mis à jour le

Des querelles de positionnement et de leadership minent le parti de Macky Sall

L'Alliance pour la République (Apr) fait face à la réalité du terrain politique. Le parti au pouvoir est miné, dans presque toutes les localités, par des querelles internes causées par des batailles de positionnement des responsables locaux. Le maroquin de leadership local divise les ténors et cette situation constitue une menace réelle pour le parti du Président Sall, aux élections locales du 16 mars 2014. Déjà, les tendances se dessinent et le contrôle des bases aiguise des appétits. Cette situation a même fait naître un sentiment de révolte chez certains responsables et militants décidés à braver l'autorité politique du chef, au cas où leurs intérêts seraient menacés.

DAKAR

La menace des jeunes loups

La guerre de Dakar aura lieu. Les différentes forces en présence développent des stratégies pour le contrôle de la capitale. La tâche est énorme, mais l'Alliance pour la République (Apr) se lance à la conquête de Dakar. Seulement, le parti de Macky Sall n'a pas une stratégie unitaire. La bataille du leadership local est à l'origine de cette guerre interne à laquelle se livrent les états-majors «apéristes». Même si aucun des responsables n'est parvenu à s'imposer, pour le moment, des échappées solitaires permettent d'établir une cartographie sommaire de la représentativité des ténors «beige et marron» dans le très stratégique département de Dakar.

Jusqu'à un passé récent, c'est l'ancien ministre de l'Intérieur, Mbaye Ndiaye, qui était théoriquement le patron de l'Apr à Dakar. Un privilège qu'il tire de son passé politique, de son rang à la direction du parti et de sa position dans l'appareil d'Etat. Mais l'ancien maire des Parcelles assainies n'a pas profité de cette avance pour conforter la place qui lui est prêtée.

La chance de Mbaye Ndiaye serait de fédérer tous les responsables du département autour de sa personne et de les soutenir dans le travail de massification du parti. Le cas de l'ancien ministre de l'Intérieur est similaire à celui du président du Groupe parlementaire de Benno bokk yaakaar (Bby), Moustapha Diakhaté. Ce dernier semble perdre ce qui a toujours été sa force : sa présence permanente sur le terrain et sa proximité avec la base. Depuis qu'il est promu à la tête du Groupe, Moustapha Diakhaté s'éloigne des actions de masse pour se concentrer sur la politique du sommet.

Au sommet où les grands «désertent» le terrain, de jeunes loups aux dents longues s'invitent dans la bataille pour le contrôle de Dakar. Ceux qui s'illustrent le plus dans ce domaine sont le Directeur général du patrimoine bâti de l'Etat, Aliou Mara, et le Directeur général du Centre des ½uvres universitaires de Dakar (Coud), Abdoulaye Diouf Sarr. Le premier, responsable à l'arrondissement Sicap-Liberté, s'est lancé depuis des mois dans des actions de terrain très intenses. Très présent politiquement et d'une grande disponibilité louée par les militants, Aliou Mara applique la leçon héritée de son mentor, Macky Sall : «être toujours près de la base.» Cette stratégie de M. Mara s'explique aussi par son vécu politique. Libéral du Pds de 1991 à 2009, il avait observé une pause de deux ans avant de reprendre ses activités aux côtés de son «ami», Macky Sall en 2011. Son implication dans les batailles électorales et son expérience le prédestinent à un statut de leader à Dakar. Il fait face à un autre responsable très ambitieux. Abdoulaye Diouf Sarr s'est lancé depuis des mois dans une occupation du terrain, avec, en surplus, sa capacité à gérer la clientèle politique. Très méthodique dans sa démarche de maillage du périmètre départemental, il s'appuie sur des relais dans certaines zones pour étendre sa force.

D'autres responsables et non des moindres sont aussi intéressés par Dakar. Le Directeur de l'Agence des aéroports du Sénégal (Ads), Pape Mael Diop, parachuté au Point E, ne reste pas les bras croisés. Le leader de l'Apr au Plateau, Saliou Keïta, et Directeur de l'Agence d'appui aux marchands ambulants (Anama), sécurise son périmètre et se lance à la conquête de la capitale. Déjà, il est établi une bipolarisation entre Saliou Keïta et le maire Khalifa Sall dans la gestion de la ville de Dakar, surtout en ce qui concerne le traitement des marchands ambulants. Le député Alioune Ndiaye n'est pas en reste dans le sprint de fond pour le contrôle de Dakar. La persévérance et l'endurance vont déterminer les résultats de la course. L'enjeu vaut le jeu.

