Qui va juger Gbagbo?
Pour les proches d'Alassane Ouattara, il paraît évident que Laurent Gbagbo doit être jugé. Mais où? S'il était transféré à La Haye, il deviendrait le deuxième chef d’Etat africain jugé par une cour internationale.
Lady Justice revisited, by Scott* via Flickr CC
«Laurent Gbagbo est en vie et en bonne santé et il sera présenté devant la justice pour les crimes qu’il a commis», a indiqué quelques heures après son arrestation l’ambassadeur de Côte d’Ivoire auprès de l’ONU, Youssoufou Bamba. Il semble dès à présent acquis pour les proches d’Alassane Ouattara que le président sortant doit être jugé. Mais où? Cour pénale internationale or not Cour pénale internationale? Là est la question qui se pose aujourd’hui pour les principaux acteurs de la crise ivoirienne.
Complétant les propos de son ambassadeur lundi, le président Ouattara n’a pas plus fait référence à la CPI, malgré les conclusions du mémorandum adressé à sa demande au tribunal de La Haye le 9 mars dernier. «Je demanderai au garde des Sceaux d’engager une procédure judiciaire à l’encontre de Laurent Gbagbo, de son épouse et de ses collaborateurs», a-t-il précisé, avant d’ajouter:
«Je réitère ma volonté de mettre en place une Commission vérité et réconciliation qui fera la lumière sur tous les massacres, crimes et autres violations des droits de l’Homme.»
Le gouvernement de Laurent Gbagbo avait lui-même reconnu, en 2003, la compétence de la CPI. S’il y était transféré, il deviendrait le deuxième chef d’Etat africain jugé par une cour internationale, après le Libérien Charles Taylor. Aujourd’hui cependant, la décision appartient, à moins d’une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU, au président Alassane Ouattara.
«Si les autorités ivoiriennes mettent en place un procès, nous sommes prêts à être présents et à accompagner le processus, comme nous le faisons en Guinée [en suivant l’enquête locale effectuée sur les événements du 28 septembre 2009 à Conakry, ndlr], précise-t-on au bureau du procureur de la CPI. Sinon, nous sommes aussi prêts à accueillir un renvoi de l’affaire.»
Un transfert à la CPI juridiquement possible
Techniquement, le transfert de Gbagbo vers La Haye est possible —même si la Côte d’Ivoire n’a pas ratifié le Traité de Rome instaurant la CPI— grâce à un document transmis à la Cour en octobre 2003, qui reconnaît sa compétence pour les crimes commis «depuis les évènements du 19 septembre 2002», qui marquent le début de la crise en Côte d’Ivoire. La CPI l’a rendu public en février 2005, précisant qu’elle ouvrait une «analyse préliminaire». Cependant, faute d’autorisation d’Abidjan, ses enquêteurs n’ont jamais pu se rendre sur le terrain. Et dans un rapport transmis en août 2006 à l’Assemblée générale des Nations unies (PDF), le procureur de la CPI continuait «à se demander si des crimes [ont] été commis, d’analyser les questions de compétence et de recevabilité et de chercher à savoir si l’ouverture d’une enquête servirait les intérêts de la justice».
En 2006, on craignait surtout à l’ONU qu’une enquête de la CPI n’enflamme la situation. Mais ces derniers mois, la crainte avait changé de camp. La CPI ne se posait plus tant de questions. «Extrêmement préoccupé par la détérioration de la situation en Côte d’Ivoire», le procureur Luis Moreno Ocampo a annoncé, le 6 avril dernier, qu’il souhaitait s’autosaisir pour ouvrir une enquête. Une procédure rendue possible, estimait-il, sur la base toujours de la «reconnaissance de compétence» transmise en octobre 2003. «L’actuel président, M. Ouattara, a confirmé par écrit qu’il reconnaissait la compétence de la Cour et a communiqué des informations au bureau», précisait le procureur.
Des crimes dans les deux camps
Les juges de la CPI n’ont pas eu le temps de choisir entre donner un feu vert ou rouge au procureur; Gbagbo est tombé. Mais le choix du tribunal qui le jugera sous-tend des enjeux politiques délicats —car des crimes ont été commis dans les deux camps depuis dix ans, ce dont avait notamment attesté le volet judiciaire prévu par les accords de Marcoussis, signés en janvier 2003. Il stipulait la création d’une «commission internationale […] afin de recenser les cas de violations graves des droits de l’Homme depuis le 19 septembre 2002». Ses travaux devaient permettre de déterminer les responsables pouvant être traduits, entre autres, «devant la justice pénale internationale».
