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Italie - Le commerce lucratif de l'immigration clandestine

«Les débarquements clandestins font les affaires des organisations criminelles, juste après le trafic de drogue», révèle le quotidien italien Il Corriere della Sera le 12 avril 2011.

D'après un rapport daté de 2009 du Comité parlementaire pour la sécurité de la République (Copasir) italien, qui a pour fonction principale de contrôler les services secrets, le trafic d’êtres humains à travers le monde concernerait un million d’individus chaque année, dont la moitié se trouverait sur le seul continent européen.

Francesco Rutelli, ancien président du Copasir, affirme que «(l'immigration) est un véritable commerce pour les organisations criminelles, juste après celui de la drogue». Il ajoute que «le gouvernement doit être prêt à assumer de se retrouver sous la houlette d’une opération humanitaire de grande envergure […] et obtenir la mise en place d’une opération de police internationale».

Il Corriere indique que «le prix moyen d'un "billet" pour Lampedusa coûterait entre 1.200 et 1.400 euros par personne, atteignant les 4.000 euros ces dernières semaines, période durant laquelle on estime que les trafiquants auraient déjà gagné autour de 26 millions d'euros.»

Les derniers événements en Afrique du Nord l'ont confirmé: l’Italie est devenue une étape essentielle sur la feuille de route des clandestins en quête de «l’eldorado européen», et ce quelle que soit la partance des flux clandestins —Algérie, Maroc, Tunisie, Libye ou Egypte.  

«Le rotte degli schiavi» (Les routes des esclaves) © Il Corriere della Sera

Lu sur Il Corriere della Sera