MATAM

Harouna Dia, leader indiscutable

Il n'y a pas match à Matam où le fonctionnement de l'Alliance pour la République est régi par le milliardaire et ami du chef de l'Etat, Harouna Dia. C'est grâce à cet homme originaire de Wendou Bosséabé que le parti a étalé ces tentacules partout dans la région. D'ailleurs, de nombreux responsables «apéristes» doivent leur adhésion au parti au travail de terrain consenti par M. Dia qui a réussi à neutraliser les gros pontes de l'ancien régime libéral. Dans le département de Kanel contrôlé depuis les Locales de 2009, l'Apr a accueilli l'ensemble des responsables libéraux. Ce département qui compte 12 collectivités locales est entièrement coordonné par le député, Daouda Dia, par ailleurs Premier Questeur a l'Assemblée nationale. Le jeune parlementaire, au-delà du rôle joué dans l'implantation de l'Apr au Fouta, s'est imposé à la tête du département de par son sens de coordination et son engagement politique auprès du Président Macky sall.

Daouda Dia doit cette posture à son travail sur le terrain, mais aussi à son implication dans la réconciliation des différentes tendances à la veille des dernières élections législatives. Bras droit de son frère Harouna, Daouda Dia a gagné son leadership à travers le financement de toutes les activités de mobilisation et d'animation de l'Apr dans ce département de Kanel. La bonne santé politique de l'Apr à Kanel est aussi beaucoup soutenue par le profil de Mamadou Talla dit «Thiouks». Propulsé au rang de ministre de la Formation professionnelle dans le gouvernement 2 de Abdoul Mbaye, «Thiouks» talla est d'une grande complicité avec le milliardaire Harouna Dia. Une entente parfaite qui contribue a la préservation des meilleurs rapports entre les différents responsables locaux. Lors de sa rentée politique, M. Talla déclarait, pour qui veut l'entendre, être venu consolider les acquis du parti de l'ami Macky Sall, représenté par son oncle Amel Talla, maire de Sinthou Bamambé.

Dans le département de Matam, l'Apr se présente avec deux visages. Dans la zone du Ngénar, on attend encore de connaître le leader déclaré entre le président du Conseil d'administration (Pca) de la Sones Abdoulaye Sally Sall, le député, Mody Sy, Saydou Diallo, le Directeur général de l'Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), Abou Lô, les opérateurs économiques que sont Kalilou Wagué et Ismaïla Dembélé, le président du Conseil régional, Abdoulaye Dramé et l'émigré Abou Diallo Balel. Ces grosses pointures partagent l'avantage d'être des membres fondateurs de l'Apr et chacun d'entre eux peut réclamer le leadership local du parti.

Au Bosséa, l'Apr se porte comme un charme. Cette zone composée d'un arrondissement et 4 collectivités locales est coordonnée des mains de maître par le député Farba Ngom et griot du Président Sall. Considéré comme étant un fidèle et inconditionnel de Macky Sall, Farba Ngom a fini d'unifier toutes les forces vives du Bosséa autour de sa personne. Avec la promotion de nombreux cadres de cette zone à différents postes de responsabilité dans le gouvernement ajouté aux nombreuses actions sociales, Farba Ngom demeure le leader inconstatable du Bosséa. Le choix porté sur lui pour parrainer la dernière édition du Festival international de Thilogne en est une parfaite illustration.

Dans l'autre département de Ranérou Ferlo que la coalition «Macky2012» avait perdu à la dernière Présidentielle, il faudra, par contre, s'attendre à de chaudes empoignades. Ce département a été piloté par un seul et unique responsable du nom de Aliou Dembourou Sow. Elu député, le jeune responsable politique a d'abord accueilli l'ancien maire, Mansour Diop, avant son successeur Harouna Bâ qui avait pris la direction de Bokk Gis-Gis de Pape Diop avant de signer récemment son retour a l'Apr.

THIES

La ronde des... loups

L'Apr s'est massifiée dans la cité du rail. Dr Augustin Tine, Dr Pape Ahmadou Ndiaye, Abdou Mbow, Mbaye Diouf et Thierno Alassane Sall ont su rendre le parti visible et attractif. Le parti de Macky Sall jette ses tentacules politiques dans le département de Thiès et est devenu plus attractif. Dr Augustin Tine, Dr Pape Ahmadou Ndiaye, Abdou Mbow, Thierno Alassane Sall, Mbaye Diouf et Seynabou Ndiéguéne mènent une véritable opération de charme envers les Thiessois pour massifier l'Apr. Cette forte présence de l'Apr dans le département est à l'origine de la rude bataille de positionnement à laquelle se livrent les différents responsables.

