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Juliette Bonkoungou et l’article 37 : «Je m’en remets à la sagesse du président»

D'ordinaire, avec elle, il y a toujours de la matière, comme on le dit dans le jargon de la presse. En quantité et en qualité. Imaginez cette magicienne du verbe devant un micro après une longue diète médiatique. Diserte et accrocheuse.

Lorsqu'elle nous ouvre les portes de son domicile de Wemtenga, Juliette Bonkoungou a certes perdu du poids mais pas son entrain : «Robespierre, j'espère que je ne vais pas passer sous votre guillotine ?»

Rentrée au bercail en 2012 après dix années passées au Canada comme ambassadeure du Burkina, celle que la revue «Construire l'Afrique» présentait en 2003 comme l'une des trois femmes présidentiables à la Commission de l'Union africaine reste sans affectation précise. Un «ravin» de plus à escalader dans le long et riche parcours de celle qui fut, entre autres, présidente du Groupe d'experts des Nations unies en matière d'administration publique et de finances.

Ce mardi 12 mars 2013, c'est sans détour que «Julie» s'est prêtée à notre questionnaire.

De la candidature de François Compaoré à l'article 37 en passant par les bruits sur son projet de création de parti politique et ses rapports avec certains chefs historiques du CDP, celle qu'un «rien agite mais rien n'ébranle» est restée elle-même : attachée à la liberté de ton et à l'indépendance d'esprit.

L'Observateur Paalga

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