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L'Afrique tisse sa Toile avec Google

Google ne s’y est pas trompé en investissant l’Afrique. L’utilisation d’Internet via la téléphonie mobile, l’engouement pour les blogs, celui pour les applications «anti-crise», ou encore l’émergence d’une communauté de geeks made in Africa… Autant de raisons pour persuader un peu plus le géant américain que l’Afrique est la terre promise qui lui permettra d'étendre encore un peu plus son monopole.

«En moyenne, il y a 94 noms de domaines pour 10.000 internautes à travers le monde. En revanche, il n’y en a qu’un pour 10.000 en Afrique», explique The Next Web, un blog dédié aux projets d’avenir sur la Toile.

Dans un article du 17 juillet 2011, il s’arrête sur la stratégie du leader de la Silicon Valley pour sortir le continent de son statut de cinquième roue du carrosse de l’Internet mondial.

Celle-ci repose sur un principe simple: l’Internet par et pour les Africains. Car pour Google, si l’Afrique reste le continent où il y a le moins d’internautes, c’est parce qu’il y a peu de contenus susceptibles de les concerner. Pour combler ce manque de proximité, The Next Web évoque l'exemple de Get African Business Online (Gabo), un programme mis en place par Google pour inciter les entreprises nigérianes à se référencer sur le Web.

Mais Google entend également prendre le problème à la source en organisant des partenariats avec certaines universités d’Afrique subsaharienne:

«En passant en revue les universités subsahariennes, nous nous sommes rendu compte qu’elles ne manquaient pas d'ordinateurs mais souffraient d’une sérieux problème de connexion, que ce soit entre les ordinateurs d’un même campus, d’une université à l’autre ou à Internet. [...] cet état de fait encourage bien peu la nouvelle génération de leaders africains à s’approprier la technologie et à tirer le meilleur parti des outils disponibles.»

L’université Nsukka au Nigeria permet déjà à ses étudiants d’accéder aux applications de Google. D'ailleurs, le troisième point d’orgue du développement du marché online africain est de faire en sorte que les applications en question parlent aux Africains, au sens propre comme au figuré:

«Il y a tellement de gens en Afrique pour qui maîtrise de la technologie est synonyme de maîtrise de l’anglais avant tout, explique Denis Gikunda, directeur du développement des programmes en langues africaines chez Google.

Mais si vous tombez sur une plateforme en swahili, vous vous sentez plus familier avec cet outil, et vous comprenez ce que peut vous apporter Google Search».

Lu sur The Next Web