Dr Augustin Tine a su implanter l'Apr dans les 9 communautés rurales du département de Thiès. Celui à qui l'on prête l'ambition de travailler pour le contrôle du Conseil régional a su rallier à sa cause plusieurs présidents de Communauté rurale du Parti démocratique sénégalais (Pds). Pape Saliou Mbaye (Fandène) introduit au Palais par Dr Pape Ahmadou Ndiaye, Momar Cissé (Keur Mousse), Maguéte Lèye (Tassette), Abdou Nging (Thiénaba), Daouda Tine (Touba Toul), Serigne Fallou Fall (Ngayène Sirakh) ont transhumé vers l'Apr. Lamine Dramé, maire de Kayar, a rejoint l'Apr.

Dans le périmètre communal, le ministre des Transports, Thierno Alassane Sall, Mbaye Diouf, Abdou Mbow, Seynabou Ndiéguène et Dr Pape Ahmadou Ndiaye ont fini par essaimer l'Apr dans la ville de Thiès. Abdou Mbow, pressenti au poste de maire de Thiès-Est, avait effectué la meilleure performance dans cette commune d'arrondissement. L'Apr sous la houlette de Seynabou Ndiéguéne avait cueilli 1 227 voix contre 13 340 pour Idrissa Seck dans la commune d'arrondissement de Thiès-Nord. Et enfin, dans la commune d'arrondissement de Thiès-Ouest, Demba Diouf, conseiller technique au ministère des Forces armées, pressenti comme le candidat de l'Apr dans cette commune d'arrondissement, avait récolté 1 273 voix contre 10 038 pour Idrissa Seck. Entre temps, l'Apr a su se bonifier dans la ville. Mbaye Diouf, ancien directeur de la Régie des chemins de fer, par des visites de proximité, bonifie l'Apr. Aussi a-t-il invité Macky Sall à faire confiance aux porteurs de voix et aux notabilités de la région pour asseoir l'Apr. Principal bailleur de fonds de son parti, Dr Pape Ahmadou Ndiaye dépense sans compter pour renforcer l'Apr. Il s'est illustré dans des actions sociales en faveur des différentes couches de la population.

L'Apr se déploie fortement dans le département de Thiès. Toutefois, le combat n'est pas encore gagné d'avance. L'hégémonie du parti Rewmi sur les autres formations politiques a été corroborée à la Présidentielle de 2012. L'Apr est très affaiblie par les querelles de chapelles. Parti au pouvoir, l'Apr est un éléphant aux pieds d'argile. Les responsables politiques travaillent en ordre dispersé. Une guéguerre politique qui a fini de rendre instable l'Apr non encore structurée. Les différents leaders n'embouchent pas la même trompette : plusieurs chapelles et plusieurs muezzins. Même si les responsables politiques se caressent publiquement toujours dans le sens du poil, ils ne ratent jamais une occasion de se lancer des piques terribles. D'ailleurs, la guerre des Permanences est déjà ouverte entre le Dr Pape Ahmadou Ndiaye et le ministre des Forces armées, Augustin Tine. Seynabou Ndiéguène et Thierno Alassane Sall, pour calmer les ardeurs des uns et des autres et éteindre le feu, vont jouer aux sapeurs-pompiers. Le combat pour le leadership continue. Rien n'est encore gagné.

MBACKE

La guerre de ...Trois

Ce n'est point le parfait amour entre «apéristes» de Mbacké. Une crise de leadership divise les responsables de ce parti. Dans une tourmente exacerbée par les démons de la division et de la discorde, l'autre bataille «apéro-apériste» relative à la quête d'un capitaine pour conduire le navire vient compliquer la tâche pour les lieutenants de Macky Sall dans le département de Mbacké. L'Alliance pour la République (Apr) est dans un bourbier politique. Les «apéristes» se crêpent toujours le chignon pour une bataille d'autorité et de leadership au niveau local.

Chez les responsables de l'Apr à Mbacké, la méfiance reste la chose la mieux partagée. En atteste la saisine, les jours derniers, du responsable des structures de l'Apr, Mbaye Ndiaye, par un responsable «apériste» de Touba décriant les remous qui secouent l'Apr à Mbacké. Mor Gaye mentionne à travers sa correspondance dont nous avons copie «qu'il faut travailler à trouver un consensus pour élargir les bases et non à s'enliser dans des querelles inopportunes et fractionnistes de leaders locaux qui ne font qu'écarter les militants». Cette lettre du responsable suffit pour confirmer la bataille de positionnement qui fait rage dans le parti de Macky Sall.