Le rapport remis en novembre 2004 par les experts onusiens accablait l’ex-président Laurent Gbagbo, mais aussi les insurgés du Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire, dirigé par l’actuel Premier ministre d’Alassane Ouattara, Guillaume Soro. La commission a constaté des crimes de guerre et de nombreux «meurtres, tortures, viols et autres actes inhumains», constituant des «crimes contre l’humanité». Elle a annexé à ses conclusions une liste confidentielle de 95 suspects, parmi lesquels figurent notamment Guillaume Soro et Simone Gabgbo, et recommandé «la saisine de la CPI par le Conseil de sécurité».
Cette solution pourrait ne pas ravir non plus les forces françaises. Le 6 novembre 2004, l’aviation ivoirienne a bombardé un camp de la Licorne à Bouaké, tuant neuf militaires. L’armée française a répliqué, détruisant l’aviation militaire ivoirienne. Durant les émeutes qui ont suivi, des militaires français ont tiré, le 9 novembre, sur des manifestants. Bilan: des dizaines de morts et un millier de blessés, la plupart dans la cohue. Ces faits peuvent en théorie tomber sous l’article 8 du Statut de la CPI qui définit les crimes de guerre par «le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile» ou «en sachant qu’elle[s] causer[ont] incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile».
Le risque est minime pour la France. Il l’est moins pour le camp Ouattara, qui pourrait hésiter à transférer vers La Haye Laurent Gbagbo. Si plusieurs résolutions de l’ONU le désignent comme le responsable des combats récents en Côte d’Ivoire, aucune n’a pour l’instant demandé —comme le Conseil de sécurité l’a fait sans hésiter pour la Libye— une saisine de la Cour pénale internationale.
Franck Petit
l'auteur







et qui jugera Ouattara? L'on retorquera qu'on attend toujours de statuer sur les crimes français en Afrique.
ne vous ont donc rien appris?????rigolos,,,,,(et bonne bouffe)aucun africain ne peut plus se sentir mal devant un francais , car vous estes les pires des blancs, laches, profiteurs, c'est l'afrique noire qui vouds fait vivre 15 pays africains depôsent leur recettes d'exportations (50%) dans le tresor francais c'est ce qui paie vos salaires, vous osez parlez, que vendez vous? de la bouffe et du vin , sur le plan technologique vous avec raté le train de la technologie, pourqoui, parceque vous vous etes dit que vous vivrez sur le dos de l'Mafrqiue toute votre vie, mais vous voyez, le plus grand frein au developpement en afrque est la france, c'est pourquoi les pays francophones sont les pires meme en afrique, combien de guerre avec vous gagné si ce n'est persécuté l'afrique (aucune) c'est grace aux amerivains que vous devez votre liberté face ;a l'allêmagne,il est temps franacis de vivre de vos revenus allez voir chirac sur youtube qui reconnait que la grande majorité des revenus francais resulte de l'explouitation de l'afrque, c'est pas nous africains qui l'avons dit,,,vous etes collés à cette médiocrité africaine, et le monde entier l'a compris hoy que c'est l'afrique qui vous fait vivre,,,vous avez juste raison sur une chose, nous sommes aussi responsables, on peut meme dire rigolos, car meme si la france a livre bgabo a outtara (le despoir francais n'a plus de limite, ils ont meme promis des patrouilles,ah ah ah car il faut que l'activité eco reprennne, la france n'en peut plus) ce ne sont pas les francais qui ont humilié bagbo et sa femme, ce sont des ivoiriens, oui l'homme noir est faible et petit, meme s'il reste tres fort physiquement, car comment comprendre les haines ethniques, n'avons nous pas compris qui sont nos vrais enemis??je suis une femme noire eduqué , je vis au canada, avec un bon job, mais je pleure car l'afrique n'a pas acompris qu'il est temps qu'il se ressaisisse et comprend pourquoi il n'avance pas, car les occidentaux connaissent nos faiblesses et les utilise, depuis la nuit des temps c'est tjs un noir qui va finir le boulot,,,,,
mais par contre je vous méprise francais, arreter d'exporter votre chomage et travaillez,(il faut lire le livre francais je vous haime d'un auteur britannique, et vous verrez la perception que le monde a de vous, vous etes les pires profiteurs, ne voulant rien faire si ce n'est manger), peugeot?, je n'en vois auccune ici en amerique du nord, vous les vendez? les allemands ne vous ont donc rien appris?
Bonjour. En lisant votre message, vous êtes certainement une africaine, je crois mais je n'en suis pas sûr.
