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Au sujet des potences ? Les projets sanguinaires auxquels il pense

Par Mohamed Chawki Abid
Au sujet des potences qu'il se proposait d'ériger pour exécuter les ''laïcs extrémistes'',

Son porte-parole a affirmé que le pantin des islamistes est prêt à présenter ses excuses au peuple tunisien. A mon avis, même s'il regrettait ce propos ''mal compris par les tunisiens'', il s'agirait d'un lapsus révélateur.
C’est toujours le genre de boudes que peuvent commettre les comploteurs qui, constamment braqués sur la planification d’actes abominables, laissent filer dans leurs discours-interviews des miettes des projets sanguinaires auxquels il pensent  . En fait, comme Ghannouchi a retenu le scénario Khoumeïniste d’élimination « légale » des leaders de gauche et des intellectuels (phase 4), notre Provisoire y pense tout le temps, pour tenter de bâtir des argumentaires & prétextes solides qu’il se ferait fort de les dérouler le jour J.
Au cours des années 1980, des dizaines de milliers de prisonniers politiques ont été exécutés en Iran par les nouvelles autorités islamistes, dont plus de 5000 pendant le seul été de 1988. Plusieurs rapports ont été publiés sur les victimes d’un processus d’élimination massive des dissidents du régime de l’ayatollah Khomeïni qui a été conduit de 1981 à 1988. D'après Daniel Turp, ce processus « aurait culminé dans l’exécution secrète en 1988 de prisonniers politiques, comprenant des femmes, des hommes et des enfants. Il s’agissait d’intellectuels, d’étudiants, de gens de gauche, de membres de partis d’opposition et de personnes appartenant à des minorités ethniques et religieuses. Cette exécution donnait suite à une fatwa délivrée par l’ayatollah Khomeïni. Il y aurait eu entre 7 000 et 10 000 victimes de cette exécution secrète en 1988 ».

Lire Les massacres de 1988 dans les prisons iraniennes