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Scandale des écoutes: David Cameron écourte son voyage en Afrique


Le Premier ministre britannique David Cameron et le Président sud-africain Jacob Zuma le 18 juillet 2011 à Pretoria AFP Paballo Thekiso

Le Premier ministre britannique David Cameron, mis en cause dans le scandale des écoutes, va écourter son voyage en Afrique, et rentrer à Londres dès mardi soir, et non mercredi matin comme prévu, a indiqué un conseiller lundi.

"Nous avons pu remodeler notre visite (au Nigeria) de façon à pouvoir faire la plupart des choses que nous voulions faire", a-t-il indiqué à des journalistes, ajoutant que M. Cameron "va rentrer pour préparer la déclaration qu'il fera au Parlement le lendemain matin", mercredi.

Au Nigeria, le Premier ministre britannique prononcera un discours puis donnera une conférence de presse commune avec le président Goodluck Jonathan. Il a annulé une visite dans une centrale électrique et une réception avec des hommes d'affaires.

Le voyage, qui devait durer cinq jours et conduire M. Cameron également au Ruanda et au Soudan du Sud, avait déjà été écourté en raison de la crise des écoutes.

Lundi matin, à peine arrivé à Pretoria, M. Cameron avait annoncé qu'il demanderait une prolongation de la session parlementaire britannique d'une journée, mercredi, afin de pouvoir s'exprimer sur la crise des écoutes.

"Je demande au Parlement de siéger une journée de plus mercredi de façon à ce que je puisse faire une autre déclaration, et informer la Chambre des derniers développements de l'enquête et répondre aux questions concernant ce qui a été annoncé aujourd'hui", a déclaré David Cameron.

Depuis Pretoria, il a répondu aux propos du chef de la police britannique, Paul Stephenson, qui l'a indirectement mis en cause, en établissant un parallèle entre, d'une part, les liens existant entre la police et Neil Wallis, un ex-rédacteur en chef adjoint de News of the World et, d'autre part, la relation entre M. Cameron et Andy Coulson, également ancien de News of the World et embauché comme responsable de la communication du Premier ministre en mai 2007.

Interrogé sur ce parallèle, M. Cameron a répondu: "La situation dans les services de police est vraiment sensiblement différente de la situation au gouvernement, notamment parce que les questions dont traite la police (...) ont un impact direct sur la confiance de la population envers l'enquête de police contre News of the World, et finalement envers la police elle-même".