises n’ont pas arrêté Laurent Gbagbo.

«Il a été arrêté dans son bureau, et non au sous-sol, par huit membres des forces françaises», a-t-elle dit à Reuters.

- Jeudi 14 avril -

17h00 [AP/ABC News

Jeudi 14 avril, des équipes de la Croix Rouge portant des gants et bottes en plastique à Abidjan ont ramassé à la pelle des corps carbonisés pour les insérer dans des grands sacs blancs. Les travailleurs de la Croix rouge ont la mission macabre de nettoyer les rues des cadavres qui sont entassés dans un minibus.

Kodjo, un chef d’équipe de la Croix Rouge, explique qu’ils reçoivent les indications à partir d’un centre d’appel.

«Nous enregistrons tout ce que nous pouvons : le lieu, l’heure et l’apparence du corps dans l’espoir d’une identification ultérieure.»

De leurs côtés, les Casques bleus ont collecté des armes cachées dans des caves et les balancent dans des camions bennes.

Il y a trois types de véhicules patrouillant dans les rues d’Abidjan: des jeeps et camions de couleur blanche des Nations unies, des tanks couleur vert camouflage de l’armée française et les véhicules de bric et de broc des groupes disparates de combattants qui se sont battus pour installer Ouattara au pouvoir.

Les Nations unies se chargent surtout des caches d’armes, les Français de la protection et de l’évacuation des étrangers. Quant aux forces pro-Ouattara, elles jouent des coudes entre elles pour le territoire, s’accusent l’une et l’autre de pillage, et revêtent le manteau de l’autorité qu’elles ont gagné si durement.

14h00 [Slate Afrique] Sidiki Bakaba, blessé et témoin de l'assaut sur la résidence de Gbagbo

Sidiki Bakaba, l'acteur et réalisateur ivoirien resté jusqu'au bout dans la résidence présidentielle de Cocody avec Laurent Gbagbo, est sain et sauf. Alors que les rumeurs courent à Paris et Abidjan, SlateAfrique tient de source sûre que Sidiki Bakaba, 62 ans, est en vie. Il a été blessé la veille de l'arrestation de Laurent Gbagbo, alors qu'il était occupé à filmer l'assaut final livré contre la résidence. L'ancien directeur du Palais de la culture est soigné et se trouve en sécurité. Son nom ne figure pas dans la liste des 107 personnes membres de l'entourage de Laurent Gbagbo, publiée hier par Libération. C'est que cette liste n'est pas si exhaustive: en fait, plus de 200 personnes se trouvaient autour de Laurent Gbagbo jusqu'à son arrestation, le 11 avril.

Le quotidien satirique Gris Gris International a diffusé le 10 avril 2011 une vidéo du cinéaste Sidiki Bakaba blessé.

12h00 [Irin News] La lourde tâche d'Alassane Ouattara

Deux experts interrogés sur le vide sécuritaire et la poursuite des violences par des groupes armés soulignent l'ampleur de la tâche de pacification, de réconciliation mais aussi d'enquête sur tous les massacres commis à travers le pays et que le président ivoirien Alassane Ouattara a fixé parmi ses priorités.

Pour Daniel Balint-Kurti de l'organisation Global Witness:

«Le problème est qu’il y a eu tant de tueries dans cette crise que l’atmosphère est exécrable et qu’il va y avoir beaucoup de haine et de désir de vengeance.»

«Ouattara est à présent soutenu par un grand nombre d’hommes armés qui ne sont pas disciplinés, qui veulent de l’argent et du pouvoir en échange de l’aide qu’ils lui ont fourni pour arriver au pouvoir. Il est difficile d’imaginer à court terme que le pays puisse retrouver la stabilité. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un travail de titan.»

Pour Matt Wells de Human Rights Watch:

«Ouattara a dit ce qu’il fallait.»

«Il ne se dérobe pas face aux besoins de rendre des comptes, de réconcilier et d’enquêter.»

Selon lui, Ouattara doit faire preuve de son indépendance, en collaborant avec les enquêteurs externes sans entraver les recherches sur les excès commis dans son propre camp.