Ces prises de position illustrent les combats épiques auxquels les ténors «apéristes» locaux se livrent depuis plusieurs mois. C'est dans cette cacophonie que le député Maguette Diakhaté se dispute la place de leadership à Mbacké devant le Directeur des ressources humaines du ministère de la Santé, Gallo Bâ. Mais, l'un comme l'autre, sont tous hypothéqués par des insuffisances qui, à l'heure du choix, pourraient tous les deux les disqualifier. Si pour le premier cité (un ancien membre de l'entourage de feu Serigne Saliou Mbacké), sa côte de popularité et son immaturité politique laissent à désirer, pour le second, son jeu de «yoyo politique» pourrait lui être défavorable.

Un troisième larron pourrait sortir des sentiers battus. Il a joué un rôle déterminant dans la victoire de la coalition Benno Bokk Yaakar, lors des Législatives passées. Il s'agit de Serigne Fallou Mbacké «Kaltom» qui, selon certaines indiscrétions, a fini d'affûter ses armes pour diriger, comme ce fût le cas lors des dernières échéances, la liste des «apéristes» pour briguer la mairie de Mbacké. Il a été reçu en audience par le Président Macky Sall, la semaine dernière à Nouakchott et leurs échanges ont essentiellement tourné sur cet aspect, indique notre source. Mieux, le patron de l'Apr aurait donné carte blanche au fils de Serigne Bara Falilou avant de lui promettre tout le soutien requis pour réussir sa mission. Le parti présidentiel bien que majoritaire dans le département de Mbacké, lors des dernières Législatives avec 5 députés, est dans la tourmente, avec une campagne multiforme de déstabilisation et de démantèlement. Pour l'heure, les activités de sensibilisation et d'animation politique cèdent le terrain à des invectives et des querelles de clochers dont l'issue n'est pas encore connue.

SEDHIOU

L'inévitable choc entre transhumants et militants de la première heure.

Dans la formation politique au pouvoir, chaque responsable y va de ses ambitions. Les transhumants qui sont arrivés après l'installation de Macky Sall à la Magistrature suprême, notamment Abdoulaye Diop et Balla Moussa Daffé ne devront pas s'attendre à des caresses de la part de ceux qui les considèrent comme des usurpateurs de fonction notamment Abdoulaye Coly, l'actuel coordonnateur communal de l'Apr et son adjoint Abdou Kader Tall. Sur le terrain, les hostilités sont déjà ouvertes. Chacun des potentiels candidats occupe, le maximum possible, les devants de la scène.

Abdoulaye Diop, actuel Directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) est arrivé à l'Apr au lendemain de la défaite du Pds lors de la dernière Présidentielle. Celui que l'on attendait le moins en position de leader au sein de l'Apr a fini par s'imposer en affichant très tôt ses ambitions pour incarner le leadership local. Pour avoir été l'un des derniers à conserver son poste après la chute de Wade, il s'est offert le luxe de charmer beaucoup de responsables qui lui étaient encore hostiles à son arrivée à l'Apr. Sa tactique consiste à rassembler au tour de lui. Ceci, en faisant dans la proximité à travers le parrainage d'activités de jeunesse. Directeur général du Cosec, il a aussi l'avantage d'avoir plus de moyens financiers que ses adversaires, obligés de subir son diktat.

Face à Abdoulaye Diop, se dresse le coordonnateur communal de l'Apr depuis la veille de la Présidentielle de 2012. Abdoulaye Coly est l'un des militants de la première heure de Macky Sall dans la capitale du Pakao. Jugé «timide» par ses adversaires, l'homme, dans ses déclarations fréquentes à la presse, n'entend pas céder une seule partie du terrain qu'il a contribué à baliser. Il ne cesse de préciser que c'est à lui que revient légitimement le rôle de présider aux destinées de l'Apr dans la commue de Sédhiou. L'adversité qui prévaut au sein de l'Apr ne l'inquiète nullement. Il reste confiant d'avoir été celui que son parti va récompenser pour les nombreux efforts consentis pendant la traversée du désert.

