SlateAfrique

mis à jour le

Les enseignants burkinabè en grève

Une grève des enseignants paralyse les lycées et collèges du Burkina Faso depuis le 13 avril. Cet arrêt de travail, lancé conjointement par les deux principaux syndicats de l’éducation, le Syndicat national des enseignants du secondaire et du supérieur (SNESS) et le Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la recherche (Synter), vise à obtenir du gouvernement de meilleures conditions de travail.

Les grévistes réclament notamment une indemnité spécifique aux travailleurs de l’éducation et de la recherche. Ils demandent aussi une prise en charge des examinateurs lors des différents examens nationaux que sont le baccalauréat, le brevet d’études professionnelles, le brevet d’études du premier cycle et le certificat d’aptitude professionnelle, de même que la réorganisation de ces examens du secondaire. Parmi les revendications des enseignants figure également la question de la limitation des effectifs dans les salles de classes. L’arrêt de travail des enseignants burkinabè est suivi dans l’ensemble du pays par les établissements publics —les enseignants du secteur privé n’ont pas rejoint l’appel des syndicats.

La grève semble se dérouler dans le calme, sauf à Dédougou. Dans cette ville située à plus de 270 kilomètres à l’ouest de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, la grève des enseignants a pris une autre tournure avec l’entrée dans la danse des élèves du lycée municipal.

«Nous étions dans la cour de l’école quand soudain des élèves de la classe de terminale et de seconde ont commencé à se bagarrer. Certains voulaient qu’on brûle le marché et d’autres ne voulaient pas», témoigne un élève.

Ces échauffourées se sont poursuivies par des pillages dans le marché de Dédougou. Le domicile de quelques personnalités ainsi que certains édifices publics ont été vandalisés.

Lur sur LeFaso.net