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Réactif après les dégâts d’Idrissa Seck : Macky Sall use du limogeage comme punition

Face à un redoutable ogre politique, le Président de la République a fait une mauvaise appréciation des intentions d'Idrissa Seck. Est-il outillé pour suivre au pas un homme de ce calibre?


Pour autant qu'il brandisse sa forme de liberté sur ses positions dans la marche des affaires de la République, la sortie d'Idrissa Seck, dans sa globalité, renferme toute une stratégie de fragilisation d'un pouvoir qu'il a aidé à s'installer. En procédant de la sorte, sous le couvert «d'aider» le Chef de l'Etat à presser le pas, il donne, en même temps, une bonne gifle à toute une coalition. Un démenti tardif d'une année sur les états financiers du trésor, après que, perché sur les sirènes de la République, le gouvernement Abdoul Mbaye criait à hue à dia que les caisses de l'Etat étaient vides. Une grippe pour la bonne gouvernance. Une véritable cacophonie qui a ailé l'opposition, le Pds tenaillé par les enquêtes sur les biens mal acquis, qui en avait bien besoin.
Seulement, du côté du pouvoir, la précipitation à répondre, a pris le pied sur une attitude prudente et qui consistait à dépiécer tout l'argumentaire brandi par le Maire de Thiès. Si au demeurant, se pose un problème de coordination, les multiples sorties ont fini de conforter les sénégalais à donner plus de crédit au Maire de Thiès. Et dans ce contexte où, la communication gouvernementale souffre, Macky Sall est obligé de monter au front pour faire face à un adversaire, qui, en terme de calibre, est meilleur que le Président. Pour bien analyser la sortie du leader de Rewmi, les réactions effervescentes de voix autorisées de la République sont passées sans effet. La mouvance présidentielle dans la chaleur de la gifle a encore brandi une terminologie saturée : «nous restons fidèles à BBY».
Dés lors, il serait surprenant que le Maire de Thiès n'arrive à ses fins. Comment comprendre, le limogeage du porte- parole de cette formation rebelle qui dirigeait, jusque-là, la Sones. Servira-t-il à calmer les ardeurs d'un politicien qui sait ce qu'il fait et ce qu'il cherche. Il a entrainé Macky dans un canal où plus il réagit à ses sorties, mieux il se décale de Bby. Ce qu'il cherche par des raccourcis de provocation à l'Etat. Pour des échéances fixées d'ici à quatre années, Idrissa Seck anticipe un combat de fragilisation du Président de la République pour s'ériger en véritable alternative d'une situation socioéconomique défavorable et dont les trois années qui reste à Macky ne suffiront peut-être pas à régler. La graduation de ses sorties repose sur une lecture progressive du mécontentement des sénégalais face au retard sur les multiples attentes. La baisse du prix des denrées de première nécessité, le chômage des jeunes, les délestages, etc.... En somme, ce n'est pas par des punitions administratives que Macky Sall arrivera à museler Idrissa Seck. Il lui faudra beaucoup de talents politiques. Pour éviter une seconde «victoire» d'Idrissa Seck.
Pape Amadou Gaye
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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