Le troisième pôle est incarné par Abdou Kader Tall. Il est le plus jeune au c½ur de ce ring entre Apéristes de Sédhiou. Il ne digère point le leadership affirmé par le Dg du Cosec, Abdoulaye Diop, dans l'Apr. Il a clairement affirmé, il y a quelques jours dans une radio de la place, qu'il était officiellement candidat à la mairie au nom de l'Apr. Une démarche qui a fait des vagues au sein de sa formation qui n'a pas apprécié la méthode utilisée par ce jeune connu pour sa virulence. Son face-à-face avec Abdoulaye Diop est le duel qui fait craindre sur la chance de conserver l'unité de l'Apr.

Le cercle des combattants est fermé par Balla moussa Daffé. Même abattu par le poids de l'âge, il entretient encore le mythe de popularité. Considéré aujourd'hui comme le doyen de l'arène politique dans la commune de Sédhiou, il pense jouer sa partition au c½ur des duels mortels entre responsables de l'Apr. Rompu à la tâche, il affiche de pus en plus son intention de bénéficier de la confiance des responsables de l'Apr au sommet. Il entend s'appuyer sur son mouvement «Front unitaire» qu'il a fini de fondre dans l'Apr. Beaucoup de ses lieutenants, à l'image de Omar Kanté, se sont affirmés sur le terrain politique pour le contrôle du leadership du parti au pouvoir, Sédhiou. Loin du bruit que font ses frères ennemis, il a opté pour une massification discrète qui pourrait porter ses fruits.

BAMBEY-DIOURBEL

«Je» de duel

Tout devrait les unir, mais c'est leur désunion qui est étalée à Bambey où tous s'accordent sur la mésentente entre les camarades de Macky Sall qui ne se piffent pas. Idem à Diourbel où l'honorable députée Maguette Tall et le Directeur général de Dakar Dem Dikk se livrent un duel fratricide. Ils ne sont pas du tout d'accord. Mor Ngom, Directeur de cabinet du chef de l'Etat et l'honorable député Abdou Khadir Mbodji se livrent un duel à mort. L'ex-ministre des Transports terrestres ne pardonne pas à son frère de parti d'avoir craché sur le poste de Directeur national d'une société de la place qui lui avait été proposé, afin de permettre à sa proche Fatou Sène, de siéger à l'Hémicycle. Actuellement, c'est la guerre ouverte entre les deux qui affichent, en public, une unité de façade, alors qu'ils se vouent une haine viscérale qui ne dit pas son nom. La preuve par les deux permanences ouvertes par chacun des responsables.

Mor Ngom qui entretient une tendance a mis en orbite Mbaye Touré, un enseignant en service à l'Iden pour barrer la route à Abdou Khadir Mbodji dans son ambition de présider aux destinées de la commune au soir des élections locales de mars 2014. Cette rivalité pourrait beaucoup nuire au parti présidentiel dans son ambition de contrôler la ville. La guéguerre est si profonde que même le communicateur traditionnel attitré de l'Apr, Cheikh Leba Samb, ne participe pas aux activités organisées par Abdou Khadir Mbodji.

Si à Bambey, c'est la guerre ouverte et totale entre ces deux responsables, à Diourbel, la rupture pourrait être consommée le week-end prochain avec l'installation du comité départemental de la coordination des cadres de l'Apr. Déjà, des voix discordantes se font entendre. L'actuel Directeur général de Dakar Dem Dikk, Dame Diop, veut coûte que coûte trôner à la tête de cette structure. Ce que ne veulent pas entendre ses contempteurs et non moins frères de parti. D'autres personnes comme Sougoufra et Amet Dieng veulent lui ravir la vedette. D'ailleurs, pour installer Dame Diop à la tête de cette structure, il a été brandi que le poste de coordonnateur est réservé à ceux-là qui militent depuis 2009. Ce qui exclut du coup les anciens membres du mouvement «Set Sellal» de Aminata Tall. Il s'y ajoute qu'à Diourbel, la rivalité entre l'honorable députée Maguette Tall et le directeur de Dakar Dem Dikk, lors des dernières élections, était connue de tous. Chaque sensibilité avait installé son propre directoire de campagne.

Avec L'Observateur

Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye 

leadership

MAP

Les représentants des Tariqa Tijaniya et Qadiria saluent le leadership d'Amir Al-Mouminine

Les représentants des Tariqa Tijaniya et Qadiria saluent le leadership d'Amir Al-Mouminine

satarbf

Hamed Karoui n’a plus de chance de réussir un quelconque leadership

Hamed Karoui n’a plus de chance de réussir un quelconque leadership

group promo consulting

Le leadership de Mademba Sock mis

Le leadership de Mademba Sock mis