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L’urgence de mettre l’école à sa place: la première<br>Par Alain Bentolila

Il est une interpellation qui met gravement en cause les principes même de l’éducation et détruit le sens même de sa mission de transmission. Lancée par bien des  élèves et parfois par certains parents, elle s’adresse au maître dans les termes suivants: «T’es qui toi  pour me dire ce qui est beau ou ce qui est vrai». Cette apostrophe révèle une rupture profonde avec les valeurs et les savoirs de l’école.

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Alain Bentolila est professeur de linguistique à la  Sorbonne. Il a commencé ses recherches dans un domaine rare, celui des langues rares (parlées par de petites communautés) dites aussi «exotiques» car très peu étudiées.  Ce qui lui donne autorité pour comparer la formation des langues, comme il le fait dans cette chronique. La présente chronique est une critique des thèses de  Noam Chomsky (présentées dans nos colonnes – www.leconomiste.com du 2 août 2012).  Alain Bentolila a publié près d’une vingtaine de livres sur les langues et sur l’apprentissage. Son dernier ouvrage, «Au tableau M. le Président» (Odile Jacob, janvier 2012), est un questionnement sur la politique de l’enseignement à l’approche des élections présidentielles françaises qui ont eu lieu au printemps dernier. NB : Dans une très prochaine chronique, Alain Bentolila ira plus loin pour poser une nouvelle théorie du langage

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