Moi je suis canadien et j'ai suivi cette situation en Côte d'ivoire parce que j'ai des amis là qui, déjà n'en menaient apr large financièrement et en terme de qualité de vie. Et cela va être encore bien pire avec cette crise dont Gbagbo est à la toute base.
Une est propriétaire de salon de coiffure dans Cocody et reste-t-il à savoir s'il tient encore debout, puisqu'il se trouvait à proximité de la résidence de Gbagbo. Et qui, semble-t-il, aura à payer les frais d'administration de son salon (local au gouvernement, eau, électricité) même pour le temps de crise d'où elle n'a pas fait de profit. C'est inimaginable, c'est incroyable qu'un gouvernement en Côte d'ivoire obligerait un commerçant de payer ses dus dans une / des période /s où on n'a pas fait de recette.
En fait, en gros, la faute ne relève pas de la France ou peu importe de quel autre pays mais du CAPITALISME. Juste ça, simpement.
Parce qu'il doit y en avoir plusieurs au monde et sur cette terre et dans ce pays pour se dire que la responsabilité n'a rien à voir avec le peuple qui, lui, souffre énormément à cause de cette guerre.
Dans toutes guerres, il n'y a pas de noirs ni de blancs ni de jaune mais des gens qui encaissent dans de la plus grande pauvreté jusqu'à la famine et la perte de tous leur biens les frais de toute dévastation.
Et ce sont les capitalistes qu'il faut pointer du doigt. Et on en s'en sortira pas tant qu'un "Être supprême" (peu importe comment on l'appelle dans chacune nos religions) ne viendra pas arrêter la folie des "hommes"... les capitalistes...
Ou le juger ? Ou est la vraie solution ? C'est quoi les conséquences de toutes guerres ? Voilà des questions dont il faut se poser à la base.
Pour ma part, il n'y a aucun doute que Gbagbo doit être jugé par la CPI et nulle par ailleurs, et non pas à la Haye. Ce n'est pas à la Haye de faire payer les crimes contre l'humanité mais à la CPI, qui représente la cour pénale internationale... voulant dire qu'elle se trouve partout sur cette planète
Mais qui en souffre le plus en bout de ligne sinon le peuple ? Qui vivre dans la plus grande misère, c'en est effroyable de constater à quel point ils manque de tout. Même une amie qui a, ou avait, un salon de coiffure à Cocody n'y échappe pas. Ses questions de l'heure: est-ce que mon salon est détruit ? Est-ce que le gouvernement (nouveau) ivorien va me comprendre en ne me demandant pas de payer mes obligations (coût du logement du salon à 300 dollars canadien, l'eau et l'électricité à 250 dollars chaque également ? Ou va-t-elle être obligée de payer ces montants même lors de cette guerre alors que son salon se trouvait à proximité de la résidence de Gbagbo et que pendant ce temps, elle ne faisait aps de recette ? Est-ce que les commerçants vont devoir également payer leurs redevances dans cet empêchements de faire des recettes pendant ce temps?
Toutes des questions pour se demander où commencent les réclamations du gouvernement, et où ça s'arrête.
Mais s'il y a un grand responsable, Gbagbo, et toutes les gens de près qui l'ont soutenus dans cette crise, il y a aussi de bien plus grands responsables sur cette planète. Et se sont tous ces pays du monde alliés qui n'ont pas pris un accord commun de s'entendre sur un fait; celui de se dire que chaque chef, peu importe le titre du dirigeant, d'un pays est maître de son pays tant et aussi longtemps que les civils sont protégés.
Mais qu'ils perdrent leur pouvoir absolu lorsque la vie de toutes gens sans distinction de pays est menacé et est en grand danger et que cela ouvrirait la porte à l'OTAN (branleuse pas mal)de permettre aux alliés membres, sur la permission de l'ONU, de s'introduire dans tous ces pays massacreurs de leur population de prendre les moyens pour les arrêter, par la force (guerre air-sol et sol s'il le faut).
Quand chacun, pays membres divisés acutellement, comprendront que la vie des gens est beaucoup plus important que leur opinion divisée, peut-être qu'il y aura moins de dictateurs au monde, qui s'enrichissent sur les gens du monde et de leur pays, et souvent à leur détriment.
Voilà ce qu'il faudrait qu'il soit. C'est une simple question d'humaniste, et non de parti pris...
On prendra la CPI au sérieux lorsqu'elle jugera la Licorne (l'armée française)qui a massacré des civils à mains nues à Abidjan à l'Hotel Ivoire et sur le pont Félix HB(2004) et devant la résidence du président Gbagbo par bombardement en hélicoptère(AVRIL 2011).
Sinon c'est un autre instrument mis en place par l'accident pour contrôler le monde, un point c'est tout...