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Manifestation devant l'ambassade de France à Bamako le 22 décembre 2006. REUTERS/Juan Medin
Manifestation devant l'ambassade de France à Bamako le 22 décembre 2006. REUTERS/Juan Medin

Mali: Comment rétablir la paix avec des policiers qui se déchirent?

Une nouvelle fusillade a éclaté entre policiers rivaux à Bamako dans la nuit du 4 au 5 avril.

Ses forces de sécurité sont à l'image du pays: divisées. Des affrontements armés ont éclaté dans la nuit du 4 au 5 avril à Bamako entre des policiers membres de deux syndicats rivaux. Ce n'est pas la première fois que les deux organisations s'affrontent aussi violemment. Le 26 septembre 2012 des premiers combats avaient fait deux blessés, dont un par balle, selon le bilan du gouvernement.

Pendant les derniers échanges de tirs, 4 policiers auraient été blessés par balle selon un syndicat. Une information démentie par l'organisation adverse. 

La fusillade a duré plusieurs heures à l'intérieur du camp du Groupement mobile de sécurité (GMS). Des forces de l'ordre se sont tiré dessus, car des promotions auraient été accordées à certains policiers réputés proches des auteurs du coup d'Etat du 22 mars 2012.

«Nous étions à l'intérieur du GMS pour mettre sur pied une nouvelle section syndicale de la police quand les policiers de l'autre syndicat qui ont eu des promotions (...) ont commencé à tirer sur nous. Il y a eu quatre blessés par balle dans nos rangs», a déclaré à l'AFP le sergent Jean Ambroise Samaké, membre du syndicat des policiers mécontents des promotions.

Chacun se renvoie la responsabilité de ces rixes intestines. Drissa Samaké, membre du syndicat accusé d'être proche des putschistes, a affirmé à l'AFP que l'organisation adverse était à l'origine des heurts. Il a démenti les quatre blessés par balles évoqués:

«Ce qui est arrivé est de leur faute. Ils ont aussi tiré, ce sont des aigris.»

Selon le journaliste de l'AFP, qui s'était rendu aux abords du camp du GMS, un petit groupe de policiers est précipitamment sorti des lieux, pour une direction inconnue. Ils n'avaient aucune blessure apparente.

Des habitants de quartiers riverains du camp se disent exaspérés par les violences entre les policiers rivaux alors que la police malienne traverse une crise sans précédent liée à des promotions controversées en son sein depuis 2012. Le nord du pays n'est pas encore sous contrôle. Et pourtant les autorités maliennes communiquent déjà sur le prochain retrait des troupes françaises et la tenue de l'élection présidentielle en juillet prochain. Mais ces prochains rendez-vous sont-ils réalistes?

Slate Afrique avec AFP

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