11h00 [ONU] Les priorités de l'Onuci

Le 13 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU a encouragé le président ivoirien Alassane Ouattara à former un gouvernement élargi et inclusif.

«Les membres du Conseil de sécurité appellent tous les Ivoiriens à rejeter toutes représailles, vengeance ou provocation, à faire preuve d’un maximum de retenue et de travailler ensemble pour promouvoir la réconciliation nationale et restaurer une paix durable à travers le dialogue et la délibération», a déclaré à la presse l’ambassadeur colombien Néstor Osorio de Colombie qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité.

Le Conseil de sécurité a encouragé également l’Onuci à aider le gouvernement ivoirien dans la tâche urgente de désarmement, l’instauration de l’ordre public et de l’Etat de droit dans le pays et faciliter l’acheminement de l’aide tout en continuant de protéger les civils.

Devant le même conseil, la chef de l’Onuci et représentante spéciale du Secrétaire général en Côte d’Ivoire Y. J. Choi a déclaré que la mission immédiate de l’Onuci était d’éviter un vide sécuritaire, de désarmer les soldats et miliciens insurgés, de sécuriser les infrastructures vitales, notamment les aéroports et les ports, de protéger les civils, de prévenir les représailles et de collecter des preuves de violations des droits de l’homme.

10h00 [Amnesty International] Que fait l'Onuci?

L’ONG Amnesty International demande à l’Onuci de protéger les dizaines de milliers de civils qui ont fui le conflit et qui veulent rentrer chez eux.

Gaëtan Mootoo, chercheur sur la Côte d’Ivoire pour Amnesty International et actuellement à l’ouest du pays rapporte la détresse de populations déplacées et terrorisées.

«Des milliers de personnes se cachent dans la brousse dans des conditions de vie périlleuses sans nourriture ou système sanitaire. Ils ont besoin d’être rassurés et autorisés à rentrer à leur domicile.»

Dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, entre les villes de Guiglo et Blolequin, l’ONG fait état de nombreux villages fantômes, brûlés ou pillés. A Blolequin, pratiquement les 30.000 civils ont fui après les combats et massacres qui se sont déroulés dans la région à la fin mars.

«Le contingent de l’Onuci basé à Guiglo effectuent deux patrouilles par jour dans la région, mais c’est franchement insuffisant pour protéger réellement les civils en danger. Amnesty International appelle l’Onuci à renforcer significativement sa présence, en particulier à Blolequin, afin d’assurer leur protection et de créer les conditions qui permettront à la population de rentrer en sécurité dans leurs communautés.»

9h30 [AFP/Abidjan.net] Ralliement des chefs militaires ivoiriens derrière le président Ouattara

Les principaux chefs ivoiriens des forces de sécurité continuent de se rallier au nouveau président ivoirien Alassane Ouattara.

Mercredi 13 avril, ce fut le tour du général Georges Guiai Bi Poin, le chef du Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité) une unité d’élite créée par Laurent Gbagbo et regroupant des hommes de l'armée, de la gendarmerie et de la police pour le district d’Abidjan, ainsi que du général commandant les forces de l’Air, a rapporté Anne Ouloto, porte-parole du président de la Côte d`Ivoire.

Avant eux, le chef des armées, le général Philippe Mangou, ceux de la gendarmerie, de la police et de la Marine, avaient également fait allégeance au nouveau président lors d’une cérémonie, le 12 avril.

9h00 [RFI] Une insécurité préoccupante

Dans Abidjan, des groupes de pilleurs armés de mitrailleuses et kalachnikov écument les villas de plusieurs quartiers résidentiels et cossus de Cocody, des 2-Plateaux, d'Angré. Terrorisés, les habitants se disent aussi désemparés face à cette insécurité. 

«On a appelé l'Onuci, la force Licorne et les FRCI [Forces républicaines de Côte d'Ivoire, du président Alassane Ouattara]. Personne n'a répondu à notre appel», raconte une habitante de Cocody.

Pire, elle dit des patrouilles venues finalement à leur rescousse: «C'était les mêmes que ceux qui pillaient.»

Dans le quartier de Yopougon-Croix Rouge, ce sont les miliciens pro-Gbagbo qui terrorisent la population.

 

 

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